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Skarbone 14

Curieux monde

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« Curieux monde » constitue le 4ème album de Skarbone 14. Il fait suite à « Satellites », publié en 2009. Si le précédent opus impliquait toute une série de collaborateurs, le nouvel essai a été enregistré par le line up au grand complet (11 musicos !) En fait, le collectif a voulu retourner aux sources, en proposant des compos clairement sculptées dans le ska rock. Ce qui n’empêche pas le band d’adresser l’un ou l’autre clin d’œil aux rythmes latino (« Parmi tant d’autres »), au dixieland (« Anonymousse », hommage à la bière belge !) ou encore aux brass bands des Balkans (« De l’aube à l’amour »). Si les textes sont toujours aussi engagés (même la plage écrite dans la langue de Vondel, par un fan néerlandophone, « Tijden Veranderen »), dénonçant le racisme, vilipendant le capitalisme, se souciant de la déforestation, traitant de la crise économique (« Michel ou.. », un titre au cours duquel le phrasé du chanteur me rappelle curieusement « Je ne suis pas bien portant » de Gaston Ouvrard) ou encore de l’establishment, trois thèmes sortent des sentiers battus. Tout d’abord celui consacré au houblon susvisé, « 51B rue du port », en référence au Magasin 4, et la plage qui clôt l’opus, « Always look on the bright side of love », c'est-à-dire l’adaptation de la célèbre B.O. du film des Monty Python, ‘La Vie de Brian’. Largement cuivré, l’elpee met bien en exergue les talents du saxophoniste, des deux trompettistes et du tromboniste, qui s’accordent même ponctuellement un billet de sortie. Et pour que votre info soit complète sachez que c’est Rudy Coclet (Arno, An Pierlé, Sharko) qui s’est chargé de masteriser le tout au Jet Studio. Quant à la pochette, elle a de nouveau été illustrée par le graphiste Alex Mayo. 

 

Skarbone 14

Satellites

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Skarbone 14 compte déjà 9 années d’existence. Et nous propose son troisième album. Un disque qui a bénéficié du concours de Rudy Coclet (Arno, Mud Flow, Sharko), notamment à la masterisation. Au cours des derniers mois, le collectif a énormément tourné à travers l’Europe. Ce qui lui a permis de rencontrer une multitude d’artistes issus d’horizons sonores différents. Et « Satellites » illustre parfaitement ces nouvelles influences. D’autant plus que lors de sessions d’enregistrement, la formation a reçu le concours de toute un volée de collaborateurs. Dont Baba Sissoko, aux vocaux et au tamas sur le superbe « Bibissa », le chanteur de Black Sheep, Vankou, tout au long du punkysant « Talk ablout it » (NDR : la compo est d’ailleurs interprétée dans la langue de Shakespeare), Gaston (toujours au micro) pour un ragga vindicatif ; sans oublier Alex Coventi, le claviériste de 100 Grammes de Têtes, lors des compos les plus reggae et Mathieu Borgne, responsable d’interventions judicieuses à la steel drum. Toutes des nuances qui viennent donner un petit coup de fraîcheur au ska festif de Skarbone 14. Enfin, presque, puisque plusieurs compos sont manifestement contaminées par la world (cumbia, salsa, merengue), alors que les cuivres, dispensés tout au long de « Capital dilemme », le titre qui ouvre l’elpee, empruntent subrepticement aux fanfares slaves.

Reste les lyrics. Toujours aussi engagés. Peut-être un peu baba-cools. Traitant de politique, de problèmes sociétaux, de l’image, de la liberté ou encore de sentiments humains. Dommage que le timbre de Simouns manque de nuances. Sans quoi, sur les planches, ces compos devraient mettre le souk au sein de la foule. Et c’est sans doute ce qui va se produire, lorsque le band se produira lors de l’édition 2010, du festival de Dour…

Skarbone 14

Délivré sans ordonnance

Écrit par

Tout d’abord, il y a lieu de féliciter celui qui a eu l’idée du concept de la pochette. Bien en rapport avec le titre « Délivré sans ordonnance ». Les jeux de mots relatifs à la médecine et surtout à la pharmacopée sont légion (‘14 capsules’, ‘voie auditive’, ‘conservation : entre 5 et 80°, à l’abri de la haine et de la stupidité’, ‘2mg de skarockcuivrique acidorigolochoride’, etc.) Normal, quand on est atteint par le syndrome de la skarlatine… (fallait bien que je la place celle-là ?). Mais venons-en à l’album concocté sous la houlette de Rudy Coclet et Géraldine Capart (Arno, Mud Flow). Aux studios Rising Sun. Tout d’abord, les cuivres (une trompette, un saxophone et un trombone) sont enfin bien mis en évidence. Et il faut reconnaître que le trio tire parfaitement son épingle du jeu. Même si les accès de folie ne sont pas encore assez fréquents à mon goût. Les dérapages dans le dixieland (« Mi amor ») ou dans la fanfare slave de type Emir Kusturica (l’intro « Pré-scription) laissent un goût de trop peu. Ce qui n’empêche pas l’aspect festif de dominer les débats (qui a dit les ébats ?) En outre, le mixing n’est pas irréprochable. Lorsque la guitare devient plus envahissante, on n’entend presque plus la voix de Sim. Et pourtant, ses textes engagés constituent une des forces de Skarbone 14. Et je pense tout particulièrement à la diatribe adressée à la StarAc sur « Le producteur » ou encore à « J’entends du vent », une chanson consacrée à l’immigration, à l’intolérance et au racisme. Il y en a d’autres, mais il faut bien tendre l’oreille pour comprendre le message. Ce qui n’est pas normal. Sans quoi, on a droit à quelques bonnes surprises. Tout d’abord « Jamais deux sans toi ». Balayée par un accordéon, cette chanson qui conjugue valse et cabaret évoque quelque part Yann Tiersen et en particulier « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ». Bref instrumental cuivré, « Le coup classique » aurait pu servir de bande sonore à un épisode des « Aventures d’Arsène Lupin ». Quant à « Déroutes en route », il évolue aux confins du skiffle. Bref, pas de panique pour les aficionados de Skarbone 14, les références à La Mano Negra, la Ruda, Les 100 gr de Têtes ou encore Babylon Circus sont toujours bien présentes ; mais en tentant (timidement ?) l’ouverture vers d’autres styles, le groupe se réserve une certaine marge de manœuvre pour l’avenir. Reste à bosser, bosser et encore bosser pour atteindre le niveau du trio de cuivres. Et le groupe a peut-être trouvé la solution en multipliant les concerts à travers l’Europe. L’expérience est un atout irremplaçable. Et à ce prix, le succès est peut-être au bout du chemin. C’est tout le mal qu’on souhaite à cet ensemble qui compte quand même huit musiciens…   

Skarbone 14

Trêve de plaisanteries

Écrit par
Après avoir réalisé deux démos (« La fête du slip » en 2002 et « Jamais sans mon slip » en 2002), Skarbone 14 s’est décidé à enregistrer un premier album. Aux studios d’Horlebaix à Bois-de-Lessines (Poulyroc, Wash Out Test), en compagnie de Patrice d’Hautcourt. Faut dire qu’avant de se lancer dans cette aventure, la formation tournaisienne a multiplié les apparitions ‘live’. En quatre années d’existence, le groupe a participé à plus d’une centaine de concerts ou festivals, dont le Dour Music en 2003 et 2005. Si le collectif revendique la pratique d’un concentré de ska-rock-punk-reggae destiné à faire la fête, il ne faut pas pour autant négliger l’importance de leurs textes, des textes souvent engagés évoquant aussi bien les problèmes de mondialisation (« Ultime exécutoire »), d’énergie (« Le jus noir ») que de religion (« L’Eglise te pardonne »). Et la liste n’est pas exhaustive. Bref un point très positif pour Skarbone 14 qui rejoint ainsi un mouvement particulièrement actif en France au sein duquel on retrouve Babylon Circus, Big Mama, Les 100 Grammes de Tête ; et qu’avaient initié des légendes comme La Mano, La Ruda Salska ou encore Ska-p, mais pour ces derniers dans les pays hispaniques. L’opus recèle d’ailleurs une compo (« Dos Paises ») chantée partiellement dans la langue de Cervantès. Drôle de sensation, mais certaines plages (« On vous demande de vous arrêter » tout particulièrement) réverbèrent certaines intonations cultivées par les Inconnus dans leur chanson parodique intitulée « C’est toi que je t’aime (vachement beaucoup) ». Paru à mille exemplaires cet opus a été autoproduit. Et on imagine que l’aspect financier a certainement joué un rôle important dans leur choix. Car il faut reconnaître que le son manque parfois de pêche ; notamment au niveau des arrangements de cuivres. Or dans le domaine du ska, les cuivres constituent l’élément majeur destiné à apporter la chaleur aux compos. Une situation que le combo avait pourtant bien comprise en invitant trois trompettistes et puis l’ensemble Margharrita pour se défouler sur une farandole. Mais cet apport n’est pas aussi percutant qu’on aurait pu l’espérer. N’empêche pour un ballon d’essai, la formation a laissé entrevoir d’excellentes dispositions. Ce qui peut s’expliquer par la somme de travail abattue par les musiciens pour concocter cet elpee. Mais il n’y a pas de secret, pour passer en division supérieure - et c’est tout le mal qu’on leur souhaite -, ils devront remettre cent fois leur métier sur l’ouvrage. En attendant, je vous invite surtout à aller les applaudir en public. C’est là que leur ska festif prend sa véritable dimension…