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Solex

Amsterdam Showdown King Street Throwdown !

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Selon leur roman photos (disponible sur le Myspace de Solex), c’est au cours de l’année 2006 qu’Elisabeth Esselink, aka Solex, se rend dans sa boutique de vinyles favorite à la recherche de quelques morceaux à sampler. Fortuitement, la Dj amstellodamoise tombe sur un vieux 33 tours de Boss Hog. Le blues-rock du groupe new-yorkais, dont Jon Spencer (celui du Jon Spencer Blues Explosion) et sa femme Martina Cristina sont les deux figures emblématiques, frappe directement l’esprit de la Batave. Sans hésitation, elle décroche son téléphone afin d’exposer ses plans à Jon Spencer. Apparemment excité par l’idée, le vieux rocker répond par l’affirmative et propose que sa compagne l’accompagne dans l’aventure. Vous avez donc l’explication de cette association contre nature entre une simple Dj et un mythe du punk/blues yankee.

Une question me taraudait quand même l’esprit, une interrogation mêlée de crainte, mais également excitation : ‘quel serait le résultat de cette rencontre improbable ?’ Pas facile à imaginer ! Or à l’issue d’une première écoute, mes appréhensions ont été balayées. Car le résultat de cette expérience tient bien la route. Il est même parfois épatant. Solex imprime très souvent le rythme aux compos. Un tempo tour à tour funkysant (« Bon Bon ») ou soul (« Aapie »), mais qui progressivement vous imprègne pour en devenir hypnotique. Mr. Spencer apporte bien sûr toute son expérience à cette collaboration ; et nous réserve une petite perle intitulée « R Is For Ring-A-Ding », au cours de laquelle blues et funk se conjuguent sur une ligne de parole. Notre Néerlandaise a certainement dû en être soufflée. Et cerise sur le gâteau, Cristina Martinez vient régulièrement poser son timbre sensuel, sur les compos. Des moments particulièrement savoureux ! Alternant les climats, cet elpee privilégie les plages énergiques. Pas le temps donc de s’endormir, sur cette plaque.

Bref, Solex a réussi un pari particulièrement périlleux. Et Jon spencer, n’est bien sûr pas étranger à cette performance. Vivement une prochaine collaboration. Qui soit aussi surprenante. C’est tout ce qu’on souhaite !

Solex

The Laughing Stock of Indie Rock

Écrit par
Solex est le projet personnel d’une ex-propriétaire d’un magasin de disques amstellodamois, à savoir Elisabeth Esselink. Ses premiers opus étaient marqués par l’emprunt de sons à de vieux disques pour en faire de nouveaux (« The Hitmeister », « Pick Up » et « Low Kick and Hard Bop »), contribuant à créer un style très personnel, qu’on appellera lo-fi techno pop (!). Pour ce 4e opus, Solex a délaissé les machines et les samples pour recourir aux instruments classiques : claviers, guitares et percussions. Sans pour autant abandonner un don pour l’excentricité. Les chansonnettes pop de Solex sont des petits bijoux de bricolage sonore, parfois sans refrain ni couplet, ce que d’aucuns nommeraient sans queue ni tête. Autre plus, la voix caverneuse de l’invité Stuart Brown, renforçant l’impression de vignettes d’animation, de petits dessins animés sonores, qui se dégage à l’écoute de ce justement nommé « The Laughing Stock of Indie Rock ». Bien qu’inégal – c’est le genre qui le veut – on retiendra le swamp blues « The Boxer », l’hilarant « Hot Diggity Dog Run Run Run » ou le brico psychédélique « You’ve Got Me ». Déconcertant et souvent amusant !

Solex

Low kick and hard bop

Écrit par

Derrière Solex se cache Elisabeth Esselinck, un petit bout de femme dont l'imagination débordante lui permet de développer de nouvelles idées musicales. Une Néerlandaise responsable de trois opus solo à ce jour ; " Low kick and hard bop " constituant son troisième. Et il faut le reconnaître, elle est encore parvenue à étonner. En faisant cohabiter au sein de sa trip hop très personnelle, lo fi, jazz, garage, pop, blues, rockabilly, funk, électronique et une multitude d'autres styles musicaux. Une trip hop que nous pourrions situer à la croisée des chemins de Tricky, Ween et Cibo Matto. Mais une trip hop contaminée par un humour kitsch qui tient autant du surréalisme que de la bouffonnerie. Rien ne l'arrête au sein de son alchimie sonore. Même pas la rencontre de rythmes négligés et de vocaux maladroits, de boucles et de cuivres, de percussions tribales et de piano spectral. Et la liste des fusions périlleuses ou contre nature est loin d'être exhaustive. Sur " Good comrades go to heaven ", elle est même parvenue à marier percussions mariachi et kazoo! Un goût de l'expérimentation qu'elle cultive sans jamais négliger l'aspect mélodique de ses compositions. Et la mayonnaise prend à tous les coups. Déconcertant !

 

Solex

Pick up

Après avoir commis le très intéressant " Solex vs the hitmester ", en 1998, Solex nous revient avec un deuxième album. Un disque toujours aussi complexe, expérimental, dont le mélange de pop, de lo-fi, de jazz, de bossa nova et de techno est contrebalancé par le timbre vocal glacé, doucement puéril d'Elisabeth Esselink. Intelligemment orchestrée, truffée de bruitages, de samples, de boucles et de rythmes angulaires, la musique de Solex déferle avec une force hypnotique, une sensibilité ésotérique et un intimisme capricieux. Pour enregistrer cet opus, Elisabeth s'est quand même entourée de quelques collaborateurs. Pas pour manipuler des machines, mais pour jouer des drums, des percussions, de la guitare ou de la clarinette. Un disque tout à fait original, undeground dans le sens le plus pur du terme, même si en cherchant bien on y retrouve l'une ou l'autre trace de Raincoats, de Delta 5, voire de Beck dans ce qu'il a imaginé de plus marginal...

 

Solex

Solex vs the hitmeister

Curieux que l’ancienne chanteuse de Sonetic Vet appelle son projet Solex, alors qu’en toute bonne néerlandaise, elle aurait pu choisir un patronyme plus vélocipédique. Elisabeth Esselink vient en tout cas de réaliser un disque fort intéressant. Avant-gardiste dans le sen le plus pop du terme, c’est-à-dire qui profite au maximum de toute la science de la technologie moderne, sans pour autant laisser tomber l’instrumentation basique, y compris les cuivres, ni les gadgets insolites tels que jouets ou clochettes, pour tramer une véritable mélodie, une véritable chanson. Et ce mélange d’ambient et de drum’n bass, paradoxalement injecté de feeling blues, que souligne la voix puérile, câline, légèrement reverb d’Elisabeth, finit par vous envoûter. Etonnant !