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Soulwax

Radio Soulwax : Part Of The Weekend Never Dies (Dvd)

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Depuis près d’un an, les frères Dewaele tournent sans cesse aux quatre coins du monde. Qu’ils militent au sein de Soulwax ou de 2 Many DJ’s, les Gantois poussent la barre très haut sur la scène électro et ne possèdent à l’heure actuelle aucun rival en matière de bootlegs. Et ce n’est pas pour rien qu’on les appelle encore et toujours ‘The Bootleg Kings’.

Entre remixes et production, Soulwax ne parvient toujours pas trouver le temps de composer ; et il faudra certainement être patient avant de les revoir nous proposer un album rock. Pias a dès lors proposé au combo de mettre en œuvre un documentaire consacré à cette longue et exténuante tournée. Bien que peu enthousiaste à l’idée de tourner un film, le groupe a accepté finalement le challenge, mais en en posant une condition unique : le choix du réalisateur. C’est sur Saam Farahmand qu’il s’est porté.

« Part Of The Weekend Never Dies » nous plonge dans l’univers électro trash du groupe contemporain le plus dansant. Au travers d’interviews d’ami(e)s, de fans, de producteurs et artistes (Tiga, Justice, James Murphy, Erol Alkan, etc) l’histoire de ce groupe belge fascinant est illustrée par de petites anecdotes amusantes et parfois sensibles. Durant 69 minutes, nous découvrons la face cachée des fameuses soirées ‘Radio Soulwax’. Les coulisses y sont le plus souvent représentées et les images de leurs shows nous font vivre d’énormes sensations. Et si ces images marquent les esprits, c’est qu’il faut surtout souligner l’impressionnant travail de montage de ce dvd. A l’aide d’une seule caméra, le réalisateur réussit à proposer des plans hallucinants. Un travail de longue haleine opéré par Saam Farahmand qui est parvenu à refléter le plus fidèlement possible le portrait des Nordistes. On retrouve également sur ce dvd quelques bonus dont « Nite Versions Live at Fabric and 120 other places » ainsi que des commentaires. La petite surprise procède de la collaboration apportée par SoMe, graphiste ‘maison’ du team Ed Banger qui a concocté avec un humour correspondant parfaitement à Soulwax, l’introduction de ce documentaire.

Bref, ce film montre à quel point l’influence de Soulwax est énorme dans l’univers du dancefloor ; et qu’on le veuille ou non, Stephen et David Dewaele prouvent au travers de ce dvd qu’ils sont bel et bien les parrains des nuits sans fin ! Et cette remarque, je ne suis pas le seul à la partager. 

Soulwax

Most of the remixes…

Écrit par

Alors que la Belgique traverse une grave crise gouvernementale, la musique, elle, se porte on ne peut mieux, et personne ne ressent le besoin de régler les nombreux différends entre Flamands et Wallons dans ce domaine. On se réjouit même de voir que nos deux Nordistes préférés de Gand reviennent avec la nette volonté de nous faire oublier ces moments difficiles pour notre pays.

Après le très dansant « Nite Version » commis en 2005, les deux frères Dewaele (Stephen et David) n’ont cessé de multiplier les tournées. Que ce soit au sein de Too Many DJ’s, Soulwax ou Nite Version. Les deux Gantois sont également passés derrière la caméra pour la réalisation de plusieurs projets cinématographiques. Une vie plus que remplie ; mais faute de temps, nos deux gais lurons ne sont pas parvenus à enregistrer un album correct pour Soulwax. Pas grave ! Chez les Dewaele, la musique n’a plus vraiment de secret. Car à la base, il y a Zaki Dewaele, le père, célèbre DJ qui sévit sur les ondes d’une radio flamande. Et donc fatalement, les deux fistons sont bercés par les vieux vinyles de papa. Alors quand Soulwax n’est pas sur les routes, le temps passé à Gand est consacré au studio. Pas le temps de composer non plus ! Mais vu la culture musicale des deux frères et les petites bombes sorties ces derniers temps, ce sont des remixes que le groupe belge le plus exporté nous balance en pleine figure « Most of the Remixes… », un album plus que complet selon Stephen et David et que le groupe accompagné de Stefaan Van Leuven et Steve Slingeneyer, compte jouer en live. Ils nous épateront toujours!

Sur le premier disque, 14 titres ont été remixés suivant une énorme technique qu’eux seuls, sont capables de reproduire. Il faut dire aussi que les chansons n’ont pas été choisies par hasard. Soulwax a le pif pour ce type de sélection et dès « Standing in the way of control », caractérisé par les cris de la très ronde Beth Ditto, on sait directement à quoi s’attendre pour la suite ! Un opus susceptible de vous perforer les tympans de ses décibels surpuissants. Et c’est ça la recette Soulwax. ! De LCD Soundsystem en passant par Klaxons, pas le temps de s’ennuyer. Et c’est lorsque retentit le remixe de Justice « Phantom Pt.II », qu’on se dit que ces petits Belges là, sont d’une habileté à rendre jaloux tous les artistes et DJ’s qu’ils ont remixés.

Le second volet réunit des remixes déjà remis en forme auparavant par le duo à quatre mains le plus énergique du moment : Too Many DJ’s. 19 titres issus principalement du premier disque ; mais enrichis par la touche Dewaele. Robbie Williams, Kylie Minogue, Sugarbabes… On se pose des questions, mais au finish, le résultat est somptueux et le corps danse tout seul. Soulwax est bien plus qu’un groupe ! Au fil des années, ses projets n’en finissent plus d’impressionner ; à un tel point que parfois on a l’impression qu’ils débarquent d’un autre monde. Chaque fois, ils parviennent à nous transporter dans ce Pays de Cocagne où règnent les deux frères couillus. Là où les problèmes communautaires n’existent pas. Là où les pistes de danse permettent de se défouler et où tout un peuple est enthousiaste face au plus beau représentant belge de la musique électronique !

Bedankt Mijne Heren Dewaele

Soulwax

Much against everyone's advice

Écrit par

Deuxième album pour cet ensemble gantois drivé par les frères David et Stephen Dewaele. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est bourré de hits potentiels. Depuis le kravitzien " Conversation intercom " au techno métal " Too many DJ's ", en passant par " Saturday ", imprimé sur un tempo emprunté au " J'aime regarder les filles " de Patrick Coutin, la symphonie post industrielle " My cruel joke " et le titre maître, bercé par une power pop vivifiante digne des Wannadies. Et le reste ne manque pas d'allure, même si les ballades ont un peu trop tendance à lorgner vers le post grunge de Stone Temple Pilots voire de Soundgarden. Trois fragments se démarquent cependant de la coloration essentiellement pop américaine. Tout d'abord " Temptingly yours ", dont le psychédélisme pastoral et capricieux évoque le Gorky's Zygotic Mynci. " Scream ", ensuite. A cause des arrangements aussi raffinés que ceux opérés par les Nits. Mais dans leur période la plus électrique. Et enfin, le superbe " The salty knowledge of tears ", réminiscent de la britpop rafraîchissante et semi acoustique du défunt et mythique LA's. Et comme la voix de Stephen est à la fois superbe et puissante, toutes les chansons gagnent en intensité…

 

Soulwax

Leave the story untold

Pour enregistrer son premier album, Soulwax s'est rendu aux States. A Los Angeles très exactement, bénéficiant pour la circonstance du concours de Chris Goss, chanteur guitariste de Master of Reality, mais également et surtout producteur attitré de Kyuss. Un album qui transpire à premier abord le rythm'n blues et le psychédélisme. Un peu comme chez Soapstone. Curieusement deux formations issues de la région de Gand. Les chanteurs respectifs ont d'ailleurs une voix assez proche. Mais si Soapstone s'est laissé ensevelir dans le revivalisme, Soulwax est davantage ouvert aux autres formes musicales. Le heavy metal tout d'abord. Aussi bien emprunté au début des Seventies, celui de Led Zeppelin et de Guess Who en particulier, qu'à la scène contemporaine. Pensez à Pearl Jam, Stone Temple Pilots est bien sûr à Master of Reality. Le blues, ensuite. Normal lorsqu'on sait que l'harmoniciste Mark Thijs avait produit leur premier EP, "2 nd handsome blues", sorti en décembre dernier. Le synthé pop, enfin. A cause du recours au moog synthetizer et au mellotron. Le tout abordé avec l'esprit baroque d'un dEUS. Et le résultat est probant. Une performance de choix qui démontre à nouveau l'actuelle bonne santé du rock en Belgique...