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Spaceheads

Sun Radar (Ep) (2)

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Il est toujours agréable de recevoir des nouvelles de vieux amis qu'on avait un peu perdu de vue. Le duo Spaceheads se rappelle à notre bon souvenir en sortant "Sun Radar", un maxi 4 titres qui sera suivi de deux autres dans le courant de l'année. Andy Diagram et Richard Harrison, membres d'une formation post-punk mancunienne, Dislocation Dance, dans les années 80, ont lancé ce projet à la fin de la même décennie qu'ils décrivent comme ‘un jazz-band avec des boucles électroniques’ tantôt dansant et mélodique, tantôt bizarre et plus expérimental. On a pu également entendre la trompette de Diagram sur des morceaux de Durutti Column, A Certain Ratio, Howard Devoto, Black Francis et même Squarepusher et il a d'autre milité au sein de groupes très estimables (James, The Pale Fountains, David Thomas & Two Pale Boys).

La dernière trace discographique des deux compères remontaient à 2007 et leur collaboration avec Max Eastley sur le très apaisé "A Very Long Way From Anywhere Else" qui suivait "Low Pressure" (2002), dernière production en duo.

Dix ans plus tard, la musique de Spaceheads n'a pas évolué. Hors du temps, hors des modes, elle reste originale car difficilement comparable, même si l'influence de Sun Ra n'est jamais loin. On retrouve donc cette trompette passée à travers des machines d'écho, créant des nappes de sons et des boucles, épaulée par la batterie acid-jazz savante et aérienne de Richard Harrison.

Les quatre morceaux proposés sont à classer parmi les compositions les plus abordables du duo. En effet, même si la production est parsemée d'effets en tout genre, elles groovent sec et communiquent avant tout une envie de bouger. On espère d'ailleurs que le groupe passera prochainement dans nos contrées histoire de suer intelligemment (NDR : les deux concerts auxquels j'ai assistés restent parmi mes meilleurs moments musicaux). Vivement le prochain maxi car quatre plages de trois minutes trente (NDR : j’aurais tant aimé qu’elles se prolongent ; c’est d’ailleurs le principal reproche que l'on puisse leur adresser), c'est bien trop court. Première sortie de leur label Electric Brass créé pour l'occasion, "Sun Radar" est, espérons-le, l'ébauche du retour gagnant des Spaceheads et soyons fous, d'une reconnaissance d'un plus grand public. Ce ne serait que justice.

 

Spaceheads

Sun Radar (Ep) (1)

Écrit par

Spaceheads est un duo originaire de Manchester et le moins que l’on puisse dire, c’est que leur nouvel Ep, « Sun Radar », est des plus prometteurs. Entièrement instrumental, ce premier labeur tourne autour du combo trompettes/grosses caisses, que quelques bidouillages électroniques viennent ponctuellement rehausser. L’approche, à la fois expérimentale, jazzy et funky, est aussi originale que les mélodies qui l’étayent.

Déjà responsable d’une chiée de disques autoproduits (pas moins de 9 LPs en 12 ans !) et en activité depuis 1989 (!!), Spaceheads est probablement le secret le mieux gardé de Manchester. Emballé en 14 minutes, « Sun Radar » laisse violemment ses adeptes sur leur faim. « Atomic Clock » et autres « Miles To Go » sont des compositions atypiques tout en subtilité. En quatre morceaux, les deux hommes démontrent qu’ils sont beaucoup plus qu’un simple Brass Band. Les amateurs auraient franchement tort de passer à côté de ce disque.