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St. Augustine

Soldiers

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Vu son patronyme, pas étonnant que St. Augustine pratique une musique intemporelle… « Soldiers » constitue le second elpee de François-Régis Croisier, musicien issu de l’étonnante scène de Clermont-Ferrand (Auvergne) et co-fondateur de la belle petite structure Kütü Folk (The Delano Orchestra, Leopold Skin, Pastry Case). Bien entendu, cet orfèvre du songwriting français continue à tisser délicatement ses compos folk qu’il maîtrise à merveille (« Seventeen ») ; mais il a également la très bonne idée d’élargir sa palette sonore. Sculptée dans la pop et hydratée de claviers, « Promised Land » en est un parfait exemple ; une plage qui devrait même permettre à l’auteur de rencontrer un succès d’estime tant elle est irrésistible. L’influence de Bill Callahan est également perceptible (« Cedars ») mais aussi celle de Micah P. Hinson (« My Father, My Son »). Tramées sur une instrumentation particulièrement riche (orgue hammond, piano, synthé, …), les compos libèrent une sensibilité bien palpable, tout au long de « Soldiers », une charge émotionnelle entretenue par la voix de François-Régis. St Augustine, un véritable missionnaire au service de la cause folk !

 

St. Augustine

Changing plans

Écrit par

Alias St Augustine, François-Régis Croisier nous vient de Clermont-Ferrand. Cet Auvergnat avait commis son premier Ep l’an dernier. Intitulé « In A Field Of Question Marks », il était complètement passé inaperçu. « Changing plans » constitue donc son premier opus, un disque qui reprend les morceaux de son maxi.

Après avoir écouté cet elpee, il ne fait aucun doute que Croisier a révisé ses classiques. Ceux de Bob Dylan, notamment. Pas pour rien que son pseudonyme est inspiré d’une chanson du Zim, « I dreamed I saw St Augustine ». Néanmoins, ses influences ne s’arrêtent pas en si bon chemin, puisqu’il cite également, parmi ses références majeures, Ron Sexsmith et Elliot Smith. Et puis, sa musique me fait souvent penser à Sufjan Stevens, même si son timbre vocal campe plutôt un hybride entre Kristofer Astrom et Josh Ritter. Mais trêve de comparaisons, car St Augustine possède ses propres spécificités…

Quoique St Augustine soit avant tout le projet de Croisier, au fil du temps, le line up s’est élargi. Un ensemble à géométrie variable le soutient ainsi régulièrement. Le plus souvent en ‘live’, mais également lors des sessions d’enregistrement. Et finalement, un noyau dur s’est constitué. En outre, ses camarades du label clermontois Kütufolk (NDR : Delano Orchestra, Leopold, Skin, etc.) ont apporté circonstanciellement leur collaboration. Suivant les désidératas du songwriter. Un concept qui lui a permis de donner davantage d’amplitude aux morceaux, de varier les climats, les saveurs, les couleurs. Ce qui explique sans doute pourquoi cette œuvre ne sombre jamais dans la monotonie (NDR : un malaise qui affecte trop de ‘folkeux’…) 

Un morceau comme « Lite Girl » touche ainsi au sublime. A cause de la rencontre entre cordes acoustiques et électriques, opérée sur un lit de chœurs féminins. Caractérisé par ses trompettes et ses rythmes mariachis, « Icelandic » aurait pu figurer au répertoire de Calexico. Splendide ! Balayé d’un violon cajoleur et soutenu par une rythmique entraînante, « Rainy country » prélude l’arrivée de l’automne. Et lorsqu’il prononce les mots ‘You really could be happy in a rainy country’, on conclut qu’on n’est pas si mal dans notre petit pays. « The Forest » achève l’elpee, une compo dont le crescendo tout en subtilité est véritablement impressionnant.

Pour un premier album, St Augustine vient de réaliser un coup de maître. Bien sûr, il ne révolutionne pas le genre ; mais renoue, en toute humilité, avec un folk hexagonal de qualité. Une denrée devenue tellement rare au cours de ces dernières années. Dans ces conditions on espère déjà la sortie d’un deuxième opus pour l’Auvergnat ; mais aussi que cet artiste puisse servir de guide pour ses condisciples, outre-Quiévrain…