La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (11 Items)

Static

Freedom of Noise

Écrit par

Static est une formation allemande drivée par Hanno Leichtmann. Et on peut dire que ce leader la dirige, tambour battant. Son électro, il l’enrichit par une instrumentation basique, à l’instar de l’électro ou du banjo, par exemple.

« Freedom of Noise » ne casse cependant pas la baraque. Les compos du band berlinois sont profilées sur des sonorités bien trop répétitives et imprimées sur un tempo pas assez entraînant. Peu ou pratiquement pas de vocaux. Des arrangements excessifs. Pas de ligne de conduite. Bref, ça part dans tous les sens. "Collage, Holz, Papier 2" rappelle même le bruit de connexions Internet émis par les antiques modems 56k.

Les 10 titres de ce « Freedom of Noise » ne procurent guère de plaisir. Tout n’est pas à jeter, mais manifestement, Static semble quand être passé carrément à côté de son sujet. Et il aura beaucoup de mal à convaincre la critique.

 

65daysofstatic

Avant que n'explosent les sens.

Écrit par

Un jeudi soir dans la capitale. Dehors, sous les volutes de fumée s'élevant des clopes au bec, deux publics se mêlent à l'entrée du Botanique. Ce soir dans la Rotonde se déroule le concert de Tokyo Police Club. A quelques mètres de là, au sein de l'Orangerie, trois groupes d'outre-Manche se sont donné rendez vous.

Alors que la salle commence à se remplir, les trois petits gras de Tall Ships entament leur set nerveux en toute décontraction. Riffs en boucles, motifs en loops, sourires et bonne humeur. Le public s'accroche à la proue de ce grand navire et balance avec lui de bâbord à tribord. Sympathique en diable, entraînant et dynamique, le concert se déroule sans accroc et nous mène à bon port. Gueules d'anges débonnaires et musique efficace. Une voix plaisante et caressante, un rock carré, voire barré par instants ; et au final, une orgie scénique au cours de laquelle les membres du groupe passent à tour de rôle d'un instrument à un autre au cours d’un seul et même morceau. Jolie prouesse technique de haute précision. Manifestement très heureux d'être venu, avoir vu (ces plantes et ce décor magnifique, dixit le chanteur), et vaincu, le bateau repart vers d'autres horizons. A revoir lors du prochain accostage.

L'interlude proposé par Nedry s'avère moins convaincant. Ce mélange d'électronica sous perfusion binaire, de beats and bleeps noyés sous différents effets, aux relents dub-post-wave-machin-truc (fichues étiquettes!), me laisse profondément indifférent. Peut-être une question d'humeur? Ou de perception. La jeune Ayu Okakita, comparée ci et là à Bjork pour son timbre de voix (il y a des similitudes, mais comparaison n'est pas raison) nage au milieu de ces éléctro-Tchak-Beep-tictictic-fzzzzzzzzzzzz et mon esprit s'évade et se disperse. Zzzzzzzzzzzzzzzzz...

Qu'importe, puisque 65daysofstatic débarque pour remuer mes sensations endolories. A l’aide de leur rock instrumental mat(h)iné d'électro syncopée, le combo de Sheffield retourne bientôt l'atmosphère de la salle, toute acquise à sa cause. Un son fichtrement puissant, des basses grondant furieusement, des guitares mordantes et tranchantes, une énergie communicative et des breaks saillants comme des falaises à pics. Précision chirurgicale et assaut de front. Comme un souffle violent craché à la face des spectateurs. Les têtes ondulent en vagues frénétiques. La sueur perle sur les fronts. Ici, une jeune fille s'effondre, là, un jeune garçon se disloque sous les ondes extatiques. Quand le paysage sonore s'apaise, je retiens mon souffle. Car déjà secoue la tempête. De la terre s'élève un grondement sourd, du ciel pleuvent des paillettes d'or et d'argent. Dans un kaléidoscope infernal, tournoient les décibels. L'espace explose et se fragmente, puis l'instant d'après, se recompose et reforme un bloc inébranlable. Dans la ferveur de la nuit, les membres du groupe nous laissent pantelants, les yeux hagards. Nos esprits se sont vidés. Se sont parsemés et voltigent autour de nous. Qu'importe. Comme le précise le nom du dernier opus de ces Anglais de génie: « We were exploding anyway »...

Organisation: Botanique.

65daysofstatic

Escape From New York

Écrit par

Partis l’an dernier sur les routes pour défendre leur dernier opus, « The Destruction Of Small Ideas » (2007), 65daysofstatic reviennent secouer les tympans armés d’un premier recueil ‘live’. Loin des enregistrements publics pourraves qui n’apportent rien à la discographie d’autres formations qui s’essaient à l’exercice, « Escape From New York » administre une nouvelle intensité au travail des Anglais. Le son y est irréprochable. Seuls les applaudissements discrets renvoient au caractère ‘live’ de l’œuvre. De quoi apprécier celle-ci sans éléments parasitaires.    

L’enregistrement de « Escape From New York » a été effectué l’an dernier à New York, entre le Madison Square Garden et le Radio City Music Hall, deux hauts lieux de la culture musicale aux States. 65daysofstatic assurait alors les premières parties de The Cure. La volonté de faire vibrer un public différent de celui auquel le combo était habitué résulte sur une sélection de dix morceaux partagés entre passion et frénésie.

« Escape From New York » est enrichi d’un Dvd intitulé « A Road Movie » relatant en image les aventures du quatuor sur les routes ainsi que neufs extraits de concerts. Le documentaire, qui mêle interviews, archives, extraits de répétitions et de prestations ‘live’, est relativement moins excitant que les pistes audio et s’adresse essentiellement aux inconditionnels de 65daysofstatic. Au point de vue qualité, « Escape From New York » se suffit à lui-même…

 

65daysofstatic

Extase sonique et dance parties selon 65daysofstatic

Écrit par

Manifestement proches de notre plat pays, les maîtres du Math Rock y étaient de retour ce lundi 21 avril pour la énième fois en quelques années. L’occasion de présenter leur nouvel et étonnant EP, « Dance Parties », extrait de « The Destruction Of Small Things », leur dernier essai sorti l’an dernier.

En guise d’ouverture, le quatuor avait convié les nouveaux tenants de la scène Post-rock belge : à savoir Transit. Ils venaient soumettre leur première œuvre, « Whitewater », au public. Une petite demi-heure de contemplation a suffi pour le convaincre que l’on peut attendre beaucoup de cette formation. Et ce, même si elle lorgne, ici et là, un peu trop du côté d’Explosions In The Sky.

Vers 21h, l’horrible musique de fond de l’Orangerie laisse place au grondement des machines du quatuor. 65daysofstatic prend place et laisse une petite intro technoïde s’échapper des baffles. Certains se demandent si la soirée ne risque pas de ressembler à une version express du festival ‘I Love Techno’ ; mais la formation remet rapidement les choses en place en enchaînant sur un « Retreat ! Retreat ! » salvateur. Les guitares sont grattées de manière frénétique tandis que la basse fait vibrer les murs de la salle. S’enchaînent ensuite les monstrueux « Await Rescue », « Default This » et « Another Code Against The Gone ». Mais c’est véritablement la nouvelle configuration de « The Distant and Mechanised Glow Of Eastern European Dance Parties » qui parvient à mettre le feu au sein de l’assistance. Mieux accueilli que prévu, le morceau electro « Dance Parties (Distant) » ca ensuite logiquement céder la place à « Dance Parties (Mechanised) » et donner un certain relief au set de la bande. Les festivités vont même s’achever en beauté par un « A Failsafe » plongé dans un fatras de bruit et de terreur. Les murs de l’Orangerie en tremblent encore.

 
Organisation : Botanique.

65daysofstatic

The Distant and Mechanised Glow of Eastern European Dance Parties (EP)

Écrit par

Difficile de décrire le parcours de 65daysofstatic tant il est prolifique en matière de structures et de recherches sonores inventives. Le combo de Sheffield est certes, à la base d’un post-rock incroyablement intensif, que ce soit sur ses trois albums ou lors de ses performances scéniques. Dès son premier elpee, « The Fall Of Math », le quatuor a toujours cherché à mêler ses compositions à de nombreuses phases électro. Dans un style comparable à Aphex Twin ou encore Autechre. Il était dès lors évident d’imaginer que le groupe suivrait cette voie d’une façon magistrale.

Pourtant, « The Destruction of Small Ideas », sorti en 2007, a montré une légère baisse de forme ; et c’est lors d’une tournée accomplie en compagnie de The Cure (NDR : ponctuée par un bon coup de pied au cul de Robert Smith), que 65dos s’est redressé pour nous balancer ce « Dance Parties », un Ep étonnant, bourré de gros beats technoïdes et tempétueux. Un aspect clubber que l’on ne connaissait pas chez ces Britons mais qui surprend très agréablement. A cause de l’énergie dispensée et des rythmes aussi puissants qu’entrainants, susceptibles de mettre le feu sur un dancefloor à l’odeur de souffre. A l’instar des deux versions de « Dance Parties », issus de leur dernier album et remixés pour un effet rave party aux allures d’hystérie. La suite épingle « Goodbye, 2007 » et « Antique Hyper Mall », deux titres bien dans l’esprit d’un 65dos rituel. Bref, une formalité ou tout simplement un moyen de rassurer les fans qui ont fatalement dû ressentir un pincement au cœur en écoutant cet Ep.

Qu’importe, on peut être rockeur dans l’âme tout en aimant remuer ses membres sur une techno destructrice. C’est certain, 65dos l’a bien compris ; et l’envie me ronge de découvrir sans tarder leur future probable album. 65dos : l’un des rares groupes capable de fusionner des styles aussi antagonistes. Ca se respecte quand même, non ?

 

65daysofstatic

The Destruction Of Small Ideas

Écrit par

Au premier jour, il y eut « The Fall Of Math ». Au second apparut « One Time For All Time ». Au troisième vint l’accomplissement. « The Destruction Of Small Ideas » est, à ce jour, probablement l’œuvre maîtresse des Sheffieldiens de 65daysofstatic. La destruction des petites idées au profit d’idées plus grandes et plus originales. Complexe, osé, barré, ce nouvel exercice de style virevolte entre math-rock classieux et expérimentations hyperboliques d’une précision à couper le souffle. Pourtant sans grande prétention, « The Destruction Of Small Things » atomise les standards du genre en douze morceaux à la fois apocalyptiques (« These Things You Can’t Unlearn », « The Distant and Mechanised Glow Of Eastern European Dance Parties ») et séraphiques (« Don’t Go Down On Sorrow », « Lyonesse »). Un must pour tous les mélomanes en quête d’authentique originalité.

Portastatic

Be Still Please

Écrit par

Rafraîchissons nos mémoires : derrière le patronyme Portastatic se cache, en réalité, l’œuvre du seul Mac McCaughan, personnage fondamental de l’épopée rock contemporaine. Flash-back : en 1989, l’homme cherche un label pour Superchunk, son groupe d’alors. D’obstacles en contrats impossibles, Mac McCaughan décide de poser les bases d’une nouvelle structure : ‘Merge Records’. Ici, c’est lui le patron. Chanteur, guitariste et big boss d’une mini-entreprise, il saborde Superchunck, décidant d’avancer sur Portastatic, groupe de pop moderne spécialisé dans la mise en œuvre d’éclatantes orchestrations.

Portastatic au repos, Mac McCaughan s’attache à développer les contours artistiques de ‘Merge Records’. Petit fouineur de grands sons, il dégote quelques artisans de la mélodie saillante : Destroyer, The Essex Green, Neutral Milk Hotel, The Third Eye Foundation, et M Ward figurent, entre autres, parmi ses belles découvertes. Mais sa trouvaille la plus notable crèche au Québec : The Arcade Fire. La révélation des troupes de Win Butler et Régine Chassagne doit donc tout – ou presque – à la curiosité de ce talentueux défricheur.

Quand il ne débroussaille pas la faune indie rock de sa faucille magique, McCaughan écrit et compose pour Portastatic. Nouveau né dans la foisonnante discographie du projet (dix albums au compteur), « Be Still Please » s’écoute comme une réjouissante ballade saisonnière. Guidées par les accords guindés d’une guitare acoustique, les chansons obéissent aux doigts (et à l’œil) de notre bonhomme, chevauchant les mélodies au trot ou au galop quand le rythme se veut plus ardent. On se régale des excellents « I’m in Love » et « Song for a Clock ». Pour sa sortie européenne, « Be Still Please » est agrémenté de deux démos et d’une surprenante reprise acoustique du « And I Was a Boy From School » de Hot Chip. De ses premières notes à ses derniers échos, ce nouvel album de Portastatic demeure une excellente surprise.



Ecstatic Sunshine

Freckle Wars

Écrit par

Deux humains, deux guitares, une kyrielle de possibilités. Voici résumé le programme prôné par Ecstatic Sunshine. Originaires de Baltimore, dans le Maryland, ce duo américain opère l’improbable rencontre entre la technique de John Fahey et les déflagrations sonores de Mogwai. Agrippés à leurs six cordes tels des koalas cramponnés à un morceau de bambou, Matthew Papich et Dustin Wong se livrent un combat de tous les instants. Fender contre Fender. Cette bataille instrumentale débouche sur une musique hystérique, foutrement nerveuse. Les douze titres de « Freckle Wars » adoptent un schéma simple, bruitiste. Dans un premier temps, les guitares entament les hostilités à l’eau claire. Quelques arpèges viennent ainsi nous chatouiller les tympans. Trente secondes plus tard, l’embardée approche. Comme déchirées au LSD, les guitares écrasent le champignon. Toujours plus rapides, elles laissent échapper des distorsions délirantes. On frôle souvent le bad trip. Mais jamais trop longues, les chansons évitent habilement l’overdose. En compagnie d’Ecstatic Sunshine, nous célébrons une version punk de John Fahey. Et les effets de cette musique sont dévastateurs. La bouille hallucinée du chat posté sur la couverture du disque en atteste.

65daysofstatic

The Fall of Math

Ils s’appellent 65daysofstatic, et ‘personne ne les stoppera’ (cfr livret) dans leur conquête d’un territoire déjà bien balisé : le post-rock. Parce que ces quatre Anglais de Sheffield croient qu’ils ont sans doute inventé un nouveau (sous-)sous-genre : le post-rock drill’n’bass ou un truc qui y ressemble. Car au lieu de répéter à l’envi la formule consacrée du dit style (‘ça pète, ça pète plus, ça pète’ ou ‘ça pète pas, ça pète, ça pète plus’), les 65daysofstatic ont préféré y injecter une bonne dose de breakcore à la Venetian Snares. Autrement dit : ici les guitares demeurent épileptiques, mais elles sont chahutées par de gros beats acides en pleine rupture d’anévrisme, tendance Rephlex/Skam/Planet Mu. Le moins qu’on puisse écrire c’est qu’au début l’on reste coi, devant tant de puissance rythmique. Et puis on pense au monde qui nous entoure, surtout le matin, quand les oiseaux piaillent. On l’imagine alors sous une bulle de verre, à l’abri des nuisances. L’homme, lui, est ‘enfermé dehors’ : il contemple ce jouet qu’il aimerait secouer, et puis s’y frotte, comme s’il était un essuie-glace. Un peu défectueux parce qu’il n’est pas parfait, son mouvement d’aller-retour sur la paroi solide provoque de légers crissements, stridents, désagréables. Dans sa tête résonne « The Fall of Math », et il se dit qu’il l’a échappé belle. Parce que sous le bocal où frétille ce qu’on appelle l’humanité, on l’entend bien, cette musique de chez GB. Les ‘Linkin’ Park du post-rock !!!’, semble crier la pub. Puis l’homme, aigri face à cette mascarade, brise la glace et libère le monde. Happée par l’appel d’air, la musique disparaît. L’homme se réveille : c’était juste un cauchemar. Il s’était endormi en écoutant « The Fall of Math ». Un nouveau jour commence.

 

Static Films

Love of light

Écrit par
Dès l’entame, le sentiment d’écouter un disque crépusculaire, rempli de ces bons mots poétiques chers aux romantiques de tous poils vous prend à la gorge. Static Films fait partie de ces groupes possédés, habités. Portant à bout de bras une sensibilité à fleur de peau, le duo Mark Trecka / Douglas Tesnow enfile les moments de bravoure comme d’autres les inepties. L’Angleterre se pavane devant Radiohead ; les Etats-unis ne sont pas des seconds couteaux. Et les territoires ici visités valent tous les longs discours. Frères d’armes de Black Heart Procession, Static Films navigue de fait avec la crème du songwriting américain actuel : Bright Eyes et Davendra Banhart pour ne citer que les plus en vue. S’entourant d’une section à cordes à faire pleurer les Tindersticks, le groupe transperce les coeurs à coups d’a capella, de noisy rock (Ride) et d’orgue à damner les plus gothique. Ajoutons-y une sincère accointance avec le label Secretly Canadian (Antony and the Johnsons, Swearing at Motorists, Songs : Ohia) et Jim Zespy pote de Rapider Than Horsepower (sur le site) et vous êtes face à un de ces disques qui use votre touche ‘repeat’.

Static X

Machine

Écrit par

De tous les combos affiliés à la nouvelle scène métal américaine, on n'attendait plus que Static X. Enfin un groupe de néo métal qui ne cherche pas à tout prix à vampiriser le son de Korn, de Limp Biskit ou de Soulfly ! Static X déménage fort et plaira aux ados fanas du genre, mais foisonne d'idées, en évitant soigneusement les clichés et le recyclage des tubes qui cartonnent dans les charts Outre Atlantique. Au fil des écoutes se profilent, sous une couche de métal ultra brutal, une parfaite cohérence dans un brassage d'influences qui vont de Ministry aux Young Gods, et de Warrior Soul à Deftones. Après avoir commis un premier album en 1999, passé totalement inaperçu en Europe, ce " Machine " devrait lui donner les moyens de s'imposer sur le globe. Considéré par certains comme le digne successeur de Ministry, Static X présente également l'avantage d'utiliser les samples avec parcimonie. Une technique qui s'explique, sans doute, par les influences très variées des musiciens qui composent le groupe. Avant de rallier Los Angeles, où ils rencontrèrent le bassiste Tony Campos, grand fan de Death métal, et le guitariste Koichi Fukuda, passionné de sons technos, Wayne, l'homme à la coupe de cheveux "les doigts dans la prise", et le batteur Ken Jay évoluaient jadis dans le milieu gothique de Chicago. En l'espace de deux albums, le groupe est devenu l'un des plus prometteurs de sa génération. Coup de génie musical, "Machine" va réconcilier les détracteurs du néo métal avec un style que d'aucuns jugent trop insolent pour être honnête.