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Steel Panther

De l’humour parodique, humoristique et quand même libertin…

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Ce soir, l’AB accueille Steel Panther, un groupe qui perpétue l’héritage du ‘Sex, drugs and rock’n’roll’. En avril de l’an dernier, il se produisait au même endroit. Et son concert était sold out. Rebelote pour ce mercredi 12 octobre.

Avant le set, votre serviteur assiste à une conférence de presse/interview réalisée par Johnny Jailbait et Pete Da Bomber. Au Huis 123. Le chanteur Michael Starr et le bassiste Lexxi Foxxx ont accepté de répondre aux questions des deux spécialistes du style. Michael porte un t-shirt au nom de son band ; un bandana mauve lui enserre les cheveux. Lexxi se pâme derrière un miroir de couleur lilas. Au cours de cet entretien d’une trentaine de minutes, la paire va se distinguer par son humour décalé. Faut dire que leur heavy rock pullule de clichés cocasses et sexistes inspirés des eighties. Parmi leurs expressions favorites, en ‘live’, figure un certain ‘Hey girl's, put your titten’. Ils adorent la drague et, ne vont pas tarder à le démontrer, en faisant la cour à une jolie dame, assise aux premiers rangs. Incorrigibles ! 

Après avoir retiré son précieux sésame, votre serviteur file au balcon pour se réserver une place de choix.

Inglorious assure le supporting act. Il est 19h30. Cette formation insulaire est née en 2014. Objectif ? Faire revivre un passé glorieux incarné par Whitesnake, Deep Purple, Def Leppard, Led Zep, Bad Compagny, Judast Priest et consorts.

La voix de Nathan James est aussi puissante que celle de Richard Halfort. Outre le chanteur, le line up implique le bassiste Colin Parkinson, le drummer Phil Beaver ainsi que les guitaristes Andreas Eriksson à Wil Taylor. Le premier à la lead, le second à la rythmique. Début août, le combo avait servi d’opening act lors de la journée métal, dans le cadre des Lokerse Feesten. Son nouvel elpee est attendu pour 2017 ; cependant, la set list va essentiellement puiser au sein du premier opus (NDR : il est éponyme).

En intro, les haut-parleurs diffusent le célèbre « Won't get fooled again » du Who (NDR : c’est également le générique de la série télévisée 'Les Experts : Miami'). Les musicos en profitent pour s’installer. Les six cordes sont bien grasses et huileuses. Incisives aussi. Tout en dégoulinant de testostérone. Les percus sont puissantes. On se demande même si le drummer ne va pas finir par trouer les peaux de ses fûts. Tout au long de la cover du « I Surrender » de Rainbow, le spectre de Ritchie Blackmore se met à planer. Faut dire que la voix de Nathan est alors très proche de celle de son maître. Une deuxième reprise, le « Fool For You Loving » de Whitesnake. Et ici, c’est plutôt celle de Coverdale qui commence à rôder. Au bout de 45 minutes, le constat est implacable : du sang ‘deeppurpelien’ coule dans les veines d’Inglorious (pour les photos, c’est ici)

Les roadies évacuent le matos sis à l’avant-scène. Le rideau rouge se ferme. Un fait devenu plutôt rare à l’AB. Le concert de Steel Panther est prévu pour 20h45. Il débute pile à l’heure. La tenture se lève. Et le set s’ouvre par le « I Love It Loud » de Kiss. Le bulldozer américain est en marche. Et il risque bien d’écraser une foule venue en masse. Les musicos affichent des looks bien ‘glam’ : bandanas de couleurs dans les cheveux et pantalons en latex : mauve pour Lexxi, noir et argenté pour Michael, noir et orange pour Satchel. Ce dernier pète la forme. Il se balade de gauche à droite en exhibant sa Gibson de couleur verte et noire. Lexxi a pris soin de déposer sa trousse de maquillage sur sa gauche, afin de pouvoir se refaire une beauté. Ses cheveux ondulent, grâce à un ventilateur placé devant lui. Michael ressemble étrangement à David Lee Roth. Il déménage littéralement sur l’estrade. A travers ses gestes, sa chorégraphie est bien calculée. Il est partout. Constamment en interactivité avec les premiers rangs, il se focalise quand même sur les meufs. Satchel libère des riffs huileux de sa Gibson rutilante tout au long de « Eyes Of A Panther » (« Feel The Steel »). Alors que la voix de Michaël décolle dans les aigus, Satchel et Lexxi assurent des chœurs de luxe. 

Tout au long du mélodieux « Just Like Tiger Woods » (« Balls Out »), Michael invite le public à balancer les bras ; un mouvement qu’il accompagne à l’aide de son pied de micro. Satchel lève régulièrement la jambe pour appuyer son riff. Lors du brûlot « Party Like Tomorrow Is The End Of The World » (« All You Can't Eat »), une communion totale s’établit entre le public et les artistes. Les lumières se rallument. Avant la question existentielle (NDR : ou qui tue, selon) destinée aux nanas : ‘Hey girl's, put your titten’ (Trad : hé les filles montrez vos seins !’). Dans la fosse, quelques unes grimpent sur des épaules de mecs et s'exécutent. Un petit grain de folie qui permet au set de repartir de plus belle sur « Asian Hooker ». Et si dans la salle les spectateurs remuent, ils ne se lancent pas dans des pogos. Faut dire que la musique des Californiens ne s’y prête pas tellement.

Seul sur le podium, Satchel se réfugie derrière les fûts ; et pendant 10 minutes, il va faire son show en interprétant les plus grands standards du rock, à la guitare. Une forme de medley épinglant tour à tour « Smoke On The Water », « The Trooper », « Iron Man », « Sweet Child O' Mine », « Breaking The Law » et « Master Of Puppets ». Satchel a tout compris de la technique des Slash, Steve Vai, Joe Satriani, Eric Clapton et Eddie Van Halen. Et à l’issue de son exercice de style, il sera longuement applaudi. Les 3 autres loustics reviennent sur les planches pour « I won't suck itself ». Digne de Van Halen ! Michael s'époumone sans pourtant altérer sa voix. Il descend dans la fosse et serre de nombreuses mains.

Satchel troque sa Gibson pour une bonne vieille gratte semi acoustique afin d’attaquer « She On The Rag ». Et le résultat est probant. Michael s’installe sur un siège haut. Stix descend de son estrade, empoigne un IPhone et commence à y jouer des claviers. Lexxi en profite pour se refaire une beauté. Avant « Girl From Oklaoma », une jeune fille est invitée à monter sur les planches pour participer au chant. Elle s’appelle Liesbeth. Et quoique intimidée, elle ne s’en sort pas mal du tout derrière le micro. Puis une vingtaine de gonzesses sont conviées à faire la fête, sur l’estrade, pendant « 17 Girls In A Row ». Très rock’n’roll ! Et plutôt hot. Car à l’issue de cet épisode, Satchel noue plusieurs soutiens-gorge laissés sur le sol par quelques unes d’entre elles, autour du manche de sa 6 cordes.

Un set de près de 120 minutes, y compris le rappel de deux titres. Un spectacle impressionnant, particulièrement au point et à l’humour parodique, humoristique et quand même libertin. C’est ce que le public souhaitait (pour les photos, c’est ).

(Organisation : Ancienne Belgique + Live Nation)

Steel Panther

Des bêtes de sexe, peut-être… de scène, sûrement !

Écrit par

Après avoir écumé les bars américains à coups de reprises de Glam Metal des années 80, les amis d’école de Metal Skool décident de composer leurs propres morceaux et deviennent, en 2008, les Steel Panther. Reconnus pour leur humour franchement décalé, portant essentiellement sur leur côté festif, la drogue et le sexe à outrance, les Américains ont la réputation de dispenser des shows explosifs et totalement déjantés. Ils avaient mis une fameuse ambiance, lors de leur dernier passage en Belgique, au Graspop Metal Meeting, en 2014 ; mais quid de leur première date à l’Ancienne Belgique ? Immersion au cœur des paillettes et du troisième degré en dessous de la ceinture.

Alors que je m’attendais à croiser un public plus âgé, nostalgique de l’âge d’or du Glam Metal de la fin des 70 et du début des années 80, marquées par Twisted Sister, Mötley Crue ou encore W.A.S.P., c’est au contraire un public majoritairement dans la vingtaine qui a répondu ce soir à l’appel des glammers. Deuxième surprise : il y a très peu de monde à l’ouverture des portes. Impossible pourtant que la foule ne se soit pas déplacée pour applaudir les Yankees potaches… La raison procède peut-être de l’absence d’une première partie ‘consistante’. D’ailleurs, le public va affluer progressivement jusqu’à finalement transformer le show en spectacle sold-out. Mission réussie.

Sur l’estrade, sont disposées deux toiles tendues sur des armatures métalliques. Sur l’une d’elle figure l’inscription ‘The Lounge Kittens’ en lettres néon multicolores ; sur l’autre, les initiales ‘TLK’, toutes aussi bariolées. Trois femmes montent sur les planches, vêtues d’une tenue moulante rayée verte et noire. Seul un petit piano trône sur l’estrade. Et là… surprise : sur une rythmique digne d’un twist complètement déjanté, les trois demoiselles vont reprendre pendant une demi-heure des classiques du Metal ; depuis Slipknot à Iron Maiden, en passant par Metallica, Limp Bizkit, Papa Roach, System of a Down, mais aussi Queen, Bob Marley ou encore Prodigy. De véritables ovnis. Se réappropriant totalement les chansons, toutes trois ont chauffé l’ambiance à coups d’humour, de stéréotypes et de folie, le tout dans un style cabaret décalé. Une ouverture de show atypique, dont la sauce a peut-être eu du mal à prendre au début tant ce genre d’‘opening act’ est unique en son genre. Mais au final, un bon moment de bonne humeur. De quoi mettre en appétit avant un show qui va glisser directement à la troisième vitesse, en matière de facéties décalées.

Un voile bleu, similaire à de la soie, cache l’ensemble de la scène de l’Ancienne Belgique. La fosse, mais également les gradins, sont à présent bien remplis. La salle est plongée dans le noir lorsque retentit « Runnin’ with the Devil » de Van Halen. L’ambiance monte crescendo, atteignant son apogée à la fin du morceau, lorsque retentissent des coups de batterie. Les premières notes de « Pussywhipped » s’envolent et font tomber le voile, laissant apparaître les membres du band en grande forme. Vous voyez Slayer ? Faites-en un cliché en négatif et vous obtiendrez l’image qui correspond le mieux à Steel Panther. A la virilité exacerbée à coups de laque, pantalon moulant, lifting et gestes obscènes à outrance, les membres n’hésitent pas à stéréotyper et à amplifier le mouvement Glam. Tout sourire et les yeux un peu plus ouverts que la normale, vêtu d’un pantalon noir ultra serrant étoilé et d’un t-shirt à tête de chat, Michael Starr enflamme directement le public. Et le band d’attaquer « Party Like Tomorrow Is the End of the World », issu de son dernier opus, « All You Can Eat » (qui est en outre l’appellation de la tournée). Michael exécute ses mimiques, en triturant son micro, tel un phallus en érection. Le bassiste, Lexxi Foxx, le plus efféminé des rockers, se dandine dans son cuir pailleté et lance des regards appuyés à la foule, tenant sa bouche en cul de poule. Satchel, quant à lui, le guitariste musclé, légèrement vêtu d’un treillis déchiré de partout, manie sa guitare vigoureusement, tout en lançant des clins d’œil aux premiers rangs, pour le bonheur de ces dames médusées. Plus discret, le puissant Stix Zadinia, bandeau autour de la tête pour tenir ses cheveux, se contente de marteler les fûts de sa batterie, élevée sur un podium.

Les Steel Panther sont également reconnus pour leurs blagues commises pendant leur show, prenant le temps de se vanner l’un l’autre tout le long du set. Exprimant la plupart du temps des propos à connotations sexuelles, ils se plaisent à évoquer la taille de leur sexe, se rappeler qui ils ont baisé la nuit dernière ou encore savoir qui s’est envoyé la mère, la fille ou la grand-mère des filles qu’ils ont connues. Finesse, quand tu nous tiens. Une part belle du concert sera consacrée à leur second LP, paru en 2009, « Feel The Steel », à travers les tubes tels que « Asian Hooker », « Eyes of a Panther » ou encore « Death to All but Metal ». Récemment questionné pour savoir si, vu leur renommée importante, le groupe allait enfin écrire des chansons un peu sérieuses, la réponse de Michael Starr avait été très explicite : ‘Non ! On veut uniquement se marrer et on va toujours plus loin. On a décidé qu’on prendrait toujours notre pied et qu’on ne se prendrait jamais au sérieux’. Du fun à la Steel Panther, c’est aussi inviter un maximum de filles sur le podium lors du morceau évocateur « 17 Girls in a Row », où les plus aventureuses (et plantureuses) se sont ruées sur la stage afin de rejoindre, parfois de manière très proche, les Américains. Les plus échauffées ont atteint Michael Starr, s’y frottant de manière suggestive avant de dévoiler leur poitrine, pour le plus grand plaisir des mâles, dans la fosse. Le chanteur va même comparer les nichons des deux nanas, présentant l’une comme la version post-chirurgie esthétique de l’autre. Une attitude stéréotypée qui s’assoit parfois sur le respect et glorifie pompeusement le machisme, mais ne semble pas affecter les donzelles montées sur l’estrade.

Steel Panther ne manque également pas de régler ses comptes avec le rappeur Kanye West. Car ce dernier leur aurait manqué de respect lors de la remise d’un Grammy Awards. Avant de démarrer le morceau « Kanye », les artistes invitent la foule à entonner en chœur un ‘Fuck Kanye’ tout à fait suggestif. Cette revanche passée, les glammers poursuivent par « Weenie Ride » ou encore « Why Can’t You Trust Me », issus de leur elpee « Balls Out », au cours duquel Michael Starr s’amuse à lancer son chapeau que rattrape au vol Stix Zadinia, de sa baguette. Les filles de The Lounge Kittens –qui terminent le supporting act de la tournée Steel Panther, ce soir– sont conviées à rallier la tête d’affiche pour attaquer « Girl From Oklahoma », et de poursuivre par la reprise du « Ain't Talkin' 'Bout Love » de Van Halen.

‘You’re absolutely amazing tonight, Belgium. I must admit, it’s the best show of our career’. Bon, on continuera à prendre sa déclaration au troisième degré, en évitant de penser que le frontman doit certainement avoir le même discours lors de chaque prestation. La scène est plongée dans le noir, seul le backflag à l’effigie du band reste éclairé par des spots de couleur bleue. Les spectateurs en redemandent, hurlant un ‘We want more’ avant de reprendre tel un seul homme le refrain de « Party All Day (Fuck All Night) ». Après un long moment d’attente, Michael Starr et Satchel finissent par réapparaître et abordent « Community Property », puis leur tube réclamé par la foule pendant le rappel, laissant un auditoire désormais rassasié après quasi deux heures de show explosif. Vu le niveau des lyrics et l’attitude qu’on qualifiera sans limite dans l’obscénité, ce type de projet n’aurait jamais dû dépasser le stade de la reconnaissance locale. Mais comme les membres de Steel Panther sont de redoutables musicos, ils parviennent à relever le défi d’enchaîner les bêtises et les blagues potaches en se servant de compositions puissantes et accrocheuses. Personne (ou du moins, peu de monde) ne peut vraiment confirmer qu’ils sont, comme ils le prétendent, des bêtes de sexe. Mais toute l’Ancienne Belgique a bien conclu, jeudi soir, que les Steel Panther étaient définitivement des bêtes de scène. (Voir aussi la section photos ici)

Tracklist : Pussywhipped, Party Like Tomorrow Is the End of the World, Fat Girl (Thar She Blows), Tomorrow Night, The Shocker, 17 Girls in a Row , Gloryhole , If I Was the King, Ten Strikes You're Out, Kanye, Weenie Ride, Stripper Girl, Why Can't You Trust Me, Girl From Oklahoma, Ain't Talkin' 'Bout Love, Asian Hooker, Eyes of a Panthers, Death to All but Metal, Community Property, Party All Day (Fuck All Night)

(Organisation : Ancienne Belgique)