Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Stratovarius

Elysium

Écrit par

Libéré de l’énorme influence du guitariste Timo Tolkki, Stratovarius a déniché la perle rare en la personne de Matias Kupiainen. Dans la foulée de la sortie de « Polaris », courant 2009, les Finlandais se sont fendus d’une tournée prestigieuse en compagnie d’Helloween, périple immortalisé par un album live révélant un groupe à nouveau soudé. Il ne restait plus au combo finlandais qu’à confirmer cette résurrection en gravant une nouvelle plaque.

« Elysium » navigue toujours sur les eaux tourmentées du power metal progressif, mais dans un registre plus varié que ses douze précédents elpees. Soulignons d’emblée qu’il s’agit d’une réussite quasi parfaite. Il suffit d’écouter le break bien lourd introduisant le solo fulgurant de « Darkest Hours » pour éprouver l’irrésistible envie de découvrir les titres suivants. Sur « Under Flaming Skies » et « Infernal Maze », l’excellent Jörg Michael (ex Mekong Delta pour les connaisseurs) déploie toute son énergie pour démontrer qu’en matière de double pédale, il est tout sauf un simple amateur. Puissantes, les orchestrations perpétuent la tradition du Strato ‘old school’. En toute grande forme, Timo Kotipelto marque de son empreinte vocale le plus lent « Fairned Justified » et rappelle à quel point il n’a rien perdu de son charisme. Celui-ci semble à nouveau se faire plaisir tout au long de l’opus, chargeant son timbre de nuances, sans se complaire dans des vocalises suraiguës, souvent agaçantes chez certains de ses collègues de la famille speed metal.

Autre instant mémorable : « The Games Never Ends », caractérisé par son refrain aussi guerrier qu’entêtant. Matias brille une nouvelle fois lors d’un solo impérial ! Sur « Event Horizon », un titre qui dégage une atmosphère à couper le souffle, c’est l’ex-claviériste d’Yngwee Malmsteen Jens Johansson qui s’en donne à cœur joie. Son style néo-classique s’exprime avec une telle classe qu’il ne lasse jamais l’auditeur, pour peu qu’il soit ouvert aux ambiances baroques. S’étalant sur 18 minutes, « Elysium » demeure le gros morceau de la plaque. Véritable coup de grâce composé par le jeune Kupiainen, la pièce, dans sa version originale, dépassait la demi-heure. Ecourtée pour plus d’efficacité, mais aussi et très probablement pour des raisons purement techniques, l’œuvre à tiroirs est alimentée par son lot de riffs assassins et parcourue de multiples changements de rythmes pas piqués des vers. Chant épique, soli ébouriffants, gratte sèche et orchestration luxuriante, pour un final aux dernières encablures bien speed, on n’est pas très éloigné de certains monuments d’Iron Maiden.

Surprenant, le Stratovarius 2011 vivra, et constitue la meilleure des réponses à ceux qui n’auraient pas parié un cent sur l’avenir du combo si controversé depuis le départ de Timo Tolkki.

 

Stratovarius

Polaris

Écrit par

Nous n’allons pas revenir ici sur ces tumultueuses dernières années au cours desquelles Stratovarius faisait  plus parler de lui dans les potins mondains que dans les rubriques musicales. Pour résumer l’affaire en quelques lignes, le combo finlandais, embourbé dans une procédure légale contre son guitariste et compositeur principal, Timo Tolkki, était dans l’impossibilité de sortir un nouvel album. En avril 2008, ce dernier quittait le groupe pour fonder Revolution Renaissance, permettant ainsi aux autres membres de faire ce qu’ils voulaient de Stratovarius. En automne 2008, après avoir recruté  un nouveau guitariste en la personne du jeune Finlandais Matias Kupiainen, le groupe s’attelait à la composition de son treizième opus : « Polaris ».

La perte de son compositeur principal ne semble pas avoir affecté le groupe ; bien au contraire. Il semblerait que ces années de disette musicale aient même boosté l’énergie créative du groupe qui nous sort ici son meilleur album depuis longtemps.

Les compositions, sans être progressives, se veulent toutefois moins immédiates que ce à quoi Stratovarius nous avait habitués jusque là. Comme si le gang, libéré de la dictature musicale de Tolkki, pouvait enfin laisser libre cours à son imagination. Finies les compositions speed relativement linéaire, place aux changements de rythme et d’ambiances. Le style de Kupiainen, radicalement différent de celui de Tolkki et rappelant notamment les escapades solo de Jason Becker, se marie à merveille aux claviers de Jens Johansson. 

Bien sûr, la ‘patte’ de Stratovarius est toujours reconnaissable et des morceaux comme « Forever Today » ou « Higher we go », caractérisés par leur double grosse caisse, leurs riffs speed et leurs refrains mémorisables, pourraient sans problème figurer sur les anciens opus du groupe. L’ensemble de l’album est cependant plus mid-tempo et donne souvent la part belle aux ballades (« Somehow Precious », « Winter Skies », « When mountains fall ») sur lesquelles la voix exceptionnelle de Timo Kotipelto fait toujours mouche. Mention spéciale aussi pour le superbe et ambitieux « Emancipation Suite Part I & II » un morceau quasi-progressif au rythme lourd et arabisant. Magnifique !

Signalons pour terminer, la superbe pochette du Cd, signée Gyula Havancsák (NDR : déjà responsable, notamment, de plusieurs pochettes de Grave Digger et Destruction) et la production toujours impeccable de Mikko Karmila.

Un disque hautement recommandé aux amateurs de heavy metal mélodique.

Stratovarius

Intermission

Écrit par

Les fans de Stratovarius vont jubiler! A peine sorti de la tournée triomphale organisée dans le cadre de la sortie de l'album "Infinite", et avant de s'octroyer un break pour s'attacher ensuite à l'élaboration d'une nouvelle plaque (sortie prévue en 2003), Stratovarius, la référence ultime en matière de métal pure souche, offre à son public une compile digne d'intérêt. Et pour cause, puisqu'elle est constituée de titres inédits ou rares pour la plupart, et même de quatre nouvelles chansons tubesques qui ouvrent cet "Intermission" bien nommé. On épinglera d'emblée la qualité des trois reprises proposées : "Bloodstone" de Judas Priest, "Kill the King" de Rainbow et "I Surrender" de Russ Ballard. Des titres qui retrouvent une seconde jeunesse grâce à la fougue et à la témérité des cinq Scandinaves. "What can I Say", "Dream with me", Why are we here?" et "When the night meets the day" sont issus des versions japonaises de l'album "Infinite", tandis que "Keep the flame" figurait en bonus du pressage français du même album. Enfin, la version live du hit "Hunting high and low", constitue un superbe témoignage de toute l'énergie dégagée par le combo "on stage".

 

Stratovarius

Infinite

Écrit par

S'ils passaient pour des ‘ringards’ il n'y a pas si longtemps encore, les groupes de heavy métal qui s'attachent à une certaine tradition mélodique, voire symphonique, héritage d'un courant né dans les années 80, retrouvent depuis peu un certain crédit auprès du public hard. Aujourd'hui Dream Theater remplit l'Ancienne Belgique, Gamma Ray s'offre une place de choix dans le référendum d'Hard Rock Magazine, et Stratovarius, groupe finlandais, cartonne sur MCM. Solos flamboyants, refrains accrocheurs, nappes de claviers omniprésentes caractérisent la musique de la formation du pays du froid, qui signe là un huitième album que d'aucuns annoncent décisif pour sa carrière. A l'écoute de cette nouvelle livraison à la pochette somptueuse, le single " Hunting High n'Low " décoiffe d'entrée de jeu et annonce la couleur. Désormais, les prouesses guitaristiques du talentueux Timo Tolkki apparaissent comme l'élément majeur du combo mélodique, mais puissant. Stratovarius a innové, mais pas trop, juste assez pour séduire un public plus large, sans trahir ses fans de la première heure. Avec " Infinite ", même les adeptes du rock progressif trouveront leur bonheur ; des titres comme " Mother Gaia " ou " Celestial Dream " marchant allègrement sur les plates-bandes d'un Saga ou même d'un Genesis période Collins.