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The Subways

L’énergie et la puissance à leur paroxysme…

Écrit par

Ce samedi soir, le Botanique avait décidé d’épingler trois groupes pop aux accents punk-rock. En guise d’apéritif, plutôt léger, deux groupes français, The Dancer et The Dukes, ouvraient le bal, bénéficiant de l’insigne privilège de ‘chauffer’ la salle aux  inépuisables Britanniques de  The Subways’. Formation hors-norme qui, dès son premier  album paru en 2005 (« Young For Eternity »), avait fait l’unanimité de la presse anglaise. Elle ne tarissait d’ailleurs pas d’éloges à son égard, qualifiant très tôt les trois jeunes banlieusards londoniens de ‘the next big thing’. Talent que les jeunes gens ne tarderont pas à confirmer sur scène grâce à leur troisième et dernier opus, né sous le signe évocateur de « Money & Celebrity ».

Deux supports acts ouvrent donc pour le combo insulaire. Deux premières parties que nous réduirons laconiquement à cette citation célèbre de John Lennon : ‘Le rock français, c’est comme le vin anglais’. Deux jeunes formations qui auront pourtant eu l’audace de se mesurer à la légendaire puissance sonore des Subways et, par là même, de leur permettre d’exposer jusqu’à l’éclatement, de déchaîner  leur force dévastatrice.

Comment ne pas évoquer les mots ‘énergie’ et ‘puissance’ lorsque l’on parle de The Subways ? Quels termes employer lorsque l’on baigne dans un tel ‘chant’ magnétique, une telle intensité? Tâche ardue s’il en est. Que l’on aime ou pas, ils vous prennent à la gorge et leur cruelle étreinte ne faiblit pas du début à la fin du spectacle. Quand on songe que ces trois jeunes musiciens sont capables d’incendier tout un stade, on imagine sans mal les sensations éprouvées au sein de l’Orangerie. Peu importe la salle, ces trois-là déploient la même vigueur à chaque concert comme si, à chaque soupir, dans l’unique présent qui efface le reste, ils livraient leur première et cependant ultime représentation. 

C’est sur une musique annonçant la fin du monde que Billy Lunn, Charlotte Cooper et Josh Morgan débarquent en trombe, telles des stars internationales de catch, avant de nous lancer leurs premiers missiles. Ce dynamisme, cet enthousiasme nous offrent spontanément leur plaisir de jouer. Il suffit de regarder la bassiste, comme envoûtée, parcourir la scène en sautant sans relâche pour s’en faire une idée. Un plaisir communicatif auquel ne peut guère résister le   public et qui l’immerge d’emblée dans la haute énergie brute de « Oh Yeah ». Une setlist  d’ailleurs composée d’innombrables morceaux issus de l’indétrônable « Young For Eternity ». Album culte sur lequel le public demeure plus réactif  et réveille les surfeurs de foule. Lorsqu’on prend acte de l’accueil enthousiaste que le public réserve aux nouveaux titres (« We Don’t Need Money To Have A Good Time », « Popdeath »…) extraits du récent troisième elpee, on mesure l’ampleur de la victoire du trio londonien. Entre passé et futur, le double défi relevé ce soir est un franc succès.

Ensuite, les titres s’enchaînent sans temps mort ; même les courts intermèdes sont parfaitement contrôlés par Lunn qui aime la scène et son public (NDR : un public qui succombera à l’invitation du chanteur à se lancer dans un ‘circle pogo’ en forme de farandole agitée). Quelques mots échangés encore et la force de la voix, les riffs de guitare brûlants et la basse acide reprennent de plus belle. Finalement, les cent décibels affichés au compteur  agitent avec ferveur les vitres extérieures de la serre pour trois derniers rappels. Pourtant, on aurait presque l’impression que le leader du groupe ne veut pas quitter la scène tant cette envie insatiable de jouer est palpable. Seul existe alors un intense présent, comme un instantané de la présence même. La foule saute, exulte avant que Lunn n’enlève son micro et se lance dans un ultime stage diving.

The Subways ne changera probablement pas le visage de la musique mais il offre, à chaque concert, un pur moment de plaisir et d’énergie contagieuse. L’énergie exorbitante distillée par le trio, en une seule nuit, excède tout ce dont certains groupes sont capables de dispenser, dans une carrière entière.

(Organisation Botanique)

 

Subway

Empty Head

Écrit par
Mesdames et messieurs, prenez garde! Il n'est point question de confondre les guitares hurlantes des Subways avec le laptop rétroactif de Subway. L'un n'est pas l'autre. Et irrésistiblement, l'effacement du ‘s’ plonge le rock'n'roll dans les limbes de la musique électronique. Désormais, toute confusion sera sévèrement sanctionnée. Parmi les sentences, relevons les plus abominables: une croisière sur le Nil en compagnie de Lemmy de Motörhead, un brûlage de couilles sur les effets pyrotechniques de Rammstein ou encore une séance d'hypnose mensuelle légalement orchestrée par Orbital sur la base de Guantanamo. Un peu de concentration sera donc requise pour la lecture de cette chronique. Il est ici question de Subway. Oui, oui, on parle bien de musique électronique, rassurez-vous… Ce premier disque de Subway, c'est également l'occasion d'aborder la naissance d'un nouveau label: Sunday Best. Pour la petite histoire, Rob Da Bank, son fondateur, est l'illustre remplaçant du regretté John Peel, le mythique programmateur de Radio One. Saluons donc la venue de cette nouvelle entité militant pour la cause des musiques électroniques (organique, électro-clash, electonica, etc). Pour fêter son avènement sur le marché, Sunday Best lance Subway, curieux projet immergé dans trente années de musiques électronique. Les instigateurs de l'aventure Subway se nomment Alan James et Michael Kirkman. Depuis quelques années, ces deux pionniers recouvrent leurs intuitions mélodiques d'un son chaud et habité. Egalement patrons du label Nuphonic, nos électroniciens en chef en connaissent un rayon sur l'histoire des musiques mécaniques. Habitué des tournées en compagnie de Tiefschwarz, Peter Kruder ou Norman Jay, le duo distille une allégeance de douceur ("Missing Link") et de quiétude dans un univers feutré de mille sonorités. Les moments-clefs, de l'ordre de l'étonnant "Testing", foisonnent de part et d'autre de cet "Empty Head" réjouissant et sans fin. Les limites de l'exploration électronique sont à nouveau repoussées…

The Subways

Young For Eternity

Écrit par
En ce début de siècle, le rock’n’roll célébrait son cinquantième anniversaire. Cette grande fête nous valait bien un petit retour. Et de retour en détour, on ne cite plus les dons fastueux (The Strokes, The White Stripes, Black Rebel Motorcycle Club, The Hives, Franz Ferdinand, etc.) et les épouvantables bourgeons puants (The Vines, The Von Bondies, The Organ, etc.) enfantés par l’industrie du disque. Alors, que penser du cas The Subways ? La réponse est certainement à chercher du côté de « Young For Eternity », première livraison discographique du trio anglais. Dans cette histoire, Billy tient la guitare et éructe sa fougue populeuse pendant que Josh se tient derrière ses fûts et alimente un martèlement fluctuant mais efficace. Enfin, la délicieuse Charlotte supporte fièrement le poids de sa basse et assure de jolis refrains d’une voix de jouvencelle effarouchée. Au mur, le tableau de cette ‘jeunesse éternelle’ se dessine. Sur disque, on notera une énergique avidité, une passion débordante et les éternelles erreurs de… jeunesse. The Subways n’a pas commis le chef d’œuvre ultime, n’a pas perpétré une collection de morceaux infaillibles. C’est dit. Mais relevons le point positif essentiel : cet album est jouissif et opportuniste. Dès l’ouverture (« I Want To Hear What You Have Got To Say »), on comprend que The Subways ne se limitera pas à l’étoile filante aperçue au hasard de notre super lorgnette d’observation. Néanmoins, à l’écoute de « Holiday », on sait que le disque va également partir à l’assaut d’une terrible courbe ondulatoire. Et que dans certains cas, la tortueuse ascension sera pénible. Pourtant, le trio fait preuve de courage et impressionne ses concurrents directs le temps d’un « Rock & Roll Queen » hyper jouissif. C’est simplet, bénin comme une attaque de fourmis en Antarctique. Mais le brûlot parvient à nous saisir les tripes et c’est bien là l’essentiel. Par pure fraîcheur ou par candeur disgracieuse, The Subways trahit parfois ses origines : Billy n’hésite pas à clamer d’un égosillement nasillard piqué au répertoire Gallagher que sa formation est anglaise. « Oh Yeah », c’est l’autre tube spontané et viscéral de ce « Young For Eternity ». De l’énergie et un refrain balourd et hop : dans la popoche ! En résumé, The Subways vient de signer une sympathique entrée en matière. Evidement, pas de quoi tuer un roast-beef !