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Sungrazer

Mirador

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Difficile d’imaginer que ce nouvel album de Sungrazer a été réalisé en à peine quelques mois, tant le trio batave semble avoir gagné en maturité. A croire que le groupe se soit exclusivement consacré à la musique, au cours de cette période.

Le groupe remet au goût du jour les grandes heures du rock-psyché. Hormis Black Mountain, je ne vois guère d’autres formations qui y soient parvenues avec autant de succès. Sungrazer fait la part belle aux ambiances aériennes ainsi qu’aux riffs hypnotiques. Cependant, l’objectif n’est pas de nous plonger dans un sommeil profond. Le début d’un morceau peut se révéler paisible, relaxant, puis à l’instar de l’excellent « Behind » (plus de 13 minutes), le climat sonore se charge d’intensité. La basse entre jeu, le tempo s’emballe, les guitares stoner s’agitent, les harmonies vocales s’élèvent dans l’éther atmosphérique, et nous sommes littéralement aspirés dans un tourbillon psychédélique, hallucinatoire.

Sungrazer aime également les brisures de tempo. Elles sont même légion tout au long de l’elpee. Un exercice de style qu’il accomplit à la perfection. N’hésitant pas à interrompre une envolée planante ou psyché par un riff brutal, réminiscent de Kyuss.

Le potentiel affiché par Sungrazer tout au long de « Mirador » est vraiment impressionnant. Espérons simplement qu’il n’ait pas encore été exploité dans son intégralité. Dans ce cas de figure, le combo batave n’a pas fini de nous étonner.

 

Sungrazer

Sungrazer

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La pochette au design typé ‘psyché seventies’. L’allusion au label ‘Elektrohasch’ dans l’intitulé. Avouez que vous n’avez pas cliqué sur le lien de cette chronique par hasard ! Vous êtes accro au stoner et même un peu ‘accro’ au rock psychédélique. Vous avez probablement senti qu’il y avait ici quelque chose à vous mettre dans l’oreille. Et bien, on peut dire que vous avez du flair. Sungrazer deale du lourd, du fumé, du psychédélique, de l’hallucinogène. Et du bon, en plus !

Ce trio néerlandais, formé au début de l’année 2009, démontre à sa manière qu’une bonne idée, même vieille de quarante ans, est toujours une bonne idée. Et le rock psychédélique, caractérisé par ses constructions rythmiques hypnotiques, ses longues improvisations tortueuses, ses guitares distordues et ses mélodies planantes, c’était vraiment une bonne idée. Une idée tellement bonne qu’elle avait déjà été reprise dans les années 90 par des formations telles que Monster Magnet ou Kyuss. Ces derniers, en apportant un petit côté plus ‘costaud’ au rock psychédélique, avaient jeté les bases du Stoner Rock.

Sungrazer, à son tour, reprend le flambeau. Il emprunte au psychédélisme et au stoner tout ce qui peut lui permet de nous faire atteindre le nirvana du rock. Mais les influences ne sont pas tout. Il faut encore savoir les utiliser de manière adéquate. Pas de problème chez Sungrazer. Les trois musiciens connaissent le sujet et sont en complète osmose. Ils semblent même se fondre au sein d’une entité unique lorsqu’il s’agit de distiller de longues jams planantes. La basse de Sander Haagmans, distordue au maximum de ses capacités, érige un mur sonore sur lequel viennent se greffer les élucubrations hallucinées de la guitare et des pédales d’effets de Rutger Smeets. Hans Mulders lui, insuffle aux compositions le rythme hypnotique de ses percussions. Sur l’instrumental « Intermezzo », le saxophone de Conny Schneider (NDR : qui accompagne parfois le groupe sur scène) opère une apparition aussi lumineuse qu’envoûtante.

Quarante minutes, c’est finalement un peu court pour pouvoir s’imprégner pleinement de l’ambiance hallucinogène de ce premier opus éponyme. D’après son site internet, Sungrazer serait déjà occupé à préparer une seconde rondelle fumante. Nous l’attendons impatiemment.