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Sway

This Was Tomorrow

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Nous sommes à l’aube des années 90, sortant d’une décennie moribonde, le monde du rock s’apprête à connaître en connaître une autre, probablement une des plus riches de son histoire.

Pléthore de groupes issus d’horizons différents voient le jour et donnent naissance à un son nouveau.

Les guitares se taillent la part belle du lion : elles crient, se diluent dans l’espace, explosent, crachent et prennent le contre-pied.

Des noms émergent, gravitent les uns autour des autres, montent au firmament, étincellent parfois ‘just for one day’ ou s’inscrivent à long terme dans les livres d’histoire.

My Bloody Valentine, Slowdive, Pale Saints, Sway. Ah, ben, non, pas Sway.

Parce que Sway est né bien plus tard. Sway a écouté ces groupes, et a été stigmatisé par le son de ses illustres novateurs.

Nous sommes en 2012 et « This Was Tomorrow » annonce la couleur.

Le Rock est cyclique. Eternel recommencement. Comme la mode. Comme le monde.

Alors, pourquoi bouder son plaisir ?

Parce que Sway n’apporte rien de bien original, hormis de subtiles touches d’électronique parsemées ça et là et qui du reste ne dénaturent pas leur « Pygmalion » ?

Certes, mais loin d’être une simple resucée, cet album dévoile une véritable identité, celle d’Andrew Saks, le nostalgique à l’origine de ses sonorités évanescentes d’hier, mais qui résonnent encore à nos oreilles, au temps présent, avec bonheur.

Cet elpee tente d’ailleurs de s’émanciper à l’une ou l’autre occasion.

Mais étrangement, c’est quand il rappelle vivement ces illustres prédécesseurs qu’il est le meilleur (« Palos Verdes», « What I Know » ou « Tunnels », qui à lui seul semble faire la somme du Shoegaze en trois minutes quarante trois).

Un disque qui souligne un trait sous la ligne du temps, parce qu’aujourd’hui est le demain d’hier.

 

Swayzak

Groovetechnology vo1.3

James Taylor et David Brown du duo Swayzak ne sont pas inconnus des amateurs de techno et de deep house minimalistes (voir leur dernier album en date, " Himawari "), mais leur travail de DJ's, lui, semble plus confidentiel. Ce mix pour le label Groovetech devrait réparer cette injustice, puisque les deux compères s'avèrent de brillants " metteurs en son ", superposant et mélangeant la crème du dub-électro (Basic Channel, Maurizio, Ricardo Villalobos,…) en une longue complainte méditative proche des travaux de mix de Richie Hawtin (à cet égard, l'écoute de " DE9 - Closer To The Edit " paraît indispensable). En alternant morceaux tranquilles (" Monolake ", " Convextion ",…) et titres aux beats plus soutenus (" Headgear ", " Ellen Allien ",…), Swayzak réussit là où Mills et Hawtin excellent : dans l'hypnose extatique, le " présent infini ", la répétition d'une boucle hallucinatoire qui vous transporte au septième ciel. Mais attention, ce n'est qu'un mix, une compilation, auxquels manque finalement l'essentiel : la dimension collective et festive. Alors tous en club, et faites péter la musique !