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Swod

Drei

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« Drei » constitue le troisième album de ce duo allemand, réunissant Oliver Doerell et Stephan Wöhrmann. Ces deux Germanophones ont pris leur temps pour concocter cet opus, puisque 4 années séparent ce disque de leur précédent LP, « Sekuden », et pas moins de 8 ans, leur premier, « Gehen ».

L’elpee s’ouvre tout en délicatesse, par une intro au piano. Un climat empreint de douceur, entretenu par les ivoires, qui ne va plus nous quitter jusqu’en fin de parcours. Car si les Teutons émargent à l’électronica, c’est assurément du côté abstrait et orchestral de ce style que le duo penche, plutôt que vers le drum & bass énergique.

Cette œuvre dégage une certaine force tranquille. Ou plus exactement une forme de mélancolie douce (NDR : on y revient !) Superbe mais sombre, une plage comme « Largo » en est certainement la plus belle illustration. Mais les autres pistes sont aussi réussies.

On est transporté au sein d’un univers propice au rêve. Des songes romantiques, faut-il le préciser ? Paisibles, les morceaux (NDR : surtout des ballades !) s’égrènent et finissent par envoûter. Discrète l’électro cède volontiers la place aux ivoires et aux instruments à cordes.

Plutôt adepte d’électro énergique et rythmée, je dois même avouer m’être laissé séduire.

Un chouette album !

 

Swod

Sekunden

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Ecouter Sekunden, c’est comme être fasciné en admirant les plus belles œuvres du plasticien Sol Lewitt. Car il existe un point commun entre ces deux noms : un minimalisme dont la douceur est susceptible de vous procurer une multitude de frissons lorsque vous croisez leur route.

Berlin. Nous sommes en 1991. Oliver Doerell et Stephan Wohlmann se rencontrent. Probablement un des plus beaux jours pour la musique néoclassique expérimentale. Responsable de la composition de bandes sonores pour pièces de théâtre ou encore de films, Swod sort son premier album en 2004 : « Gehen ». Il faudra attendre trois ans avant de voir paraître leur second essai. Mais on peut comprendre pourquoi il a fallu attendre aussi longtemps, tant Swod s’est transcendé pour concocté ce « Sekunden ». Moins répétitive, cette œuvre (filmique, bien sûr) flirte avec la perfection. Les variations mélodiques et harmoniques sont plus présentes. Tout comme la guitare et la basse ; ainsi que la présence circonstancielle de drums feutrés. Ce qui n’empêche pas la présence de samples vocaux et de discours fragmentés. Une chose est sûre, City Center Offices, label allemand aux tendances electronica, aura visé juste en signant le duo berlinois. Il se produira le 12 novembre au Recyclart à Bruxelles. Ne les manquez sous aucun prétexte !