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Tas Cru

Simmered & Stewed

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Rick Bates, alias Tas Cru, est originaire du Québec. Cependant, il s’est établi depuis longtemps dans l’Etat de New York. Reconnu comme poète du blues, ses textes sont particulièrement originaux. "You keep the money", son opus précédent, avait été salué par la critique, comme l’un des meilleurs parus en 2015.

Pour enregistrer "Simmered & Stewed", il a bossé au sein de différents studios new-yorkais. Ce qui lui a permis de mettre en boîte onze plages, dont la quasi-totalité est issue de sa plume.

Le titre du long playing se traduit par 'Mitonné et étuvé'. En fait, il s’agit des meilleures chansons d’amour gravées sur les premiers albums de Tas, aujourd’hui épuisés. Des morceaux qu’il a donc remodelés, en se concentrant notamment sur les arrangements acoustiques.

"Dat Maybe" ("Jus’ desserts", 2010) ouvre la plaque. Le tempo est vif. La sonorité, parfaite. Tas étale sa technique à la slide face à l’harmonica de Dick Earl Ericksen ainsi que les chœurs de Mary Ann Casale et Alice Ericksen. Cru chante d’une voix puissante et autoritaire "Grizzle n’ bone", une piste dont le tempo cadencé par le piano de Chris Lamson est emprunté au boogie, alors que l’orgue Hammond de Guy Nirelli tapisse l’ensemble. Ce titre figurait sur son opus éponyme, sorti en 2009. Il appréciait JJ Cale. Notamment son laidback blues. Il s’en revendique lorsqu’il étale sa technique en fingerpickin’. A l’instar de l’excellent "Road to my obsession" ; mais surtout de "Feel I’m falling" ("Gravi-Tas", 2008), un titre de toute bonne facture au cours duquel toute l’instrumentation entre en osmose : cordes électriques, harmonica, orgue et drums, dont la frappe de percussion est puissante ; mais également voix féminines. Le long playing recèle, bien évidemment quelques jolies ballades et autre ‘love songs’ ; dont "Time and time" et "Woman won’t you love me" ("Grizzle ‘n bone"). Country/blues bien rythmés, "Biscuit" et "Cover my love" se distinguent par le recours au bottleneck, mais également par les interventions à l’harmonica et les accords sautillants du piano de David Liddy. Mike Lawrence tire son épingle du jeu à la basse sur "Just let it happen", une piste minimaliste aux accents jazzyfiants très prononcés. Les meilleurs morceaux figurent en fin de parcours. Tout d’abord le titre maître de "Tired of bluesmen cryin’" (2012), un blues lent qui nous entraîne dans le Delta. Les intonations sont dramatiques. Les sonorités de la guitare cigar box sont lugubres. Avant que le tempo n’accélère, invitant alors les partenaires –préposés aux ivoires, à l’orgue, à l’harmonica et aux chœurs féminins– à entrer dans la danse. "Higher and higher" clôt l’LP. Une ‘love song’ belle à pleurer. Face aux tonalités métalliques de la Resonator, le chant se charge de passion et de sensibilité ; alors que les cordes électriques déversent une belle dose d’émotion, avant que la finale ne s’emballe. Tapissée par l’orgue Hammond, elle permet alors à la slide de tracer des arabesques. Et on n’en oubliera pas pour autant, l’excellent travail de mise en forme!

 

Tas Cru

You keep the money

Écrit par

De son véritable nom Rick Bates, Tas Cru est originaire du Québec. C’est un adepte du country/blues, mais également du rock/blues. Il a publié 8 elpees depuis 2006 ; et son avant-dernier, "Tired of Bluesmen crying", remonte à 2012. Rick s’est établi, entre-temps, dans l'état de New York! Tas et ses Moneymakers ont enregistré "You keep the money" au sein du studio Subcat à Syracuse. Les douze plages sont signées Cru ; et il en assure la production.

L'orgue de Guy Nirelli introduit "You keep the money", un R&B bien torché, inspiré par le bluesman du Delta, T Model Slim. Soutenu par les voix de Mary Ann Casale et Alice Ericksen, Tas Cru se réserve le lead vocal. L'harmonica bluesy de Dick Earl Ericksen (NDR : c’est l'époux d'Alice) et la guitare du leader entrent en dialogue. Tas est toujours au micro pour "A month of somedays", un blues lent impeccable tapissé par l'orgue Hammond de Norelli. Sa voix est chaleureuse et chargée de feeling. A nouveau épaulé par les deux choristes, il attaque "Half the time ", un blues bien rythmé. La guitare ne tient plus en place mais demeure constamment au service de l’expression sonore, alors qu’Ericksen s'éclate sur son harmonica! Indolente, mélodieuse, belle, "La belle poutine" est une plage aux arrangements particulièrement soignés. La six cordes libère toute sa sensibilité devant l’orgue Hammond et le piano électrique. Plus funky, "Heart trouble" est un morceau récréatif. Si la gratte est bien présente, on s’amuse des changements de tempo et des gémissements féminins. Des cordes acoustiques entament "A little more time". Elles cèdent cependant rapidement le relais aux électriques. Une piste aux arrangements soignés qui s'étire paresseusement. La même amorce régit "Take me back to Tulsa". La voix de Tas est nonchalante. Le tempo s'élève. Orgue, piano et harmonica entrent dans la danse. Et tout en picking, les interventions de gratte sont hantées par l'ancien maître de Tulsa, JJ Cale. Le climat est toujours aussi cool sur "Count on me", un excellent blues marqué par la sortie de Norelli sur l'orgue Hammond. Ainsi que tout au long du captivant "Bringing out the beast", une compo au cours de laquelle ce sont l'harmonica et l'orgue qui apportent la couleur sonore. Guitare Resonator et harmonica balisent la finale "Thinking how to tell me goodbye", une ballade country/blues acoustique…

 

Tas Cru

Tired of bluesmen cryin'

Écrit par

De son véritable nom Rick Bates, Tas Cru, est d'origine canadienne. Québécoise pour être plus précis. Ce jeune artiste a chopé le virus du country blues après avoir quitté la US Navy. Il s'est ensuite fixé à Albany, capitale de l’Etat de New York. Il se produit aussi bien en solitaire qu’en compagnie d’un groupe. Sur les planches, il est même parfois flanqué d’un sextuor. Son pseudo Tas Cru signifie ‘Patate crue’ en québécois (‘Raw potato’, en anglais)! Il compte déjà quatre elpees à son actif : "Biscuit" en 2006, "Gravi-Tas" en 2008, "Grizzle 'n bone" en 2009 et "Jus ' dessert" en 2010. Il est considéré comme un poète du blues. Son écriture est pleine de verve. Il aime dépeindre les aventures banales de la vie, mais de manière très personnelle. Il construit ses propres guitares à l’aide de boîtes de tabac, des instruments baptisés ‘cigarbox guitar’. Pour enregistrer cet elpee, il a reçu le concours d’une section rythmique et de deux claviéristes qui se relaient. Il signe toutes les compos et, sans surprise, assure la production.

Le disque s’ouvre par le titre maître. Et son intro semble émaner du cœur du Delta avant que la compo n’adopte un tempo soutenu. Tous les musiciens se partagent les tâches, Tas Cru s’illustrant par les sonorités métalliques de ses cordes et Tony Perrino se chargeant de l’orgue Hammond. La voix du leader est particulièrement éraillée, mais elle domine l'ensemble. Un souffle d’harmonica fragile, proche d’un John Mayall, introduit "Changin' my ways", avant que l'orgue et la guitare Resonator n’entament un long flirt. Blues lent, "One more time" ne manque pas de charme. Cru chante de sa voix de fausset. Sa passion y est bien contenue. L'orgue de Chip Lamson communique à la plage sa chaleur naturelle, alors que les cordes acoustiques poussent de légers gémissements. "Road to my obsession" est sculpté dans du R&B bien saignant. A moins que ce ne soit du funk. Profondes, les grappes de notes dispensées par la guitare sont manifestement inspirées par Albert King. Et leur flux est inextinguible. "Try, oh I try!" est le fruit d’une rencontre entre blues lent, décontracté, obsessionnel et funk léger, au cours duquel un harmo tente de pointer le bout de son nez. Imprimé sur un mid tempo, "That lovin' thang" est un blues/rock hydraté par l’orgue de Perrino et dynamisé par une slide pétillante. "Every word you say" adopte un rythme plus enlevé. La guitare Resonator amorce "Sure do", une ballade blues roots très cool ; et climat nonchalant envahit également "Story time", une piste illuminée par de très jolies lignes de slide dessinées par un pote vivant également à Albany, Jeremy Walz. Talonnés par les cordes de Jeremy, les accords produits par la cigar box guitar de Cru empruntent le rythme du chemin de fer sur "Heal my misery", une plage lancée à toute vapeur. Morceau final indolent, "Dark side of the mountain" baigne au sein d’un climat sombre, ténébreux, empreint de tristesse, un climat entretenu par l’orgue Hammond et les interventions de gratte dignes de Mark Knopfler. Au cours de cette compo, Cru dialogue à la manière d’un Tom Waits. Et le résultat est à la fois envoûtant et remarquable…