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Tears For Fears

Début des eighties, ces beaux adolescents romantiques étaient très susceptibles de faire chavirer les cœurs…

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Originaire de Bath, en Angleterre, Tears For Fears est un duo réunissant Roland Orzabal et Curt Smith. Fondé en 1981, il est né en plein mouvement new wave. De 1983 à 1993, il a rencontré un énorme succès, accumulant toute une série de hits devenus emblématiques comme « Shout », « Everybody Wants To Rule the World » ou « Sowing The Seeds Of Love ». Et si après cette période faste il a connu un creux, il a quand même vendu, au cours de sa carrière, plus de 30 millions d’albums.  

TFF avait baptisé sa tournée européenne ‘Rule The World’. Une suite à son périple triomphal accompli en 2017, à travers le monde, dont le point d’orgue a été atteint lors d’un concert grandiose, accordé à Rio, face à 350 000 spectateurs. Ce tour du globe sert également de titre à son nouvel album, paru en novembre dernier, le premier depuis quatorze ans, une sorte de ‘Greatest hits’ enrichi de deux inédits, « I Love You But I’M Lost » et « Stay », que l’on espérait entendre ce soir. La tournée avait cependant été reportée en 2019, suite à des problèmes de santé rencontrés par d’un des deux membres du band.

Quelques mois après avoir décroché un énorme tube, grâce à « Stargazing », une chanson composée par Kygo, Justin Jesso est de retour. Après une tournée au cours de laquelle le Dj norvégien l‘avait emmené. De la même trempe, « My Body » (NDR : voir le clip ici) est à la fois dansant et tout aussi efficace.

Et c’est par ce morceau électro/pop qu’il entame son set. Justin siège derrière les ivoires, lors de la cover du « Make You Feel My Love » de Dylan, et sa voix est vraiment bouleversante. Multi-instrumentiste, il est aussi à l’aise au piano qu’à la guitare. Le show s’achève par l’inévitable « Stargazing ». Souvent les chanteurs ou chanteuses engagées par les Djs ne font pas long feu. Et bien, il faut croire que pour une fois, Justin Jesso sera l’exception qui confirme la règle… (pour les photos, c'est ici)

Setlist : « My Body », « One Good Reason », « Stitch 'em Up », « I Will », « Make You Feel My Love » (cover Bob Dylan), « Let It Be Me », « Getting Closer », « Stargazing ».

Quand les lumières s’éteignent, votre serviteur ne sait plus si on est en 2019 ou en 1985. Et pour cause, le 13 avril 1990, il assistait au concert de Tears For Fears, à Forest National. 27 ans déjà !

Pendant la version samplée de Lorde, les musicos s’installent. Un claviériste (synthé, Hammond), un drummer et la choriste Carina Round. Alors qu’elle entame le refrain, Smith débarque et salue la foule. Puis Orzabal. Le premier se charge de la basse, le second, de la guitare. De nombreuses barres de lumières projettent alors leurs étoiles. Et lorsque le set s’ouvre par « Everybody Wants To Rule The World », on se rappelle que, début des eighties, ces beaux adolescents romantiques étaient très susceptibles de faire chavirer les cœurs… Rien n’a changé : sauf que Curt Smith et Roland Orzabal, les deux âmes de Tears For Fears, ont 57 ans et leur public, pas loin… Des lumières bleues et jaunes inondent les premiers rangs. Le public est déjà debout et les smartphones s’illuminent. Des vidéos défilent sur un immense écran placé au-dessus des artistes. La setlist recèle 15 morceaux dont 12 sont issus des 3 premiers elpees, tous des hits planétaires. Puissants et énergiques, « Sowing The Seeds The Love », « Woman In Chains » et « Head Over Heels » sont parfaitement restitués et repris en chœur par les fans. En ‘live’, les versions sont même meilleures que originales. « Mad World » est à la fois tendu et intense. L’adaptation de « Change » est modernisée et vitaminée. Frémissant, « Suffer The Children » met en exergue un superbe duo avec Carina Round. Ce n’est pas Oleta Adams, mais plutôt soul, sa voix évoque celle de Beth Heart, et notamment tout au long de « Suffer The Children » et « Woman In Chains ». Plutôt paisible, la cover du « Creep » de Radiohead a de quoi étonner.  Pendant 75’, votre serviteur a eu l’impression de remonter le temps, peut-être à bord de la DeLorean DMC-12 du professeur Emmett Brown… Et en rappel, la troupe nous a réservé un « Shout » magistral, ponctuant un show, en tous points parfait… (pour les photos, c'est )

Setlist : « Everybody Wants To Rule The World », « Secret World », « Sowing The Seeds Of Love », « Pale Shelter », « Break It Down Again », « Advice For The Young At Heart », « Creep » (Radiohead cover), « Change », « Mad World », « Memories Fade », « Suffer The Children », « Woman In Chains », « Badman's Song », « Head Over Heels, Broken ».

Rappel : « Shout ». 

(Organisation : Greenhouse Talent)

Tears For Fears

Everybody Loves a Happy Ending

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Après dix longues années d’absence, Tears For Fears marque son retour en signant un nouvel album, "Everybody Loves a Happy Ending". Youppie ! Curt Smith et Roland Orzabal ont donc enterré la hache de guerre. Pour célébrer une réconciliation, le mieux est encore de sortir un disque, non ? Toujours est-il que c’est la décision choisie par les deux lascars. L’histoire de ce nouvel album dégage des senteurs d’un vieux parfum aux doux relents d’entente cordiale. On les imagine autour d’une bonne bouteille de pinard à écouter leurs disques favoris : « Please Please Me », « With The Beatles », « A Hard Day's Night », « Beatles For Sale », « Help! », « Rubber Soul », « Revolver », « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band », « Magical Mystery Tour », « The Beatles (White Album) », « Yellow Submarine », « Abbey Road », « Let It Be »,… Soyons clairs : Tears For Fears n’a jamais caché l’origine de ses influences et elles se vérifient aujourd’hui encore. Et ce disque ? Ben, « Closest Thing To Heaven » nous laisse entrevoir le spectre d’une mauvaise chanson des Manic Street Preachers sous poppers. Le puissant effet vasodilatateur de la substance explique certainement la sensation orgasmique qui anime ces deux-là. Comme quoi, les produits chimiques… Sur le très baroque et surchargé (forcément !) « Who Killed Tangerine ? », les deux compères s’époumonent à l’unisson : “And when you think it’s all over. It’s not over, It’s not over…”. Personne n’a vraiment besoin d’une traduction. N’empêche, ça fout les boules. Imaginez un bel après-midi d’été dans une vingtaine d’année. Vous vous prélassez paisiblement dans votre transat et puis tout à coup, les voix de Curt Smith et de Roland Orzabal sortent de la stéréo et tous les petits oiseaux qui gazouillent peinards sur la verte pelouse décampent. Il va falloir s’y préparer mentalement. A tout moment, Tears For Fears peut revenir. C’est la loi. N’empêche, ce genre de truc, ça fout les boules !