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Ted Leo

Living with the living

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Autant l’écrire tout de suite, cet album ne convainc pas d’entrée de jeu et l’inspiration manque quelque peu pour en réaliser une chronique. Le ton est en effet bien loin des mélodies ‘pop’ de 3 minutes qui accrochent instantanément par leur petit refrain. Heureusement, après trois titres, la patience et la curiosité sont rapidement récompensées. « Why do you love ? » nous plonge (enfin) au sein d’un univers passionnant. Celui de Ted Léo. Au guidon d’une Harley le long de la route 66. Dans ce contexte typiquement ricain, on se sent alors pousser des ailes. Et nous permet d’aborder la suite au cœur d’un périple qui oscille entre rock US bien trempé, bon vieux rock 70’s, rythm’n’blues, de folk irlandais -comme sur « A bottle of buckie », balayé par un whistle ou encore reggae (« The unwanted things »). Mais toujours en balisant le tout sur un tempo punk/rock engagé. Sans oublier d’y inclure l’un ou l’autre riff de guitare étincelant. Parfois on pense à Kings of Leon voire à Paul Weller (les ballades !). Les lyrics sont inévitablement engagés. Politiquement. A gauche, mais surtout anti-Bush. Sans l’indiquer explicitement. A l’instar de « The world stops turning ».

Bref, Ted Leo est demeuré fidèle à sa ligne de conduite. Mais sa philosophie s’adresse essentiellement à ses aficionados. En particulier ceux qui vivent sur la côte Est des USA. Vingt ans qu’il milite pour les mêmes idées. Même quand il sévissait chez les groupes de hardcore Animal Crakers, et Citizen's Arrest. Et apparemment, il n’a toujours pas envie de s’extraire de cette zone crépusculaire de l’underground. Ce qui n’empêche pas cette œuvre de s’avérer plutôt agréable à écouter… 

 

 

Ted Leo

Tell Balgeary, Balgury is dead

Écrit par

Ted Leo & The Pharmacists

En 1993, Ted avait commis un elpee fort intéressant, « Hearts of oak ». Un disque enregistré en compagnie de son groupe : les Pharmacists. Sur ce mini album, son backing group n’intervient plus que sur un seul fragment : le titre maître. Et encore, ce titre de punk pop qui trahit de nombreuses affinités avec Joe Jacskon, figurait déjà sur l’opus. Découpé en neuf fragments, ce mini album recèle trois covers. Tout d’abord « Dirty old town », une compo d’Ewen Mc Coll popularisée par les Pogues. Une version soul punk du « Ghosts » de Jam. Et enfin la reprise du « Six months in a leaky boat » de Split Enz. Trois fragments que Ted reprend ‘live’ et qui constituent autant d’hommages à des légendes qu’il appréciait et apprécie toujours autant. L’elpee recèle cependant quatre inédits dont le dispensable et pseudo expérimental « (Decaying artifact) », “The sword in the stone”, compo sculptée dans le punk alternatif, et puis deux morceaux qui démontrent bien qu’il incarne la réplique américaine à Billy Bragg (NDR : Ted est issu du New Jersey). Soit l’échevelé et punkysant « Bleeding powers », et puis la protest song hymnique « Loyal to my sorrowful country ». Le disque inclut enfin une version solo, minimaliste, de « The high party », digne du meilleur Elvis Costello. En mélangeant humour teinté d’ironie, perspicacité intérieure et conscience sociale, Ted ne se contente pas de prendre un chemin parallèle à Bragg, mais il marche aussi sur les traces de Springsteen, de Paul Westerberg, d’un Paul Weller des débuts et puis surtout de Woodie Guthrie. Et ça, c’est une référence !

 

Ted Leo

Hearts of oak

Écrit par

Ted Leo & The Pharmacists

Ted Leo n'est pas né de la dernière pluie, puisque avant de se lancer dans une carrière solo, il a sévi sur la scène hardcore de New-York, au sein de groupes comme les Citizens, les Animal Crackers puis Chisel, dont il a été le leader entre 1990 et 1997. Son aventure solo, il l'a entamée en 1997, alors qu'il drivait encore Sin Eaters, tout en participant à une tournée des Spinanes. Infatigable ce type ! D'autant plus que " Heart of oak " constitue déjà son quatrième opus en solitaire. Il fait suite à l'excellent " The Tyranny of distance ", paru en 2001. Tout comme cet elpee, il est davantage tourné vers la pop/rock, puisque les deux premiers lorgnaient davantage vers le folk. Ted est à l'indie rock ce que Springsteen était au rock'n roll en 73 ; mais dans un style totalement différent. A cause des lyrics engagés qui traitent des problèmes liés à la politique, aux relations sociales, à la guerre, aux religions. Bref, des questions bien dans l'air du temps ! Côté musical, Ted pratique plutôt une forme de punk pop, mais un punk pop mâtiné de dub, de folk irlandais, de rock, de power pop, de mod, de ska, de folk irlandais, de rythm'n blues, de funk, de new wave, et la liste n'est pas exhaustive. Avec pour principales sources d'inspiration Billy Bragg, Alex Chilton, XTC, Jam, Joe Jackson, Clash, Elvis Costello, les Buzzcocks, Fugazi et le Fall. Ted rend même un hommage aux Specials sur le remuant " Where have all the rude boys gone ? ". Un punk pop qui évolue sur un mode uptempo en tirant parti au maximum de la fluctuation des instruments (guitare, basse, batterie, claviers, violon) ; à charge du falsetto souple de Ted d'opérer le lien entre toutes les composantes pour tisser les mélodies. Un chouette album !