Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Temples

L’exotisme de Temples…

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Produit par Sean Ono Lennon, le nouvel opus de Temples, « Exotico », paraîtra ce 14 avril 2023. Il a été mixé par Dave Fridmann (Beach House, Spoon, The Flaming Lips, Mercury Rev).

En attendant, il nous propose son nouveau single, « Gamma Rays », sous forme de clip et il est disponible

A propos de cette vidéo, James Bagshaw a déclaré : ‘Dans les paroles du couplet, nous parlons de la grandeur de la nature, puis le refrain renverse la situation, cela ressemble à un air d'été joyeux où l'on parle de profiter des rayons, mais en vérité, profiter des rayons gamma risque de vous tuer. Il s'agit donc de cette juxtaposition de beauté et de danger que l'on trouve souvent dans la nature…’

Grâce son collage de psychédélisme, de krautrock et de dream-pop, « Exotico » donne vie à ce monde avec des détails cristallins, tout en explorant un large éventail de thèmes existentiels : l'impermanence, la mortalité, notre connexion avec la nature et l'immensité sauvage de l'esprit. À la fois cérébral et céleste, le résultat est une œuvre véritablement immersive…

La profonde connexion créative avec l'auteur-compositeur / musicien / producteur et leurs 12 jours de sessions Exotico ont marqué un changement significatif par rapport à l'approche autonome à laquelle les musicos avaient adhéré depuis l’enregistrement de son premier elpee. À cette fin, le groupe a élargi sa palette musicale pour inclure une vaste gamme d'instrumentation ; un choix approprié pour un corpus de travail inspiré par tout, des symphonies classiques aux bandes sonores d'horreur italiennes en passant par les groupes de filles de l'ère Brill Building.

Temples

Hot Motion

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« Hot motion » constitue le troisième elpee studio de Temples, une formation issue de Kettering, dans le Northamptonshire, fondée en 2012. Réduite à un trio depuis le départ du drummer, parti rejoindre la Fat White Family, elle nous propose 11 nouveaux titres de psyché pop particulièrement sophistiqués. Dispensés un peu dans l’esprit de Tame Impala. Particulièrement raffinées, les voix rappellent tantôt T. Rex (NDR : coïncidence, mais quand on voit la tête bien bouclée du chanteur James Edward Bagshaw, on pense immédiatement à Marc Bolan) ou même les Beatles. Bon, vous l’avez compris, la mise en forme est parfaite. Un peu trop quand même. Difficile de comprendre qu’un groupe aussi percutant en ‘live’ soit aussi mou du genou sur disque. Attention, les mélodies sont soignées, les guitares bien balancées, parfois réminiscentes des White Stripes, mais sous son profil le plus mainstream ; on y recèle la présence de synthés et même du mellotron sur le morceau final, « Monuments ». Mais qu’elles soient baroques, légèrement prog, menaçantes, serpentueuses, hymniques ou contagieuses, les compos semblent surtout destinées à plaire au grand public. Temples bientôt sur un label major ?

Temples

Maîtres dans l’art de faire du neuf avec du vieux…

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Ce mercredi 19 avril, le Grand Mix à Tourcoing nous invite à opérer un grand bond dans le passé. Enfin, grand, c’est très relatif, puisque ce retour va nous replonger dans les seventies. Et être réalisé par deux formations qui ont forgé leur réputation en proposant un son réminiscent de cette époque. Sortez les moustaches, cheveux crollés et vestes brillantes, c’est parti pour un voyage dans le temps.

Creatures monte sur l’estrade à 20h45 (NDR : oui c’est tard pour une première partie !) Un quintet londonien dont le look du chanteur rappelle Jeff Lynne, le leader d’Electric Light Orchestra. Son nom ? Bobby Voltaire ! Plutôt charismatique, il se trémousse dans tous les sens. Le set est rétro et parfaitement assumé. Le décor est donc bien planté. Quant à la musique, elle se révèle à la fois colorée et variée. Dans un contexte contemporain, cette situation pourrait sembler ridicule ; mais comme le style colle à l’attitude, l’effet est garanti. Et vu que les musicos affichent une mine sympathique, on passe un bon moment. (Pour les photos, c’est ici).

Il faut attendre 21h40 pour voir Temples relayer le supporting act, sur les planches du Grand Mix. Et la foule s’enthousiasme en regardant ces quatre jeunes gars, issus des Midlands, vêtus de fringues d’une autre époque. Faut dire qu’en publiant « Volcano », son deuxième opus, le band a frappé fort ! Ce qui lui a valu d’hériter d’un surnom pas facile porter : ‘Les nouveaux Tame Impala’. La pression est donc sur ses épaules avant de défendre à la fois cet elpee et son nouveau statut. Dès les premiers morceaux, on constate que non seulement la set list alterne plages du second et du premier LP, mais que celles de ce dernier ont été retravaillées, allongées, pour les besoins du ‘live’. « Sun Structures » et « Keep in The Dark » bénéficient ainsi d’une prolongation instrumentale qui le différencie de sa structure classique. Et puis, ces développements s’inscrivent bien dans un contexte néo-seventies. En outre, les jeux de lumières collent parfaitement au show  On imagine d’ailleurs que les concerts se déroulaient, à l’époque, dans ce climat, au sein des clubs londoniens. Ce qui compense, quand même, le manque de communication des musicos. Probablement une question de timidité. Il y a encore du travail à accomplir dans ce domaine…

« Certainty » et « Mystery Of The Pop » constituent certainement les deux sommets du set.  Et qui démontrent que le deuxième long playing est bien meilleur que le premier. Ce qui ne va pas empêcher Temples de nous réserver deux morceaux –superbes par ailleurs– du premier, lors du rappel (NDR : que la foule a dû réclamer avec insistance !) : « A  Question Isn’t Answered » et surtout « Shelter Song ». De quoi convaincre les derniers sceptiques. Pas de doute, ces jeunes britanniques sont passés maîtres dans l’art de faire du neuf avec du vieux. Et lorsque le band aura réussi à chasser ses complexes, il risque fort de prendre une autre dimension… (Pour les photos, c’est )

(Organisation : Grand Mix)

Temples

Entre hype et véritable talent…

La musique psychédélique est un peu comme le Phoenix : régulièrement, elle renaît de ses cendres pour livrer un nouvel avatar, héritier des traditions des années sixties et seventies. Après The Church (« Heyday ») dans les années '80, Oasis et Kasabian dans les années '90 et plus récemment, Tame Impala, Black Angels et Animal Collective, Temples, une formation originaire de Kettering dans le Northamptonshire, vient de prendre le relais. Soutenus par Noel Gallagher, l’ex-guitariste/compositeur d'Oasis, ils rencontrent actuellement une ascension assez fulgurante. Leur passage au Botanique nous permettrait donc d'aller vérifier si nous étions en présence d'un 'hype' comme l'Angleterre nous en fourgue régulièrement ou s'il s'agissait d'un véritable talent en pleine éclosion.

La salle de l'Orangerie est bien remplie et ce qui est frappant, c'est l'étendue des tranches d'âge représentées : depuis le vieux hippie reconverti au consumérisme jusqu'aux jeunes branchés arborant fièrement une frange à la Brian Jones. Sur scène, pas de surprise : les musicos ont le même look que dans leurs clips vidéos : le chanteur/guitariste, James Edward Bagshaw, est un croisement entre Syd Barrett et Marc Bolan et l'autre membre fondateur, le bassiste Thomas Edison Warmsley, semble sorti du groupe glam The Sweet.

Au moment où les musiciens montent sur les planches, on entend la musique de « Daydream », le célèbre hit du groupe belge Wallace Collection ;  mais, sacrilège, dans une version 'cover' ! Une furieuse faute de goût, si vous voulez mon avis. Enfin, dès le premier titre du concert, le superbe « Colors To Life », on doit se rendre à l'évidence : les lascars savent jouer ! Le son est parfait, les harmonies vocales époustouflantes et l'ensemble donne l'impression d'un professionnalisme sans faille. Ces petits morveux n'ont qu'un album à leur actif, l'envoûtant « Sun Structures », paru en février dernier sur Heavenly Recordings, et ils sont déjà au top de leurs capacités techniques.

La musique de Temples est un véritable kaléidoscope d'influences diverses. Dans l'ensemble, on pense évidemment à la pop psychédélique de la fin des 60’s : Pink Floyd (période « See Emily Play »), Beatles (« Tomorrow Never Knows »), The Monkees, The Zombies, The Easybeats ou The Byrds. Mais on reconnaît également ça et là quelques touches de T.-Rex (« Keep It Dark »). Dans « Sun Structures », les triolets exécutés en parfait parallélisme par les quatre musiciens font irrémédiablement penser au Yes du début des années '70.

Le public est parfaitement réceptif mais c'est « A Question Isn't Answered » qui provoquera le plus de réactions. La rythmique presque tribale évoque Kasabian et on est emporté par les mélodies très simples, jusqu'à la superbe finale a capella. Un joli moment ! Dans « Mesmerize », la formation s'autorise une digression instrumentale assez bruitiste, dans la tradition psyché. « Sand Dance » clôture le set, révélant des accents Zeppeliniens du meilleur acabit. En rappel, Temples interprètera un « Shelter Song » dominé par des harmonies vocales très 'sixties', que n'auraient pas reniées les Mama's & Papa's.

Au final, un concert techniquement parfait mais sans véritable grain de folie. Les musicos sont appliqués. Comme de bons élèves, ils reproduisent les sonorités de leurs aînés mais, ils en oublient qu'il faut casser le moule, briser le carcan, si l'on veut exister en tant qu'artiste. De plus, dans les mélodies, ils abusent, en général, de ‘clichés’, des clichés qui après quelques écoutes, se transforment en ‘rengaines’. Et surtout, l'ensemble est trop apprêté, trop propre ; on ne ressent pas l'âme, la folie, la transgression du réel qui sous-tend le mouvement psyché. En conclusion, malgré des débuts prometteurs, Temples devra s’affranchir de références encore trop présentes aujourd'hui, sil veut déployer ses ailes. A vérifier lors de la sortie de leur deuxième opus !

Setlist

Colors To Life
Prisms
Sun Structres
A Questions Isn't Answered
The Golden Throne
Ankh
Move With The Season
Keep In The Dark

Mesmerize
Sand Dance

Encore :

Shelter Song

(Voir aussi notre section photos ici)