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Templo Diez

Greyhounds

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Difficile à croire, mais Templo Diez est un groupe qui nous vient tout droit de La Haye. Pourtant, à suivre notre instinct, on serait tenté de croire que ce sextet débarque des plaines désertiques américaines. Il faut dire que Templo Diez sonne davantage comme Giant Sand que Dick Annegarn. « Greyhounds » constitue en fait le quatrième album de la formation, il fait suite à une trilogie entamée dès 2003 (« Hoboken », poursuivie en 2006 (« Winterset ») et achevée en 2009 (« Merced »).

Après m’être renseigné à leur sujet, ce dernier opus semble être leur plus abouti et leur plus complet. Celui sur lequel l’influence américaine est la plus évidente. Si certains morceaux rappellent Giant Sand, d’autres sont résolument plus sombres évoquant davantage Woven Hand voire Swans. Et je pense tout particulièrement à « Holler 2# ». De plus, la conjugaison des voix féminines et masculines, sur certains morceaux, apporte une autre dimension à l’expression sonore. Plus langoureuse, plus atmosphérique. A l’instar de « Fine As Powder ». Ces Hollandais prouvent qu’il n’est pas nécessaire de se rendre de l’autre côté de l’Atlantique pour rencontrer d’excellents groupes de folk rock.

« Greyhounds » constitue un retour à la vie pour Templo Diez. Et pour cause, leur claviériste est décédée en décembre. Le combo a donc traversé une période difficile et inactive, avant de revenir sur la scène musicale. Templo Diez aurait l’intention d’entamer une nouvelle trilogie. Elle est entamée de manière magistrale…

Templo Diez

Winterset

Écrit par

Nos vies sont trop stressantes. Affublées de questions toutes aussi récurrentes que stupides  - ‘Ai-je bien fermé à clé ? Ai-je bien éteint le gaz ? Pourquoi tout ce froid ?’- nos débuts de journée ont souvent un goût de déjà-vu. Un goût sec qui colle au palais. La mise en route de Winterset vient poser d’autres questions : ‘Pourquoi te stresses-tu ? Pourquoi douter ? Pourquoi tu n’as pas mis un pull à col roulé ?’ Titubant entre doute et plénitude les Italo-franco-néerlandais de Templo Diez déjouent, sur un pied, nos angoisses primaires. Le groupe, après le gros succès de son premier album « Hoboken », décroché en 2003, réalise ici un forcing de bien-être en gravant 13 plages dénuées d’une quelconque particule de stress. Avec grandeur, les guitares volent comme jetées dans le puits de l’infini, croisant sur leur trajet la voix de Pascal Hallibert et d’une représentante féminine à la douceur vénézuélienne. Le projet ambitieux aurait pu se casser les dents mais Templo Diez n’as pas l’intention de se faire édenter et connaît les limites à ne pas franchir en frôlant le trop ambitieux pour ne rester qu’en zone ‘humilité’. Mot qui définit bien en un seul tout le caractère de la plaque. Joli coup de My First Sonny Weissmuller en emportant dans sa besace le poids de ces artistes.

 

 

Templo Diez

Hoboken

Drivé par une Français, ce trio batave lorgne dangereusement du côté des States (Low) et de l’Espagne (Migala) : c’est presque de l’europudding, sauf que ça n’a rien d’un navet, bien au contraire. En neuf chansons d’une mélancolie diffuse, Templo Diez piétine les plates-bandes des meilleures formations slowcore, sans croûtes de boue sur les semelles. Et même si les guitares empruntent parfois des routes plus balisées (« New Sun Rising », pop, et « Come On », à la Sparklehorse), c’est seulement pour éviter de trop tourner en rond… Templo Diez a du talent pour injecter des riffs éthérés et des voix sous Xanax dans chacun de ses morceaux, mais heureusement il n’en fait pas trop son fond de commerce. C’est qu’à force de toujours remuer la même potion (aussi magique soit-elle), on attrape vite le tournis. Pour éviter ce genre d’angoisse, mieux vaut espacer les écoutes d’« Hoboken » d’au moins 24 heures… A conseiller d’abord aux insomniaques et aux fragiles du cœur.