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Teresa James

Bonafide

Écrit par

Originaire de Houston, au Texas, Teresa James s’est établie depuis bien longtemps à Los Angeles où elle a monté sa formation, The Rhythm Tramps. Cette véritable blueswoman chante et joue du piano. "Bonafide" constitue déjà  son 9ème opus solo. Il fait suite à "Come on home", paru en 2012. Pour enregistrer ce nouvel elpee, elle a pu compter sur ses fidèles collaborateurs ; en l’occurrence le guitariste Billy Watts et le bassiste Terry Wilson ; ce dernier se chargeant également de la production. Outre, son rôle principal de compositeur. En fait, il incarne l’âme des Rhythm Tramps. Enfin, lors des sessions, Teresa a pu compter sur la participation de la crème des musiciens de studio issus de L.A. 

L’ouverture est royale. Une reprise. Et elle est détonante. Il s’agit d’"I like it like that", une compo que 5 Royales avait traduite en succès, dès 1954. Teresa chante à la manière d’une rockeuse devant les répliques vocales de Terry et de Billy, tout en s’excitant derrière son piano. "Bonafide" trempe dans le funky r&b. Jay Bellarose frappe méticuleusement sur ses fûts, alors que Red Young (Eric Burdon Band) tapisse l’ensemble de son orgue Hammond. La plupart des ballades r&b sont le plus souvent inspirées du Memphis Southern soul. A l’instar du très mélodieux "Spit it out", une plage cuivrée par Darrell Leonard. De "The power of need", une piste dominée par le piano de Mike Finnigan et la guitare de Watts. Du superbe "Pick me up". Très Stax, ce morceau est illuminé par la voix de Teresa, face à la trompette de l’ex-Tower of Power, Lee Thornburg, et le sax de Ron Dziubla. Une voix qui se révèle d’une grande pureté sur le bouleversant "No regrets", une autre ballade qu’elle chante devant l’orgue Hammond et le saxophone de Sean Holt. Wilson et Greg Sutton signent "My god is better than yours", un blues/rock léger aux accents gospel. D’un timbre ravagé, ce dernier partage le micro avec Miss James. Tony Braunagel aux drums et surtout Mike Finnigan aux ivoires, impriment le tempo tout au long de "What happens in Vegas", une plage qui nous entraîne à New Orleans. Et c’est Terry Wilson qui se consacre à la guitare. Blues/funk, "Too big to fail" lorgne vers Little Feat, alors que les sonorités de cordes dispensées par Wilson sont hantées par Billy Gibbons. Red Young siège derrière l’orgue et Teresa, le piano, pour "You want it when you want it", un soul/rock vif, excitant, dansant même. En finale, Teresa chante le "Have a little faith in me" de John Hiatt, une ballade poignante ponctuée par une remarquable sortie de Jerry Peterson, sur son saxophone.

 

Teresa James

You know you love it

Écrit par

Teresa James est née à Houston, au Texas. Elle s’est cependant établie, il y a quelques années à Los Angeles. Elle y drive ses Rhythm Tramps. Mais son style musical est surtout marqué par son Texas natal et la Nouvelle Orléans. Elle sillonne les routes du blues depuis de nombreuses années et comptait déjà six albums à son actif, avant de publier ce "You know you love it". Pour concocter cet elpee, elle est soutenue par ses Rhythm Tramps ; c’est-à-dire le guitariste Billy Watts, le saxophoniste Jerry Peterson, la drummeuse/percussionniste Miss Debra Dobkin, le bassiste Terry Wilson ainsi que le notoire Tony Braunagel (deux ex-Back Street Crawler), également à la batterie, mais surtout à la production. Parmi les invités figurent John ‘Rabbit’ Bundrick (également un ex-Back Street Crawler) et Mike Finnigan à l'orgue ainsi que John Cleary au piano.

Excellent, "Hug yourself" ouvre l’elpee. Le tempo est puissant, très southern blues. Les percus sont bien à l'avant, les cuivres sont omniprésents. La musique baigne dans l'atmosphère de la Nouvelle Orléans. Le timbre vocal de Teresa libère suffisamment d’intensité naturelle pour affronter ce style subtilement funky. Caractérisé par cette belle complicité échangée entre le piano de Miss James et les cordes de Watts, "Talk to the hand" persévère dans le même registre. Une compo dont l’impact est direct. Rauque et légèrement forcée, la voix impose sa loi ; d’ailleurs tous les musiciens sont à son service. Ce qui ne les empêche pas d’être brillants. Le tempo accélère et devient franchement rock'n'roll (NDR : cette rythmique stonienne !) sur "It ain't my bad this time". Teresa chante divinement "A good day to cry", une superbe ballade sudiste. Elle manifeste beaucoup de présence, a de la réserve et s'en sert fort bien! Jerry Peterson en profite pour prendre son billet de sortie au saxophone ; et c'est le bonheur. Elle reprend la route qui mène Memphis à New Orleans pour attaquer "It might be Memphis", un bon vieux rock'n'roll balisé par le rythme du piano. Funk/R&B, "She don't mess with his buzz" met en exergue les interventions de cuivres. Tendre ballade, "The good old days" baigne dans l'ambiance insouciante de la fin des fifties, début des sixties. Teresa chante "Sunday shoes" d’une voix délicieuse, un blues fin de soirée, qu'elle aborde seule au piano, avant d'être rejointe par ses partenaires. Une compo tout à fait bouleversante. La Louisiane est aussi le berceau du zydeco, un style joyeux et festif entraîné par l’accordéon. Une ambiance très caractéristique rencontrée tout au long de "Whine, whine, whine". Le blues de "You got me where it hurts" fleure bon le Mississippi voisin. La guitare libère des sonorités primaires, pendant que Teresa chante sur un ton nonchalant. Une ambiance lugubre envahit "Look for a thang". Sonorités de claviers, percus, le sax de Jerry, mais surtout la guitare reverb entretiennent cette atmosphère, pendant que Teresa nous entraîne, la nuit tombante, au bord des swamps proches de la vieille cité de New Orleans. De toute bonne facture, cet opus s’achève par "You know you love it", une compo sauvage, imprimée sur un tempo rock'n'roll, au cours de laquelle tous les musiciens prennent leur pied avant de se retirer…