L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Terry Evans

Fire in the feeling

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Terry est né en 1944, dans le Mississippi. Au cœur du Delta, à Vicksburg très exactement. Dans sa jeunesse, il chante le gospel ; un exercice de style qu’il va poursuivre au début des sixties. A capella. Au sein des Knights. A 22 ans, il se fixe à Los Angeles, et se met à la guitare. Tout en se concentrant sur la composition, il devient un chanteur de studio réputé. Au cours des 70s, il se produit en duo en compagnie de Bobby King. Un duo qui va surtout devenir le backing band de Ry Cooder. Et pour un bon bout de temps. Ce qui leur permettra de l’accompagner à plusieurs reprises lors de ses tournées mondiales. Le tandem commet deux albums chez Rounder : "Rhythm, blues, soul and grooves" en 1990 et "Live and let live!" en 92. Terry décide ensuite d’entamer une carrière sous son patronyme. Enchaînant six opus avant ce « Fire in the feeling » : "Blues for thought" en 93 pour Pointblank, "Puttin'it down" en 95, "Come to the river" en 97, "Mississippi magic" en 2001 et "Live like a hurricane" en 2003. Ces quatre elpees sur le label Audioquest ; sans oublier le "Walk that walk" chez Telarc, en 2000.
 
L'album s’ouvre en force par "Uphill climb". Le tempo est vif. Douce et pure, la voix d'Evans est immédiatement reconnaissable. La guitare de Jimmy Scott ne tient déjà plus en place. Le rythme demeure aussi alerte, assez rock'n'roll, pour "Nothing wrong with Texas" ; une compo marquée par le piano léger et sautillant de Dave Frasier et surtout la slide de Joe Colombo. Ecrite par Ry Cooder, "My baby joined the Army" est une superbe ballade empreinte d'une immense douceur. Le chant de Terry épouse la mélodie. Au cœur de ce climat serein, le son lugubre des cordes de David Lindley et le piano à peine effleuré de Denise Bonnell se détachent. "I'll be your shelter" est d’une beauté désarmante. A cause du chant naturel de Terry ; et puis des guitares de Lindley et de Mark Shark responsables de la coloration de cette toile sonore. Le bonheur ! "Let's get gone" est manifestement hanté par l’esprit de John Lee Hooker. Un boogie léger que Terry parvient à s’approprier, tant sa personnalité rejaillit dans le rythme. Les musiciens secondent parfaitement le leader : Colombo à la slide, Hense Powell à l'orgue ainsi que la section rythmique. Parcimonieuse, elle est constituée de Jorge Calderon à la basse et de Phil Bloch à la batterie. Une cohésion qui porte à nouveau ses fruits tout au long du classique "Turn on your lovelight". L'ambiance est propice à la danse. Nous ne sommes pas tellement loin d’un Santana au sommet de sa forme. Un climat entretenu par les congas, l’orgue Hammond et surtout les éclats produits par la guitare de Jimmy Scott. La chant de Terry se profile nettement devant les interventions du trombone de George Bohannon tout au long de "Discover me", un blues particulièrement dépouillé soutenu par les vocaux de Phil Bloch et de Denise Bonnell, qu’ils dispensent tout en frappant des mains. Excellent! Une rythmique plus rock refait surface pour "I got a pony". La slide de Shark s’y révèle rugissante. Dernier blues mélodique de cet elpee, "What about me" est traversé par les cordes de Scott et l'orgue Hammond de Powell. La slide rageuse de Colombo imprime un rythme obsédant tout au long de "Racket in the room". Un superbe album qui s’achève par "Walkin' chains". La douceur y est extrême, mais elle provoque une certaine torpeur, qu’accentue la slide de Colombo au sein d’un climat où règnent l’inquiétude et la douleur. Je vous recommande vivement cet album…

Terry Evans

Walk that walk

Écrit par

Tout comme Willie Dixon, Terry Evans est né à Vicksburg, au confluent du Mississippi et du Yazoo ; et sa voix reflète bien la chaleur de l'endroit. Une voix en or, qu'on a pu entendre derrière des artistes aussi célèbres que John Lee Hooker, John Fogerty, Maria Muldaur, Dave Alvin, et quelques autres... Depuis 62, il vit sur la côte Ouest. C'est sous la forme d'un duo soul, partagé avec Terry King qu'il s'est fait connaître à travers le monde. Il a franchi un nouveau pas, lorsqu'il a intégré le groupe de Ry Cooder. Ils commettront six albums ensemble.

Dans les années 90, Terry a mené sa carrière solo de manière impeccable. " Walk that walk " constitue déjà son 4è album ; et Ry Cooder est toujours de la partie, alors que Jim Keltner tient les percussions.

D'une pureté rare, forgée dans les chœurs de gospel, la voix d'Evans est un véritable instrument. Ecouter la plage titulaire, c'est tout de suite adopter l'homme. Après quelques notes soufflées par John Juke Logan, la voix grave et puissante nous fait frémir. Et les chœurs doowop enflamment l'atmosphère lorsque Terry est rejoint par Willie Green Jr et Ray Williams. On assiste d'ailleurs au même scénario pour "Dancin' with your belly up". Sa voix emporte tout sur son passage. Le backing des musiciens peut rester discret. Seul son ami Ry se permet de créer de courts soli, très inventifs. Comme sur "The story of my life". Une chanson qui dégage un climat proche du meilleur John Lee Hooker. L'accompagnement sobre du piano de Jeff Alviani suffit à sa voix pour une merveilleuse ballade, "A stone's throw away". Le timbre d'Evans et la slide de Cooder vous flanquent le frisson sur le merveilleux "Don't give up". Et sur le blues rythmé "Let's have a ball", tout est subtilement en place. Les cordes vocales d'Evans sont un trésor national aux USA et sont capables de vous arracher les larmes des yeux. Tendez donc l'oreille à "I'll get over you", et vous n'y résisterez pas...