Tout comme Willie Dixon, Terry Evans est né à Vicksburg, au confluent du Mississippi et du Yazoo ; et sa voix reflète bien la chaleur de l'endroit. Une voix en or, qu'on a pu entendre derrière des artistes aussi célèbres que John Lee Hooker, John Fogerty, Maria Muldaur, Dave Alvin, et quelques autres... Depuis 62, il vit sur la côte Ouest. C'est sous la forme d'un duo soul, partagé avec Terry King qu'il s'est fait connaître à travers le monde. Il a franchi un nouveau pas, lorsqu'il a intégré le groupe de Ry Cooder. Ils commettront six albums ensemble.
Dans les années 90, Terry a mené sa carrière solo de manière impeccable. " Walk that walk " constitue déjà son 4è album ; et Ry Cooder est toujours de la partie, alors que Jim Keltner tient les percussions.
D'une pureté rare, forgée dans les chœurs de gospel, la voix d'Evans est un véritable instrument. Ecouter la plage titulaire, c'est tout de suite adopter l'homme. Après quelques notes soufflées par John Juke Logan, la voix grave et puissante nous fait frémir. Et les chœurs doowop enflamment l'atmosphère lorsque Terry est rejoint par Willie Green Jr et Ray Williams. On assiste d'ailleurs au même scénario pour "Dancin' with your belly up". Sa voix emporte tout sur son passage. Le backing des musiciens peut rester discret. Seul son ami Ry se permet de créer de courts soli, très inventifs. Comme sur "The story of my life". Une chanson qui dégage un climat proche du meilleur John Lee Hooker. L'accompagnement sobre du piano de Jeff Alviani suffit à sa voix pour une merveilleuse ballade, "A stone's throw away". Le timbre d'Evans et la slide de Cooder vous flanquent le frisson sur le merveilleux "Don't give up". Et sur le blues rythmé "Let's have a ball", tout est subtilement en place. Les cordes vocales d'Evans sont un trésor national aux USA et sont capables de vous arracher les larmes des yeux. Tendez donc l'oreille à "I'll get over you", et vous n'y résisterez pas...

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