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Terry Hanck

Gotta bring it on home to you

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Saxophoniste, Terry Hanck est âgé de 66 ans. Malgré les tempes et les cheveux gris, ce chanteur/compositeur/arrangeur/musicien est reconnu pour son immense talent de souffleur. Au sax ténor, bien sûr ! Son style est forgé dans le blues, mais un blues qu’il teinte de soul, de R&B et de rock'n'roll. Il puise ses principales influences au cœur des années 50. Né à Chicago, Terry est un passionné du blues. Il a fait le pas californien au cours des sixties. Plus tard, il milite au sein du backing band de l’ex-guitariste du Paul Butterfield Blues Band, Elvin Bishop. Début du millénaire, Hanck incite Chris ‘Kid’ Andersen à émigrer en Californie. Le Norvégien deviendra le gratteur attitré du souffleur, pendant plusieurs années. Et c’est le Kid et Hank qui produisent ce nouvel elpee. Johnny ‘Cat’ Soubrand a repris le rôle de sixcordiste au sein du Terry Hanck Band, aux côtés du drummer Butch Cousins et du bassiste Tim Wagar. Terry avait déjà publié un long playing en 2011. Intitulé "Look out!", il était paru chez Delta Groove. Le nouvel opus est sorti sur le même label. Un disque pour lequel il a reçu le concours de son backing group, mais aussi d’une belle brochette d’amis, pour la plupart des stars du blues contemporain.

"Right now is the hour" ouvre la plaque. Une compo signée par son vieil ami Elvin Bishop. Enrobée de chœurs gospel, parcourue par les cordes de Cat Soubrand et dynamisée par le saxophone en délire du leader, cette chouette plage de pop/r&b aurait pu alimenter un jukebox de la fin des 50s. Un riff de guitare familier aborde sa reprise du "Whole lotta lovin". Terry vide ses poumons sur ce titre signé Maxwell Davis/Joe Josea et popularisé par BB King. L’orgue Farfisa de Jim Pugh libère des sonorités vintage et Kid Andersen se réserve la guitare sur "Pins and needles", une plage ludique, ensoleillée et bien rythmée. "Peace of mind" nous replonge dans l'atmosphère du Chicago Westside, époque Magic Sam. A cause de ce riff de gratte rythmique bien caractéristique. Bob Welsh siège derrière le piano et Cat nous livre un superbe envol enflammé de notes torrides. Très jazz, "T's groove" est un instrumental saturé… de groove. Jim Pugh prend la direction de Memphis et se souvient d’un certain Booker T. Ce qui explique le titre de ce morceau. "My last teardrop" baigne au cœur d’une atmosphère festive. Celle de la Louisiane. Les spectres de Guitar Slim et de Fats Domino planent. Soubrand démontre une nouvelle fois sa dextérité aux cordes. Le sax baryton de Doug James rejoint le ténor de Hanck, tout juste pour libérer ce dernier lors d’un changement de rythme dévastateur. "No gettin' over me" est un succès recueilli autrefois par Ronnie Milsap. Sur cette reprise, la voix féminine de Lisa Leu Andersen soutient celle, particulièrement soul, de Terry. On navigue alors dans un climat qui me rappelle quelque part Junior Walker & The All Stars. Seconde piste instrumentale, "Jam up" est un classique du R&B des années 50, composé à la Nouvelle Orléans par Tommy Ridgley. Une piste balisée par la basse de Tim Wagar et les ivoires de Welsh. Une belle rampe de lancement pour propulser les solos de Soubrand, James et Hanck, au firmament… Terry signe "Gotta bring it on home to you", un blues légèrement teinté de rock, plutôt cool, qui permet à nouveau la sortie de trois solistes. Mais aux six cordes. En l’occurrence, Soubrand, Kid Andersen et Miss Debbie Davies (NDR : elle participe également aux vocaux). Excellent ! Terry chante autoritairement "One horse town". Cette finale dansante, très r&b, mais aux accents funkysants, entretient une ambiance endiablée, au cours de laquelle tous les acteurs participent avec beaucoup de plaisir …

 

Terry Hanck

Look out!

Écrit par

Agé de 67 balais, Terry est saxophoniste. Et sur la West Coast, c’est certainement un des meilleurs. Il est originaire de Chicago. Pas une tare quand on pratique le blues. Son éveil musical, il le puise au cours des fifties. En écoutant les pionniers du rock'n'roll, mais aussi du R&B. La veille de ses 21 ans, il s'achète un saxophone. En 1967, il émigre vers la Californie, et d’établit définitivement à San Francisco, deux ans plus tard. L’année suivante, il fonde ses Grayson Street Houserockers ; mais il faudra attendre quelques années avant qu’il ne se forge une certaine notoriété au sein de l’Elvin Bishop Band. Au début du nouveau siècle, il rencontre le guitariste norvégien Chris ‘Kid’ Andersen, à Oslo, et le persuade de s’installer également, en Californie. Ce qui va permettre à Andersen d’asseoir sa réputation, tantôt en épaulant Charlie Musselwhite ou chez les Nightcats de Rick Estrin. Mais jamais, il n'a abandonné sa collaboration avec Terry Hanck.

Notre saxman comptait déjà cinq opus à son actif : "Live & raw", paru en 1997, "I keep on holdin' on", en 2002, "Live!", en 2004, "Night train", en 2005 et "Always", en 2008. Pour ce nouvel elpee, il est soutenu par son backing band : ‘Johnny Cat’ Soubrand, son fidèle gratteur depuis plus de huit ans, Butch Cousins (NDR : dont le frère Richard n’est autre que le bassiste de Robert Cray) aux drums et Tim Wagar à la basse. Et lors de l’enregistrement de ce nouvel elpee, publié par l'écurie dans le vent Delta Groove, Terry a également reçu le concours de Kid Andersen et Chris Welsh aux claviers. Enfin, les sessions se sont déroulées au sein des studios du Kid, le Greaseland, à San José.

Terry signe quatre compositions. Tout d’abord "Here it comes", morceau qui ouvre l’album. Une piste caractérisée par une intervention saignante du Kid aux cordes. Le long blues lent, "You coulda let me go", ensuite. Une plage au cours de laquelle son guitariste, Johnny Boy, excelle. "Girl girl girl" encore. Un reggae plutôt léger. Et enfin "Appreciate what you got", un R&B qui met bien en exergue son sax ténor devant l'orgue Hammond de Welsh. Sans oublier "I keep on holding on". Cette exquise ballade lente est également le titre maître d’un de ses précédents long playings. Mais c'est sans aucun doute lors des reprises que Terry se révèle le plus efficace. Sa cover du "Keep a drivin" de Chuck Willis est savoureuse. Une ballade parfaitement adaptée à ses sorties au saxophone. Tout comme l'explosif "Ain't that just like a woman" de Louis Jordan, un titre au cours duquel Johnny Kid se montre souverain dans le west coast jump, avant de céder le témoin au redoutable Hanck qui ‘honke’ dans son sax! Quelle pêche! Une recette à nouveau adoptée lors du célèbre "Train kept a rollin'". La version swing du "My girl Jasephine" de Fats Domino accroche instantanément l’oreille. Et mieux encore, la réplique nerveuse de "Just one more time", une perle écrite par Ike Turner, permet une dernière fois à Andersen de faire vibrer ses cordes. Enfin, en ajoutant le long périple funky "You give me nothing but the blues", le résultat final est tout simplement digne du label Delta Groove!