Death Valley Girls de retour sur terre

Les Death Valley Girls sont une valeur sûre de la scène rock du sud de la Californie. Après avoir détruit la maison de la chanteuse Bonnie Bloomgarden à Altadena, les incendies dévastateurs qui ont ravagé la ville ont été une source d’inspiration poignante…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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The Auteurs

How I learned to love the bootboys

Tout comme Ray Davies, Luke Haines est un observateur attentif du déclin de la société contemporaine, britannique en particulier. Tout comme le légendaire chanteur/compositeur des Kinks, Luke est un littéraire. Et lorsqu’il compose les lyrics de ses chansons, il trempe sa plume dans l’ironie et le cynisme. Tout au long de son nouvel opus, " How I learned to love the bootboys ", il crache, de sa voix sèche et fragile, ses mots comme un serpent dans un ruisseau de débauche, d’amertume et de malveillance. Luke hait la nostalgie et le sentimentalisme. La fascination n’est qu’obsession et le spectacle voyeurisme. Lorsqu’il trouve une correspondance directe entre l’absence de couleur de l’Albion des seventies et le burlesque du monde actuel, c’est pour mieux la disséquer, avec la conscience implacable d’un chirurgien. En douze chansons, depuis l’évocation glaciale et insouciante du tube des Rubettes, " Lollop ", jusqu’à l’inquiétude suscitée par la génération future, les Auteurs essaiment leurs mélodies pop au charme faussement naïf, à l’électricité fugace, mais sauvage, un peu comme un T Rex qui aurait été privé de ses paillettes. Un bien bel album !

 

The Auteurs

Now I´m A Cowboy

En 1993, la scène britannique accouchait de deux révélations néo-glam. Suede tout d'abord. Mais que le premier album n'a pu entièrement démontrer, malgré un énorme battage médiatique. The Auteurs, ensuite. Sans tambour, ni trompettes. Mais avec une musique fraîche, basique, raffinée, décadente, soulignée d'accents classiques que matérialisera l'elpee "New Wave". Un groupe qui respecte par ailleurs son public en ne se dérobant pas aux tournées extra-insulaires (!)... "Now I'm A Cowboy" a conservé toutes les qualités du précédent opus, mais elles sont dispensées d'une manière plus rock. A cause du recours plus fréquent à la guitare électrique. A l'image de la nouvelle version de "Lenny Valentino" qui ouvre le disque. Ce qui ne veut pas dire que les cordes acoustiques y soient absentes. Mais sous-jacentes, venimeuses, malveillantes, elles laissent l'initiative à l'électricité acerbe (Only Ones?). Une œuvre puissante, dont les mélodies finement ciselées par le violoncelle hypnotique, obsessionnel, épisodiquement traversées d'un xylophone obstiné voire d'un saxophone torturé, favorisent l'épanchement vocal sensuel, chuchoté, vitriolé de Luke Haines. Remarquable!