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The Breath Of Life

Under The Falling Stars

The Breath of Life est un groupe belge articulé autour de la voix d'Isabelle Dekeyser. Il est de retour après 5 ans d’absence et nous propose un LP qui s’inscrit parfaitement dans le prolongement d'une carrière déjà bien fournie. Formé à Gembloux, il y a presque 30 ans, le combo pratique une darkwave gothique aux accents lyriques. Et il faut le signaler : c'est une des rares formations dont le rayonnement dépasse les frontières de la Belgique.

« Under The Falling Stars » marque le retour de Philippe Mauroy, un des musiciens fondateurs de TBoL. Vu qu'il est, comme Didier Czepczyk, guitariste et bassiste, les deux compères ont joué aux chaises musicales ; et, cette fois, c'est Philippe qui s’est consacré à la guitare et Didier, à la basse. La production est assurée par Gilles Martin (Tuxedomoon, Malaria, Wire, Minimal Compact, Indochine), qui a travaillé pour le band sur ses 5 premiers elpees.

On retrouve ici à nouveau –et avec grand plaisir– ce qui a fait le succès de The Breath of Life : des compositions ciselées, une voix éthérée et ensorcelante, des guitares délicates, une basse groovy, des vagues vaporeuses de synthétiseurs et, ça et là, quelques superbes arabesques au violon. 

Le style oscille entre celui de Monica Richards (Faith And The Muse), Kate Bush, Liv Kristine ou encore Cocteau Twins. Le single/promo track, « Crime Passionnel », est sans nul doute, le morceau le plus accrocheur, rehaussé par un refrain superbement onirique. Dans « The Magic of Dreams » et « Hide » on décèle une touche de Trip-Hop, qui n'est pas sans évoquer Massive Attack ou Portishead. « Stolen Dreams » se distingue par ses lignes de guitares cristallines. Sur certaines plages, et surtout « Black Out », le violon électrique et les harmonies lorgnent même un peu du côté de la musique progressive d'un Kansas voire d’un UK. Des références de qualité, du moins aux yeux (et aux oreilles) de votre serviteur ! Quant à « A New Reality », c'est une composition d'une élégance folle. Une intro hypnotique, un développement lent et captivant, qui débouche sur un final étonnant dominé par une rythmique électronique et des guitares abrasives. Sublime !

Seule petite ombre au tableau en tous points positifs, on épinglera quelques petites faiblesses au niveau de l'écriture et de la prononciation dans la langue de Shakespeare (l'accent tonique !), mais au final, c'est aussi ce qui fait le charme des chanteurs et chanteuses francophones ; ce qu’on appelle le ‘charme français’ !

« Under The Falling Stars » est un superbe album. Nul doute qu'il insufflera un nouveau souffle dans la carrière, exemplaire, de ce quintet wallon vraiment attachant.

Pour commander l’album en format vinyle, CD et/ou digital: rendez-vous chez Wool-e-Discs, ici 

 

The Breath Of Life

Taste of Sorrow

Cet ensemble belge aurait pu finalement relever du label arty ‘Lively Art’. Si New Rose avait encore été de ce monde. Parce que la musique de Breath of Life présente de nombreuses similitudes avec la ‘touching pop’ incarnée, à la mi-eighties, par des ensembles hexagonaux comme Mary Goes Round, Asylum Party et Little Nemo. Coïncidence, mais c'est Gilles Martin qui produit "Taste of Sorrow". Un ingénieur du son belge que l'on a souvent retrouvé impliqué dans les sessions d'enregistrement du défunt Little Nemo. Mais, si le goût du chagrin baigne dans une solution romantique, atmosphérique, ‘cocteautwinesque’, il bénéficie surtout de la présence d'une chanteuse d'exception. Isabelle De Keyser. Une vocaliste dont le timbre vocal est capable de s'épancher, soit en inflexions angéliques, immaculées, à la Chloë St Lyphard, soit en inflexions sauvageonnes, punkysantes, plus proches de Siouxsie Sioux. Brillant! Même si ce style n'est plus vraiment dans l'air du temps...