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The Buff Medways

1914

Sur la pochette de ce disque, trois types au milieu d’un champ se réchauffent en fumant des cibiches. L’un porte un képi. Le deuxième un casque pointu. Le troisième une moustache de Poilu. On dirait qu’ils s’apprêtent à charger l’ennemi. Le disque, d’ailleurs, s’intitule « 1914 ». La Première Guerre Mondiale. Les tranchées, la survie, le bruit des explosions. Et de fait, ce disque fait beaucoup de boucan : on y entend des guitares qui flambent, une batterie qui pétarade, une basse qui tronçonne. Et un type qui gueule comme s’il venait de sauter sur une mine. Ce type s’appelle Billy Childish, un vétéran de la cause rock’n’roll. Depuis plus de 20 ans, il sort des disques de « vintage garage » dans l’indifférence la plus totale, sous son nom ou divers pseudonymes. Il a joué dans des dizaines de groupes, dont les Thee Headcoat (une formation qui implique Holly Golightly, la bonne copine de Jack White). Jack White, justement, est un grand fan. Mais Billy n’en a pas grand chose à foutre : il fait du rock depuis tellement longtemps… Un peu comme Mick Collins des Dirtbombs (cfr The Gories et Blacktop), dont les Buff Medways sont assez proches : même énergie, même entrain, mêmes ululements d’amour (« Sonya Fagg », « Just 15 »). C’est crade, c’est bruyant, c’est violent. De Dick Dale (« Mons Quiff ») aux Sex Pistols (« Barbara Wire », punk), le rock a souvent côtoyé l’hystérie. Avec Billy Childish et ses Buff Medways, il continue sur sa lancée. Voilà ses plus beaux enfants bâtards… Et ils n’ont pas fini de brailler.

The Buff Medways

Medway Wheelers

Écrit par
Parfois, on rencontre des gens mystérieux. Prenez Billy Childish, par exemple. Ce gars est une légende vivante, un spectre mythique sous une peau d'homme. Vous ne comprenez rien à tout ce charabia ? Bon, pour vous situer: Howlin' Pelle Almqvist (The Hives) crève d'envie de posséder la discographie complète de Childish (estimée à plus d'une centaine d'œuvres…), Jack White a vainement essayé d'inviter le bonhomme à venir peindre (?) en préambule d'une de ses performances rouge et blanche. Kurt Cobain, lui-même, le chérissait depuis la sortie de "I'am the Billy Childish", disque nombriliste édité par Sub Pop en 1991. Et aujourd'hui, l'organe bluesy défoncé de Dan Auerbach (The Black Keys) s'inspire directement des déviances vocales du bon vieux Childish. Véritable icône en ce bas monde, le gaillard se permet une excursion en compagnie de ses Buff Medways. Le temps d'un album, Billy délaisse ses multiples activités artistiques (écrivain, poète, peintre, critique ou éditeur) et c'est en guitariste-chanteur conquérant que l'on retrouve l'artiste. The Buff Medways signent là un nouvel album et viennent confirmer que Childish demeure la seule et unique incarnation du rock-garage, le maître à penser d'une meute de jeunes loups aux dents bien longues. "Medway Wheelers" est une tuerie, une chiasse virulente de blues décapant: douze titres, douze singles. Sur disque, la facilité mélodique des Kinks croise le fer avec les riffs crasseux de Bo Diddley. Childih est de retour sur terre. Pour combien de temps ? Personne ne sait. Seule certitude: les mauvais élèves du revival rock'n'roll ont intérêt à la jouer profil bas… Billy a la gâchette facile !