Les mille destins d’eightycuts

Nouvelle signature du label Teenage Menopause, eightycuts réunit Siam Coudrais à la batterie et Grégoire Léauté Culioli à la guitare et au chant. Le duo publiera son premier long playing, Thousand Fates, le 25 septembre 2026. Inspiré par Solénoïde de Mircea…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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The Catheters

Howling… It Grows and Grows ! ! !

« Static Delusions and Stone-Still Days », le précédent album de ces Américains sorti il y a deux ans, n’avait pas rencontré le succès escompté. Motif ? Sause sans doute l’écrasante concurrence médiatique de tous les autres groupes du même genre (punk-garage), des Vines aux Strokes. Pourtant, cet opus débouchait diablement les tympans ; et c’est pareil avec celui-ci. Strident et incisif, « Howling… » frappe de plein fouet l’amateur de punk CBGB, crade aux entournures et furieusement addictif. Comme un Iggy en pleine descente d’acide, Brian Standeford éructe ses nerfs en pelote jusqu’à l’étranglement. Ce rock carré et couillu déchire : les VU dans le rouge et le doigt du milieu bien levé (sale, le doigt). Les riffs en bataille, la batterie au bord du cataclysme, The Catheters violent le punk avant de le rouer de coups, face contre terre et les fesses à l’air. Moralité : par où The Catheters passent, ils laissent des traces.

The Catheters

Static Delusions And Stone-Still Days

Les Strokes seraient-ils au rock ce que Scream était aux slasher movies ? Explications : lorsque Wes Craven réalisa sa bluette d'horreur pour ados attardés et fans de série B, il ne s'imaginait sans doute pas devenir le nouvel ambassadeur d'une vague de films abominables où de pauvres bimbos se faisaient trucider par des tarés masqués au gros complexe d'Œdipe. Pourtant, à l'origine, son film était sympathique, mélangeant l'horreur et la mise en abîme d'une façon hilarante et bien foutue. C'est la même chose pour les Strokes : en revenant aux racines du rock'n'roll avec leur look CBGB, leurs chansons revêches de trois minutes et leur attitude digne d'une star des seventies, les jeunes New-Yorkais nous rappelaient au bon souvenir des Stooges et de Television. Résultat : un album terrible, une vraie claque, et un bon gros "Fuck" viril aux électroniciens justement en panne d'inspiration. Sauf que ces jeunes branchés de la Grosse Pomme ont engendré à leur suite toute une myriade de groupes soi-disant rock'n'roll, nous faisant aussitôt regretter notre enthousiasme pour ce garage punk revival. Servi à toutes les sauces, ce rock-là deviendrait presque aussi tannant que la lounge, tant on en bouffe depuis des mois : "Back to the roots", clamaient plus d'un journaliste lors de la sortie de "Is This It ?", aussi excités que des vieux ados ayant redécouvert leurs vieux disques d'enfance oubliés dans le grenier. Eh bien non, y en a marre de ces Shins, Yeah Yeah Yeahs, Vines, The Plan, Gluecifer, Von Bondies, McLusky, The Catheters et j'en passe (il en naît un par jour, comme des parasites). Le rock est vivant ? D'accord. Mais qu'on en finisse avec ces groupes marketés qui se dégonflent comme des baudruches après trois écoutes de leurs disques.