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The Cave Singers

Welcome Joy

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Bien qu’inspirés par The Replacements, les Pixies ou encore Fleetwood Mac, et provenant paradoxalement de la scène post-punk du nord-ouest des States, les trois ‘chanteurs des cavernes’ apportent une couleur 100% folk électro-acoustique aux dix titres de cette œuvre à faire rougir de plaisir tous les truckers ricains tatoués, élevés au maïs transgénique et à la meilleure country… Les overdrives criards des nombreux projets annexes (Murder City Devils, Hint Hint, Cobra High…) laissent place ici à des guitares électriques très épurées, sans le moindre effet de pédales, semblant directement sortir d’un vieil ampli à lampes. Un flux sonore qui se fond discrètement mais efficacement dans un flot de guitares sèches élégantes…

Ce retour aux sources et à la simplicité rappelle tour à tour le heavy folk dispensé sur le troisième elpee du Led Zeppelin (« Bron yr aur stomp » en particulier…) ou alors le Dylan originel, c’est-à-dire celui qui est le plus proche (NDR : ou l’inverse) du désormais incontournable et mythique Will Oldham ; une impression corroborée par certains arrangements minimalistes du trio basse/batterie/guitare. A moins que ce ne soit dû au timbre vocal éraillé mais envoûtant de Pete Quirk.

Le deuxième album de The Cave Singers, trio originaire de Seattle, est un véritable cadeau. Une œuvre qui pourrait devenir intemporelle, malgré cette étiquette ‘folk made in U.S.A’ que les médias spécialisés lui ont collé sur le dos, une étiquette très susceptible de limiter la marge de manœuvre artistique. Pourtant, on n’a jamais le sentiment que la formation s’impose des limites. Ce qui explique pourquoi, cet opus baigne dans la musique avec un grand ‘M’, faisant fi des modes et des courants, respectant des valeurs et des traditions musicales souvent oubliées ou snobées et replaçant la musique –et pas la coupe de cheveux, ni le modèle de guitare– au cœur du sujet, en la considérant comme nous devrions l’envisager plus souvent : juste comme de la musique, tout simplement. Sans autre prétention que d’être sincère et captivante.

Si, comme votre serviteur, vous ressentez l’envie épisodique de sillonner les routes de campagne en voiture sans but précis, simplement pour admirer les couleurs de l’automne ou vous vider la tête entre deux disputes conjugales, pensez à avoir l’excellente idée d’insérer « Welcome Joy » dans votre lecteur cd ; compagnon discret et bigrement agréable pour ce genre de virée champêtre en solitaire. Cependant, veillez aussi à jeter régulièrement un œil sur votre jauge d’essence, car cette petite perle folk est susceptible de vous emmener très loin sans même que vous vous en aperceviez.

Y’a pas à dire, parfois ils sont quand même forts ces cow-boys. Chapeau bas! That’s all folks… Heee Haaaaaaaa!

 

The Cave Singers

Invitation Songs

Écrit par

“Invitation Songs” constitue le premier album de The Cave Singers. Premier opus donc d'une bande de trois artistes issus de Seattle et qui sont tout sauf des jeunes premiers ! En effet, Pete Quirk (voix, guitare, harmonica, mélodica) a été membre du groupe post-punk Hint Hint avant de devenir le chanteur de The Cave Singers. Derek Fudesco (guitare et basse) a été le bassiste de Girls Make Graves et aussi de Murder City Devils, ce qui n'est franchement pas mal nous en conviendrons... Quant à Marty Lund (drums et guitare), il n'est pas en reste puisqu'il a milité chez les Cobra High. Autant dire que nos trois amis connaissent leurs gammes.

Cet “Invitations Songs” parvient cependant à surprendre. Pete, Derek et Marty avaient tous roulé leur bosse dans des genres musicaux pour les moins musclés, le rock dans des sous-genres plutôt punk et métal. Ils ont désormais réunis pour nous servir une musique calme, claire et limpide, tout au long d’un disque sculpté dans le folk rock ! Et le pari est réussi au point que je me suis demandé s'ils n'avaient pas refoulé leur véritable instinct jusqu'à ce jour. Les caractéristiques majeures des dix morceaux servis sur un petit disque miroitant de mille feux sous le néon de ma cuisinière sont la sobriété, la guitare sèche maîtrisée et la voix nasillarde à souhait de Quirk. Le rendu est très bon. On se prend à rêver à cette 'autre' Amérique : celle des éternels colons, celle des forêts de pins des Appalaches, celle des bateaux à roue à aubes, des Canyons, de la Nationale 66, de... d'accord, j'avoue, je n'ai jamais mis les pieds aux Etats-Unis. Mais qu'importe ! L'essentiel c'est que le décor soit planté et que l'on s'y plaise.

J’attribuerai une mention particulière à “Helen”, une chanson d'amour au texte fort, accompagné d'une mélodie spectrale. Rarement mélancolie n’a été aussi douce à entendre. Peut-être que le chant de Quirk n'est pas étranger à cette agréable impression. D'ailleurs il y a des choses à dire sur cette voix aiguë et nasillarde qui doit imiter le vol du moustique sans pareil (écoutez donc “New Monuments”, vous verrez tout de suite ce que je veux dire). Malgré ces particularités, elle colle à merveille à l'atmosphère de l'album et se laisse entendre avec plaisir. Dans l'ensemble, vous l'aurez compris, la première œuvre de The Cave Singers est une agréable découverte. Et si je puis terminer ce papier en donnant un conseil à ceux qui rêvent d'Amérique : une bonne Budweiser bien fraîche dans une main, un Atlas dans l'autre et “Invitation Songs” dans les oreilles, et vous voilà au pays de l'Oncle Sam ! Alors, que demande le peuple ?