La terre fissurée de Daffo

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La vie explosive de Fine Lame

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The Clean

Getaway (Réédition)

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« Getaway », album de The Clean paru en 2001 (NDR : voir chronique ici) a été réédité fin 2016 ; et la nouvelle version a été enrichie de deux albums enregistrés en public. Soit « Slush fund », gravé en 2001 et « Syd's Pink Wiring System », paru en 2003, ce dernier afin de promouvoir la future tournée américaine. La formation néo-zélandaise y combine psychédélisme, pop, dub, rock, folk, punk et krautrock, suivant les morceaux. Outre le talent de David Kilgour (NDR : qui signe évidemment la pochette de l’elpee) à la gratte, on épinglera la ligne de basse mélodieuse tracée par Robert Scott et le drumming ‘motorik’ de Hamish Kilgour sur les morceaux les plus percutants. Un regret, le vocal un peu trop monocorde. Que ce soit David ou Robert. Détail qui a son importance, lors du set accordé au Sammy’s à Dunedin, en octobre 2000, Martin Philipps, le leader de The Chills, a apporté son concours à la guitare et à l’ominchord, sur deux morceaux.

Fondé en 1978, The Clean pratiquait une musique hypnotique, épique, reptilienne, sauvage, crue, échevelée ou improvisée, suivant les périodes de son existence. La plupart du temps, quand même très électrique et expérimentale, tout en préservant un sens mélodique certain. Certains médias considèrent même ce groupe comme l’héritier naturel du Velvet Underground, de Can, Neu et Television, pour cet aspect purement électrique, et Love ainsi que Spirit pour la face la plus acoustique. Il incarne également un des piliers de ce qui a été baptisé le ‘kiwi rock’, si bien illustré par les formations et artistes qui ont forgé la notoriété du label Flying Nun…

 

The Clean

Getaway

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Depuis que le label Flying Nun n'est plus distribué chez nous (NDR : mais existe-t-il encore ?), les formations néo-zélandaises ont pratiquement disparu du paysage musical. Ce qui est dommage, car cette scène antipodale a donné naissance à des groupes aussi remarquables que les Verlaines, JPS Experience, Bats, Bailter Space, The Clean et j'en passe. Fondé en 1978, séparé en 81 et reformé en 89, The Clean avait d'ailleurs ouvert la voie à la reconnaissance internationale de cette scène. Et s'il jouit encore aujourd'hui d'une aussi flatteuse réputation, c'est parce qu'il est parvenu à changer plusieurs fois de label. Influencé à l'origine par le poscard (Orange Juice, Aztec Camera), le krautrock (Neu, Can), les Go Betweens, New Order, Wire et Television, il est lui-même devenu une référence incontournable pour des ensembles émargeant à la lo fi tels que Pavement, Guided By Voices et Superchunk. Son dernier opus remonte quand même à cinq bonnes années. Et son nouvel album est toujours aussi imprévisible et énigmatique. Parce que plusieurs fragments expérimentaux, psychédéliques, le plus souvent instrumentaux entrecoupent des chansons pop à la crudité mélancolique, ciselée dans une électricité torturée, grésillante, vivace ou des cordes de guitare semi acoustique à l'intensité troublante; le tout imprimé sur un tempo hypnotique procuré par des drums âpres, arides, au gré de mélodies particulièrement contagieuses, mais clean, très clean…

 

The Clean

Unknown country

Si le trio de Dunedin ne s'était pas séparé entre 81 et 89, il fêterait son vingtième anniversaire en 98. Faut dire que Clean demeure une référence de choix sur l'échelle de la pop mélodique. Et pas seulement aux antipodes. Ni depuis que leur single " Tally ho " a permis au monde de découvrir qu'il existait une scène homogène et intéressante en Nouvelle-Zélande. Mais surtout parce que cet événement permettra aux Verlaines, JPS Experience, Chills et consorts de se forger une réputation sur la scène indépendante internationale. Mais de là à imaginer que toutes ces formations allaient inonder les charts de leur production, il y a une marge que la presse protectionniste s'est empressée de bien délimiter. Préférant dans doute que ces envahisseurs (!) demeurent confinés dans leur " Unknown country "... Bref, revenons au nouvel opus de Clean. Dont le style n'a jamais été aussi proche, aujourd'hui de celui de Wire. Il ne subsiste d'ailleurs que de très superficielles traces de leurs affinités qu'ils avouaient autrefois pour Neu, Can, Television et le Velvet Underground. Et même si le minimalisme est toujours de rigueur, c'est le frisson pop qui est recherché. Ce qui nous autorise probablement, à cause de ces petites touches de psychédélisme, issues d'effets spéciaux voire spatiaux, de ce tempo hypnotique et de la place de plus en plus conséquente, occupée par les accords d'un piano devenus aussi sonores que chez Wim Merttens, de penser à Wire. Cependant, sans être révolutionnaire, cet album reste agréable, bourré de charme et de mélancolie, recelant en outre quelques perles de pop pure, telles que l'instrumental " Chumpy ", où violon et synthés font bon ménage, le hit potentiel " Changing your head ", qui ne sortira probablement jamais en single, et quelques autres que nous vous invitons à découvrir.

 

The Clean

Modern Rock

Il y avait cinq ans que le mythe néo-zélandais n'avait plus donné signe de vie. Lors de l'enregistrement du précédent opus, "Vehicle". Concocté à l'issue d'une tournée qui célébrait la réunion du groupe, séparé depuis 1981. En fait, les musiciens de Clean étaient trop absorbés par leurs expériences personnelles. David Kilgour en solo et Robert Scott dans son périple à travers le monde, pour épauler Bats. Et puis le trio avait décidé de se réunir sans contrainte, lorsque le besoin s'en serait fait sentir. "Modern Rock" en est donc le résultat. Un disque déconcertant. Pop, bien sûr. Mais hanté par des claviers. Krautrock (Neu, Can), obsessionnels (Blue Orchids?), minimalistes (Stereolab?) ou même rognés par les sixties (Doors ? Iron Butterfly ?) Les mélodies tendres mais énigmatiques, spontanées et vibrantes, épanchent une mélancolie stimulante. Parfois à la sensibilité proche d'Ed Kuepper, sur "Linger longer", notamment, lorsque frissonne les accords de piano frémissants ou encore de House of Love dans "Something I need" et "Do your think", mais avec une texture de cordes de guitare totalement différente, semi-acoustique. Un disque à la fois étrange, rafraîchissant, de "Modern Rock" quoi!