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The Elevators

Relatively blue

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Issu de la région de Brighton, ce blues band anglais s'inspire largement de B.B King. Très 'british' ces gentlemen accordent une grande importance à l'aspect mélodique de leurs compositions. Ils appartiennent à un mouvement qui a fait autrefois et encore aujourd'hui largement recette dans l'Albion ; et dont Eric Clapton et Peter Green incarnent certainement les plus parfaits symboles. Les Elevators me font également penser à un autre blues band anglais aujourd'hui malheureusement disparu : les Producers.

John Whippy en est le leader, chanteur et guitariste. Au sein du groupe, il joue le rôle de Peter Green. Phil Greaves, l'autre guitariste celui de Clapton. Martin Robinson à la basse et Mick Hill à la batterie complètent le line up. Une formule qui tient bien la route, car lorsqu'un des guitaristes exerce la fonction de soliste, le second assure aussitôt la rythmique.

Les Elevators se penchent tout d'abord sur le répertoire de B.B King. Ils interprètent ainsi "Understand (I'll survive)" avant de passer avec beaucoup de talent au fameux "Everyday I have the blues". Renforcés par les Brass Monkeys, une section de cuivres au sein de laquelle Miss Jane Stimpson nous réserve un solo à la trompette, ils reprennent le "That's what I'll do" de Robert Cray, dans un style plus saignant. "Seven L-O-N-G days" est une plage nerveuse. Le chant est situé entre Clapton et Green. La partie de guitare est assez originale. Les aficionados de John Mayall et de Peter Green vont être ravis d'entendre la reprise de "A hard road". Elle constituait la plage titulaire de l'album des Bluesbreakers impliquant Green. La version est très agréable. La guitare rythmique sans faille. J'apprécie toujours autant le son réverbéré de la Gibson Les Paul. Le répertoire demeure très classique. A l'instar du "My time after a while" de Buddy Guy, un titre que Clapton aimait interpréter ; du "All over again" de BB King, un savoureux slow blues modestement cuivré ; ou encore du "Double Trouble" d'Otis Rush dont Peter Green s'acquittait si bien à l'époque où il côtoyait Mayall. Pour la circonstance, John Wippy chante avec l'intonation de la voix et le phrasé de guitare de Peter. Wow! Signé Little Walker, "Mean old world" aligne un bien agréable défilé de solos : John tout d'abord, Miss Claire Mathews au sax alto, Paul Satchwell au trombone, Jane à la trompette, Simon D'souza au sax tenor et enfin Phil pour conclure. Autre titre de BB King, "3 O'clock blues" emprunte le style de Clapton. Blues très très lent, "Nightlife" de Willie Nelson est joué avec un maximum de passion et de feeling. Une chaleureuse sensation de douceur nous étreint. Le célèbre "I'd rather go blind" s'attarde dans le registre lent. L'opus nous réserve un titre caché. Un instrumental signé Freddie King : "Hideaway". Le style british blues de cet opus est imparable.