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The Icarus Line

Avowed Slavery

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Une bonne dose d’animalité rock’n’roll m’était nécessaire, en ces premiers jours de boulot, pour agrémenter leur routine parfois insidieuse… Une dose concentrée, fournie par quelques dealers officiels : les Californiens d’Icarus Line. Sans surprise, ils se chargent du boulot de façon admirable et à intervalles réguliers. Ces Angelinos, actifs depuis 1998, nous proposent déjà un mini album, quelques mois après la sortie de « Slave Vows ». Cinq longs titres sauvages comme autant de coups de pied au cul ! Tout au long d’« Avowed Slavery », Joe Cardamone a décidé de durcir davantage le ton tout en continuant à se charger de la mise en forme. La saturation des guitares est une règle, la dissonance un art. Mais en conservant un esprit rock et non pas expérimental ; bien que vous ne détecterez pas la moindre caresse mélodique entre la tronçonneuse électrique de « Leeches and Seeds » et les 13 minutes cacophoniques –probablement dédiées à Jack l’Eventreur dont on vient de découvrir la probable identité– du pas très sain « The Father, the Priest »… Du rock. A l’état pur donc, proche du Nick Cave des débuts. De quoi nous faire oublier que les morceaux de cet Ep ne sont tout de même pas terribles…

 

The Icarus Line

Slave Vows

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Formé à la fin des années 90, The Icarus Line est avant tout le bébé de Joe Cardamone. En effet, le line up du groupe qui entoure le chanteur est en perpétuelle mutation depuis le premier album, paru en 2001. La formation de Los Angeles a surtout connu le succès en 2004, lors de sa deuxième réalisation, "Penance Soiree". On en fait alors les nouveaux Stooges et  un avenir radieux leur est promis. Mais le départ du guitariste Aaron North un an plus tard, débauché par Nine Inch Nails, va tout remettre en question. Les deux elpees suivant ne récoltent pas la même consécration et Cardamone se retrouve quasiment fauché. Le projet et le compte en banque reprendront heureusement un peu du poil de la bête en 2012 grâce à une longue tournée aux côtés de The Cult et de Killing Joke. Certains morceaux de "Slave Vows" ont d'ailleurs été composés durant cette période.

Adepte du DIY, Cardamone a enregistré les morceaux en deux mois sur un huit pistes dans des conditions live. Lorsqu'il évoque les influences principales de sa musique, il cite les Stooges, les Stones du début des 70's, Black Flag et le "Maggot Brain" de Funkadelic. On pourrait également y entendre des réminiscences de Jesus & Mary Chain ("Marathon Man") et de Suicide ("No Money Music") voire de Primal Scream (le très réussi "Laying Down For The Man" et sa basse groovy). En fait, il est bien difficile de définir le style de The Icarus Line. C'est un mélange de psychédélisme 60's, de metal des 70's, de rock bluesy old school, de stoner, de garage, de post-punk, de prog-rock et de shoegaze (ouf !). L'originalité procède de ce mélange où peuvent cohabiter, par exemple, une basse post-punk, une guitare stoner et une voix heavy metal. Cette collision entre différents styles dans un même morceau peut dérouter et on se demande parfois pourquoi Joe Cardamone chante d'une telle façon sur une telle musique alors qu'on s'attend à d'autres inflexions vocales. Mais c'est ce qui fait le charme intrigant de "Slave Vows" et ce qui lui a valu tant d'éloges depuis sa sortie. Picorant dans différentes époques, The Icarus Line peut toucher pas mal de publics mais pourrait aussi à l'opposé rebuter les puristes. A vous d'en décider. 

 

The Icarus Line

Wildlife

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Honnêtement, je n’avais plus entendu parler d’Icarus Line depuis 1998. C’est-à-dire lors de la sortie de leur premier Ep, « Red & Black Attack ». Un disque bourré d’énergie, il faut le rappeler. « Wildlife » constitue pourtant déjà leur quatrième opus. Et fatalement, au fil du temps, leur style musical a quelque peu évolué. Il est demeuré toujours aussi diablement rock,  mais il a mûri…  

Quelle bonne surprise de retrouver, donc, ces Américains. Enfin, Joe Cardamone. C’est le leader, mais également le chanteur, le parolier, le producteur et l’ingénieur, quand il ne se réserve pas l’intégralité de l’instrumentation (« Bad Bloods »). Le long playing devait, au départ, s’intituler « Joe Cardamone Versus The Icarus Line ». De quoi renforcer l’image du leadership de cet artiste. Et puis, il ne doit pas être très commode le Joe, puisque depuis la naissance du combo, il a consommé la bagatelle de 6 drummers… Un type perfectionniste, intransigeant, mais responsable d’excellentes chansons. Et il le démontre à nouveau sur « Wildife », un disque qui sent bon la sueur du rock et du blues. La voix grave et envoûtante transcende les plages qui libèrent un groove irrésistible, digne des Stones (« Sin Man Sick Blues », « It’s Alright »), lorsqu’elles ne puisent pas leur énergie dans la sauvagerie des Stooges (« We Sick », « No Lord »). Absolument irrésistible, le titre maître clôture idéalement l’elpee, une petite bombe chargée rock pur et dur. « Widlife », un titre adéquat pour une œuvre qui réveille assurément l’animal rockeur qui est en vous…

En concert le 8 octobre au Trix, à Anvers.

 

The Icarus Line

Penance Soiree

Méchante claque que ce disque. Du proto-punk lorgnant dangereusement vers le prog, à la limite d’un Suicide version nu-metal. Joe Cardamone hurle d’une voix démente à la Iggy période Stooges. Sans cesse au bord d’un gouffre au fond duquel ne subsiste aucun espoir, la rythmique ne laisse aucune chance au pauvre sourd d’oreille en mal de sensations fortes. Vous voulez un truc qui arrache la tête, vrille les tympans et fait l’effet d’un rasoir coupant vos artères ? Ces types sont là pour vous servir. Ca sent l’angoisse. Ca fout les boules. Bizarre, cette sensation d’hypnose salace qui vous prend à la gorge dès le morceau d’ouverture. En plein milieu, des décharges plombées, qui vous tordent la colonne vertébrale de leurs riffs lancinants : un triptyque cradingue et psychopathe (« Kiss Like Lizards », « Getting Bright At Night », « Big Sleep ») à l’écoute duquel on ne ressort pas indemne. Comme une drogue dure, sans extase ni empathie. Juste l’impression d’être en plein trip mescaline, sans la certitude d’un jour revoir la lumière. Glauque. The Icarus Line est un groupe de jeunes décervelés (23 ans en moyenne) qui n’ont pas grand chose à voir avec leurs collègues de NYC (The Strokes, Interpol,…) ou de Detroit. Ici on vit le rock’n’roll comme une descente aux enfers. Faut s’accrocher, même si ça doit passer par une migraine ou quelques ecchymoses. Au final, on est sûr d’avoir survécu au pire. On n’a plus peur de rien. On est prêt pour le déluge.