Death Valley Girls de retour sur terre

Les Death Valley Girls sont une valeur sûre de la scène rock du sud de la Californie. Après avoir détruit la maison de la chanteuse Bonnie Bloomgarden à Altadena, les incendies dévastateurs qui ont ravagé la ville ont été une source d’inspiration poignante…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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The Jesus Lizard

Blue

Pour enregistrer son septième album studio, le combo de Chicago a reçu le concours d’Andy Gill, membre fondateur du mythique Gang of Four. Des conditions idéales pour raffiner la malveillance et la sauvagerie de leur alchimie sonore. Pourtant, l’aspect mélodique de " Blue " est ici beaucoup plus châtié. On a même droit sur le mystérieux " Horse doctor man ", au fruit d’une rencontre hypothétique entre Hunters & Collector et And Also the Trees. Mais si le Lizard a quelque peu mué, flirtant même parfois avec l’électronique, la voix ‘lydonesque’ (par référence aux Pistols), voire ‘jeffreyleepiercienne’" (voir Gun Club), de David Yow continue à cracher sa bile sur un trash/blues/punk marécageux, psychotique hérité en ligne droite de Captain Beefheart et bien sûr des Stooges…

 

The Jesus Lizard

Shot

Si à l'origine, Jesus Lizard courtisait un punk post Buttholes/Big Black/Happy Flowers, aujourd'hui il opère, à l'instar de feu Jeffrey Lee Pierce (Gun Club) et de Nick Cave, dans le blues urbain, sordide, occulte. Les treize fragments de "Shot" macèrent ainsi au sein d'un climat malsain, pathétique, tourmenté, déchiqueté par des rythmes versatiles, venimeux. Découpés chirurgicalement par les cordes de guitares malveillantes, rampantes, rageuses, parfois même sous une forme "steel", comme sur l'excellent "Good riddance", ils suppurent de lyrics obscènes, répugnants, machistes, cyniques, proférés par le vocal gémissant, grinçant de Yaw, aussi grinçant et gémissant que celui du vocaliste des Pistols, John Lydon. L'album atteint même son intensité paroxystique sur "Too bad about the fire" et surtout lors du final "Pervertedly slow", composition qui aurait tout aussi bien pu appartenir au répertoire des Stranglers originels, si elle avait eu recours aux claviers.

 

The Jesus Lizard

Down

Bien que responsable de quatre elpees à ce jour, Jesus Lizard n'est sorti de la zone crépusculaire du rock indie qu'en 1993 ; et par la grâce d'un single partagé avec Nirvana. ("Puss/ On the Guilt"). Depuis, la popularité du combo n'a fait que croître. Et ses tournées se multiplier. Groupe de scène par excellence, Jesus Lizard semble cependant moins efficace en studio. Produit par Steve Albini, ce disque en est probablement une juste démonstration. Toute l'intensité délinquante, orgiaque, farouche, malveillante semble contenue dans une poubelle métallique. Et comme David Jowes ne parvient pas à en faire sauter le couvercle, cette intensité demeure "Down". A l'intérieur si vous préférez…