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The Leisure Society

Alone Aboard The Ark (b)

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"Alone Aboard The Ark" constitue le troisième album du groupe de Nick Hemming. Enregistré par l'icône Ray Davis, dans son prestigieux Konk studio, il est la suite logique des deux précédents opus qui avaient permis à Leisure Society de devenir un des groupes les plus estimés de la nouvelle scène folk anglaise. Comme l'excellent "Into The Murky Water", il a même réussi le petit exploit de figurer dans les charts anglais. Oscillant à nouveau entre nostalgie et légèreté, la pop folk à l'ancienne des Londoniens peut même devenir quasi guillerette (l'entraînant "Fight for Everyone", "Forever Shall We Wait") voire s'électrifier ("Tearing The Arches Down"). Mais les ballades restent majoritaires, bercées par les délicieuses harmonies vocales d'Hemming. Comme ce morceau d'ouverture ("Another Sunday Psalm") qui rappelle les composition de leur Kinks de producteur.

Le point culminant d'"Alone Aboard The Ark" est à mon sens "All I Have Seen" dont les montées de violons raviront tout fan de pop lumineuse. On a même droit à un petite récréation jazzy tout au long de "Life is a Cabriolet". Bref, solide, dans la lignée des précédents elpees, il devrait attirer de nouveaux fans par sa facilité d'accès ; mais il n'atteint pas leur excellence malgré une ouverture à de nouveaux styles. L'effet de surprise est évidemment passé. Et si le charme opère toujours, il s'agira à l’avenir d’éviter le piège de la facilité pour ne pas sombrer dans le commercial lors de la prochaine livraison. 

 

The Leisure Society

Alone aboard the ark (a)

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Nick Hemming (ex-She Talks to Angels) et Christian Hardy se sont rencontrés à Londres en 2006. Ils fondent alors The Leisure Society. Depuis, la formation s’est forgé une sacrée notoriété. Après avoir publié deux albums, elle compte parmi ses admirateurs, des personnages aussi prestigieux que Mr Brian Eno ou encore Ray Davies (The Kinks). Peu d’artistes ou de groupes peuvent se targuer, de compter parmi leurs fans, de telles célébrités…

« Alone Aboard the Ark » est un digne successeur de l’elpee précédent, gravé en 2011. Il est même dans la droite lignée. The Leisure Society nous y propose ce qu’il fait de mieux : du folk/rock au sens mélodique contagieux et rare. En fait, il réutilise tout simplement les recettes simples mais tellement efficaces du rock insulaire des sixties. Pensez aux Beatles et aux Kinks. The Leisure Society n’invente rien, mais ce qu’il réalise, il le fait avec brio. A contrario de l’opus précédent, « Alone Aboard the Ark » ne recèle pas de tube. Enfin, à première écoute. Peut-être quand même « Fight for Everyone ». Mais, pas d’inquiétude à avoir, on écoute l’œuvre d’une seule traite, et en bout de course, on appuie de nouveau sur la touche ‘play’.

Un disque idéal pour sonoriser vos barbecues d’été. Et même de printemps. Enfin, si le soleil daigne montrer le bout de son nez. D’autant plus que le combo se produira, dans le cadre des Nuits Botanique, sous le Chapiteau, en compagnie de Connan Mockasin et Wave Machines. Grande soirée en perspective !

 

The Leisure Society

Into the Murky Water

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Votre serviteur était totalement passé à côté de « The Sleeper », le premier opus de The Leisure Society ; or après avoir écouté leur nouvelle œuvre, il faut reconnaître que c’était une fâcheuse erreur ! Car, dans leur laboratoire, ces Anglais confectionnent, avec un talent rare, des pépites rappelant directement l’âge d’or de la pop anglaise et en particulier cet esprit subtil si cher aux Kinks.

Très insulaires, dans l’esprit de The Coral, les mélodies sont irrésistibles. Les deux plus belles illustrations ? Le morceau d’ouverture, « Into the Murky Water » ainsi que le single « Dust on the Dancefloors ». Deux compos enrichies d’une nuée de cuivres et de cordes, sans jamais tomber dans l’emphase. La classe ! The Leisure Society est susceptible d’accélérer légèrement le tempo, à l’instar de « You Could Keep Me Talking » ou de proposer des moments empreints de douceur et de fragilité, comme lors de la superbe ballade « Our Hearts Burn Like Damp Matches ». A cet instant, on ne peut s’empêcher de penser à Grizzly Bear voire aux Shins.

La pop très britannique de la bande à Nick Hemming (NDR : il a débuté sa carrière au sein du groupe She Talks to Angel en compagnie du réalisateur Shane Meadows) a tapé dans l’oreille de Brian Eno. A tel point qu’il a déclaré être devenu un fan du groupe. Faut dire que proposée sous cette forme, cette musique est particulièrement enthousiasmante et ne souffre guère de concurrence. 

La maison ‘Full Time Hobby’ (Micah P. Hinson, Let’s Wrestle, Timber Timbre) confirme toute sa perspicacité à signer des nouveaux talents…

Dernière question… comment intégrer cette société de mélodistes de haute volée de The Leisure Society ?

A découvrir absolument le 5 août à Dranouter !

The Leisure Society

The Sleeper

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Six mois après sa sortie en Angleterre, le disque de The Leisure Society fait son apparition de l’autre côté de la Manche. La musique de ce groupe polymorphe, entre folk anglaise et pop aérienne, donne envie de se balancer sur ses deux pieds et de gambader sur des chemins fleuris. En ces temps de crise où l’on aurait plutôt envie d’hurler ou de gémir, la petite bande de The Leisure Society préfère nous embarquer pour de joyeuses ballades composées par Nick Hemmings. L’oiseau a déjà un joli bagage en main. Ancien membre du groupe She Talks To Angels, il a aussi signé quelques bandes originales pour le réalisateur Shane Meadows. Une facture ‘musique de film’ est perceptible sur cet elpee où les nombreux instruments (violon, ukulélé, violoncelle, clarinette, harmonium, flûte, piano à pouces…) s’orchestrent avec une précision d’orfèvre pour nous emmener voir tout là-haut si les anges ont des ailes. C’est dense et léger, les chœurs aériens produisent leur petit effet, que l’on peut toutefois trouver trop lyrique sur certains titres (« Save it for someone who cares » se termine sur une envolée de banjo qui la sauve d’une saveur de dragée). Commencer l’album par une vanité (‘one day we all shall cease to exist / someday our towers will fall’) nous promet de grandes révélations. Or le contenu est un peu décevant, car il est question des ‘énormes ailes de l’amour’ et autres poncifs-recettes miracles pour s’échapper de notre quotidien morose. « The Sleeper » est vraiment joli, mais un tantinet trop ‘leisure’.