Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

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The Postmarks

Memoirs at the End of the World

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A la première écoute, on dirait sans hésiter que The Postmarks se sont formés bien conventionnellement à New York, Seattle, Toronto ou Stockholm, là où l’hiver est rude et le reste de l’année pluvieux ; ce qui aurait inspiré leurs intonations graves et mélodies atmosphériques. Il n’en est rien : ce trio nous vient de Floride ; et cela n’est qu’une de leurs nombreuses et heureuses particularités (NDR : pour l’anecdote, la chanteuse Tim Yehezkely, originaire de Tel Aviv, a été repérée dans un karaoké à Palm Beach où le batteur Jonathan Wilkins était régulièrement Dj). Alors comment un album si ténébreux peut être produit par une formation issue de la canicule et du bling bling floridiens ? Une rencontre dans un bar à Manhattan et une passion commune pour la musique de (vieux) films (NDR : le cinéma américain et français), qui se ressent dans chacune des 13 pistes de leur dernier album.

Un an à peine après la formation du groupe en 2006, Unfiltered Records (Andy Chase) les prenait sous son aile. Depuis, The Postmarks ont sorti un Ep, un LP et un disque de covers new-wave (NDR : bien avant que Nada Surf n'ait la même idée), tous salués par les piliers médiatiques du rock. Leur dernier bijou, lui, se veut plus obscur, le groupe ayant puisé son inspiration dans le septième art et les polars pour parvenir au concept générique de l’album. Les trois songwriters (dont également Chrisopher Moll à la guitare) ont participé au processus de création en apportant leurs idées dans une approche collaborative d’expressions individuelles. Pour la confection de l’album tout comme la scène, les trois musiciens sont rejoints par Brian Hill (basse) et Jeff Wagner (piano, orgue, synthé).

L’elpee commence en force par son premier single « No One Said This Would Be Easy » –une balade épique à la Manic Street Preachers de l’époque Everything Must Go– agrémentée de violons (légèrement pleurnicheurs) des Last Shadow Puppets, d’une voix délicate mais efficace, doublée comme chez Alphawezen. Les cuivres sont aussi présents pour affermir le style –et pour la touche soul– et, le deuxième titre, « My Lucky Charm », confirme la direction cinématographique dans laquelle on s’enfonce (les sixties). Les riffs électroniques, systématiquement cuivrés, confèrent l’élan nécessaire (« Don’t Know Till You Try », « Go Jetsetter », « The girl From Algenib ») et sont entrecoupés de rêveries (« All you ever wanted »), telles que celles que l’on retrouve chez les Doves, dont la vague contemplative est similaire, pour aboutir sur des refrains larges en trombones.

Entre intrusions plus intimes et grandiloquence cinématique, « Memoirs at the end of the world » offre une pop orchestrée et sagace. Bénéficiant d’arrangements somptueux, il nous plonge dans une atmosphère à propension presque inquiétante sous les mélodies enchanteresses de Tim Yehezkely. Le groupe crée sans aucun doute son propre univers dans lequel on ose s’immerger sans craindre les cauchemars.

 

The Post

Hasten the Homecoming

Écrit par
Des réminiscences de rock gothique viennent à l’esprit quand on écoute le deuxième album de ce trio de joyeux lurons issus de l’Indiana. Atmosphères lourdes à la Cure, arpèges de guitares qui rappellent The Mission, grosses batteries martiales à la Joy Division ; il ne manque plus qu’une reprise des Sisters of Mercy pour que le tableau soit complet. Pas de quoi faire la fête donc ; et les titres le prouvent : « Absent », « At Rest » et autres « Drift ». La voix du chanteur, Oliver Boch, n’est d’ailleurs pas en reste : c’est un curieux mix entre Thom Yorke et Ian Curtis après l’ingestion d’une boîte de Xanax. Bizarrement, et malgré quelques moments carrément grotesques (le batteur jamais en rythme sur « Even the lighthouse burns », les miaulements intempestifs du chanteur) il y des moments épars où on se dit que ces gaillards pourraient produire quelque chose d’intéressant s’ils laissent de côté leurs cavalcades gothiques. Je pense à « At rest » qui démarre bien par une chouette mélodie et des sons de synthés plutôt originaux. Un des trop rares moments classiquement pop de l’album où la formation laisse entrevoir un bon potentiel. Dommage, mais ce n’est peut-être que partie remise. On peut même espérer une métamorphose à la New Order, qui quitta les sombres plages de la new wave pour se plonger vers la dance… En attendant cet hypothétique événement, ceci est réservé à ceux qui mettent du noir pour sortir le soir.

The Postal Service

Give Up

Benjamin Gibbard, ex-Death Cab For Cutie (de l'indie pop de Seattle), et Jimmy Tamborello, ex-Dntel (de l'électro gentille) s'associent le temps d'un album sous le nom de The Postal Service. Le résultat dépasse toutes nos espérances : ces splendides vignettes électro-indie-pop ne dépareilleraient pas sur les albums de Notwist, voire sur ceux de Grandaddy. En direct de Californie, Gibbard et Tamborello nous apportent donc le soleil, mais un soleil diffus, voilé par quelques nuages : sous les bleeps accueillants et les quelques guitares amènes se cachent en effet, de temps en temps, de légères aspérités - une certaine tristesse (ou nostalgie), des refrains déprimants (" This Place is a Prison "), une insouciance parfois préjudiciable (voilà un disque qui ne prête pas à conséquence). Mais l'envie de sortir le parapluie ne nous vient jamais à l'esprit : au contraire, c'est avec délectation qu'on se plonge dans ces comptines volatiles et amoureuses, même si sous ce soleil timide, rien de vraiment neuf. Car on a déjà attendu ce mélange de pop élégante et d'électronica furtive ailleurs (ajoutons à la liste Lali Puna, et même Papas Fritas, lorsque Jenny Lewis s'invite aux backing vocals)… Qu'importe, puisque c'est si agréable. Si les nerds transis de The Postal Service étaient arrivés plus tôt au rayon ‘indietronica’, ils feraient sans doute, en ce moment, la une des magazines rock et dance. Cela dit, que cela n'empêche personne de jeter une oreille sur ce disque voluptueux et serein.