Baby Dee et l’enfant de l’amour

Baby Dee est la seule personne que j’ai rencontrée sur Terre qui renferme véritablement une multitude de facettes. Baby Dee a eu plus de vies que le Dalaï-Lama. Elle a été arboriste, artiste de cirque, musicienne de rue et organiste d’église convaincue d’être…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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The Radio Dept

Running Out of Love

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Considéré comme culte, The Radio Dept. n’avait plus donné signe de vie depuis 2010. Soit depuis la sortie de l’impeccable « Clinging to a Scheme »… Le duo suédois réunissant Elin Almered et Johan Duncanson était pourtant loin d’être sous perfusion et nous propose donc un nouvel elpee, toujours publié chez le mythique label Labrador.

Le succès des Scandinaves avait été boosté, à l’époque, par leur participation à la B.O. du film « Marie-Antoinette », réalisé par la très douée Sofia Coppola. Leur spleen cadrait merveilleusement avec l’œuvre mélancoliquement pop de celle-ci. Bonne nouvelle sa dream pop n’a pas pris une ride. Elle est d’ailleurs toujours aussi subtile. On y retrouve ces synthés éthérés, cette électronica et ces mélodies imparables. Tout comme la dualité entre le contenu très engagé et la forme romantique, voire lascive. Et elle est parfaitement reflétée tout au long de plages comme « Swedish Guns » (NDR : traitant du trafic d’armes) ou encore « Death to Facism » (pas besoin d’expliquer…) La paire lorgne même vers l’eurodance sur « We Got Game » et « Occupied », tout en décochant ses flèches empoisonnées en direction du gouvernement suédois ou des fascistes en tout genre. Ce « Running Out of Love » est donc excellent à la fois pour la tête et les jambes…  

 

The Radio Dept

Passive Agressive - Singles 2002-2010

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Les leaders de la scène indie rock suédoise soldent leurs anciens singles ! « Passive Agressive » est une sorte de ‘Best Of’ divisé en deux parties. Il réunit tous leurs singles –dont les 3 titres utilisés pour le ‘Marie-Antoinette’ de Sofia Coppola ainsi que « Domestice Scene », issu de leur magnifique dernier opus– et les raretés parus entre 2002 et 2010. Un recueil destiné aux fans et surtout aux futurs fans.

Peu avare, le trio nous propose donc 28 morceaux répartis sur deux cds. Deux albums pour le prix d’un ! Une belle collection au cours de laquelle on retrouve leur dream-pop à légère tendance noisy, qu’on pourrait imaginer à la croisée des chemins de Saint Etienne et de Tough Alliance. Leurs sonorités vaporeuses, fuzzy et shoegaze se marient à merveille aux mélodies parfaites et fragiles. Les perles sont ici enfilées, avec une régularité de métronome (« Where Damage isn’t Already Done », « This Past Week », « Annie Laurie », etc.) Elles sont même légion tout au long de cette compilation. Responsable d’un superbe troisième elpee, l’an dernier, intitulé « Clinging to a Scheme », la formation nous offre, à travers cette double plaque, une belle porte d’entrée pour pénétrer dans leur univers particulièrement riche. Une œuvre indispensable quand on sait qu’une multitude de combos contemporains, parmi lesquels figurent Neon Indian, Best Coast, Dum Dum Girls et Wavves, puisent leur influences chez le band suédois.

The Radio Dept

Clinging to a sheme

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Bien que fondé en 1995, Radio Dept ne compte à ce jour que 4 albums à son actif. Et « Clinging to a sheme » constitue le quatrième de ce trio suédois. Mêlant habilement indie pop et électro, leur musique vaporeuse est susceptible d’évoquer, tour à tour, Pale Fountains, Stereolab, Pet Shop Boys, Lightning Seeds ou encore Scritti Politti. Sur ce nouvel opus, on y décèle même des traces de dub (« Never follow suit »), de jazz (« Heaven’s on fire ») de shoegaze (le superbe « The video dept », réminiscent des Pale Saints) et même de lo-fi (« Memory loss »). Les orchestrations peuvent aussi se révéler somptueuses, luxuriantes (« David ») et, à contrario, les arrangements minimalistes (« A token of gratitude »). Légèrement ‘reverb’ la voix de Johan Duncanson chuchote des lyrics trempés dans l’angoisse existentielle ou dans la mélancolie adolescente. Un chouette album qui ne révolutionnera pas l’histoire de la musique, mais dont l’écoute agréable est très susceptible de vous rendre de bonne humeur…

 

The Radio Dept

Lesser Matters

Tiens, du shoegazing… Les murs de guitares ouateuses et les vocalises embrumées qui firent les beaux jours de l’indie du début des nineties seraient-ils en train de redevenir à la mode ? Sommes-nous les témoins d’un nouveau revival, qui verrait My Bloody Valentine, Slowdive et Ride sortir de leur tanière et repartir à l’attaque ? C’est en tout cas ce qu’on imagine à l’écoute de ce premier album de Radio Dept., quatuor suédois qui n’invente rien mais plagie bien. Que dire sinon que « Lesser Matters » plaira sans doute aux fans des groupes susmentionnés, à défaut d’autre chose ? Parce que de fait il n’y a rien d’autre à dire concernant ces treize titres : du bon travail de copistes, sans plus. Ici ce qui importe c’est d’avoir l’impression, en écoutant ce disque, d’avoir quinze ans de moins. Merci pour la cure de jouvence.