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The Smoke Wagon Blues Band

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Smoke Wagon Blues Band est issu d’Hamilton, dans l’Ontario. Cette formation canadienne s’est formée en 1997. Corey Lueck en est le leader, le chanteur (et quel chanteur !!) et l’harmoniciste. Son backing group implique cinq musicos : le guitariste Mike Stubbs, le saxophoniste Gordon Aeichele, le bassiste Jason Colavecchia, le drummer Tibor Lukacs et le pianiste/organiste Brandon Bruce. Ce dernier n’a cependant pas participé aux sessions. Son remplaçant ? Nick Succi. Et l’opus a été mis en forme par le maître des lieux, Steve Sherman. Parus entre 1997 et 2006, les quatre premiers elpees du SWBB avaient été autoproduits. Depuis, la discographie est entrée dans les circuits officiels. Et la distribution est efficace. A l’instar d’"I ain’t easy", gravé en 2012, "Live in Hamilton", fin 2013, et ce dernier opus!

Première constatation : les différents instrumentistes sont de véritables virtuoses. R&b remuant, Smoke Wagon ouvre les hostilités. Un titre marqué au fer blanc par la voix rocailleuse de Corey. Les différents musicos ne tardent pas à se mettre en évidence. Et tout particulièrement Nick Succi, à l’orgue, et Gordon Aeichele, au saxophone. "Must’ve reaad it wrong" accélère le tempo. Mr Luck se concentre sur son harmonica, alors que le piano électrique et le saxophone occupent l’avant-plan. Blues lent, "I tried" est une compo idéale pour mettre en exergue la voix chaleureuse et expressive. Et face à l’orgue Hammond, elle vous flanque des frissons partout. Plus classique, primitif même, "Hoodoo woman" est un blues enlevé qui met en exergue l’harmo et a guitare slide de Stubbs. Indolent, "Put the quilt out to dry" ne manque pas de caractère. Et propage des saveurs ‘southern’. La voix prend soudainement des inflexions ravagées. Et l’harmonica peut enfin se libérer. Excellent! Le titre maître trempe dans du jazz nightclubbien. Accablée, la voix entre en dialogue avec le piano et le saxophone, avant un changement de tempo imprévisible. "Set me free" est une autre piste lente. Superbe, il s’agit d’un extrait de "The one and only SWBB", LP paru en 2004. On y retrouve bien la voix graveleuse et chargée de feeling ainsi que les cordes de Stubbs. Caractérisé par des interventions de slide primaires et voraces, "White mule" et "Mean old lady" (NDR : il a été écrit par l’ami canadien King Biscuit Boy) nous entraînent au cœur du Mississippi. Dernier slow, "I can’t change" est destiné à exaucer les désirs des derniers couples enlacés. Eraillé, le timbre semble désespéré, alors que le saxophone essaime des sonorités saturées d’émotion…

 

The Smoke Wagon Blues Band

Live in Hamilton

Écrit par

Basé à Hamilton, au bord du lac Ontario, ce blues band canadien compte déjà 17 années d'existence. Le chanteur/harmoniciste Corey Lueck en est toujours le leader. Il est secondé par le guitariste Mike Stubbs. "Live in Hamilton" constitue leur 5ème opus. Le dernier, "It ain't easy", était paru en 2012. Ce nouvel elpee a donc été immortalisé en public, l'année dernière, au Stonewalls Music Hall, chez eux à Hamilton. La formation avait voulu capter cet événement sur support, afin de révéler leur manière de communiquer toute leur palette d’émotions à un auditoire susceptible d’apprécier leur musique. Le répertoire est essentiellement signé par la paire Lueck/Stubbs.

"Ain't no sunshine when she's gone" est une ouverture somptueuse, un blues lent écrit par Bill Withers, gravé sur son premier elpee, en 1971. Le piano de Nick Succi cède le relais à une intervention magistrale de Gordon Aiechele, au saxophone ténor. La voix de Nick est rocailleuse, puissante, et chargée de passion. Le son est impeccable. Les interventions de guitare, de piano électrique et surtout du saxophone sont remarquables. "Hen house hopping" accélère le tempo. Ce swing blues aux accents jazzy permet aux solistes de prendre un billet de sortie ; que ce soit l’harmoniciste, le pianiste, le guitariste ou le saxophoniste, tous les musicos sont pétris de talent. "Josephine" est une bien jolie chanson empreinte de douceur. Mike distille un solo en y injectant toute sa sensibilité avant de céder le témoin au fameux Aiechele. "Wrong side girl" marque un retour au swing et au rythme. Succi balise le boogie woogie à l’aide de son piano et Jason Colavecchia se réserve un solo sur sa lourde basse acoustique. Le timbre de Lueck est vraiment particulier, mais il sait comment le faire vibrer. Comme sur la douce ballade, "I can't change". Blues rythmé, "Fine furred Momma" nous permet de découvrir une autre facette du talent de Corey, à l'harmonica. Sans surprise, "Smoke wagon boogie" est un boogie qui laisse toute liberté aux différents solistes : guitariste, bassiste, harmoniciste et bien sûr le pianiste. Blues lent d’une grande pureté, "Lonesome whistle blues" adopte une ligne mélodique réminiscente de "Bring it on home". "Feeling of the witch" est une longue plage, une espèce de medley empruntant autant à "Feelin' alright" qu’à "Season of the witch". Et le style adopté par le piano nous renvoie à la Nouvelle Orléans ou encore à l'époque de Joe Cocker lorsqu’il était flanqué de ses Mad Dogs & Englishmen. Bref, ce qui va à la voix de Cocker va à celle de Lueck ! De toute haute facture, ce concert s’achève par la reprise du "Blow wind blow" de Muddy Waters.