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The Spill Canvas

No really I’m fine

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The Spill Canvas nous vient de Sioux Falls, dans le Dakota du Sud. Une jeune formation qui compte trois albums à son actif : “Sunsets Car Crashes” en avril 2004, “One Fell Swoop” en 2005, deux elpees relativement passés inaperçus et ce “No really I’m fine” paru en 2007.

Mais venons-en au contenu de ce troisième elpee. Après avoir écouté quelques secondes de ce disque, on a la certitude d’être en présence d’un autre groupe d’émo. Heureusement, Spill Canvas a le bon goût d’y apporter des nuances. En fait, paradoxalement, leur nouvel opus se révèle à la fois ténébreux et torturé, mais également susceptible de vous communiquer bonheur et joie de vivre (NDR : faut croire que l’emo n’est pas seulement synonyme de déprime !!)

“Hush hush” nous entraîne au cœur des steppes glaciales. Une compo mélancolique qui baigne bien dans l’émo. Bénéficiant d’une mélodie particulièrement réussie, “All over you” met en exergue la voix suave et chaleureuse du vocaliste, Nick Thomas, une compo au cours de laquelle le combo manifeste une parfaite aisance dans le style acoustique ou semi-acoustique. De quoi ravir le sexe féminin ! Encore qu’à plusieurs reprises, les filles risquent plutôt de devoir sortir leur boîte de kleenex (NDR : encore les effets de l’emo). Notamment lors des ballades. Des titres qui pourraient cependant atteindre les sommets des charts mondiaux. Et cette nouvelle efficacité, Spill Canvas la doit certainement à la production de Neal Avron. Pas un inconnu, car sa carte de visite mentionne des collaborations à la mise en forme d’œuvres de Yellowcard ou encore Fall Out Boy.