Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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The Tallest Man On Earth

Dark Bird Is Home

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L’univers particulier de The Tallest Man on Earth est très souvent un terreau fertile pour la confection de disques magnifiques. Mais dans un même style. Et depuis ses débuts, Kristian Matsson semble s’y conformer. Alors, question existentielle, allait-il tenter de se renouveler en publiant « Dark Bird Is Home », son –déjà– 4ème essai ? Changer de direction est souvent un pari risqué, quand ce n’est pas carrément casse-gueule… Et susciter l’ennui est parfois préférable que carrément décevoir…

Bref, le Suédois n’est pas encore prêt pour la révolution. Ce clone vocal de Bob Dylan a quand même le bon goût de varier subtilement ses compos et même d’étoffer l’instrumentation ; à l’instar des quasi pop « Timothy » et « Sagres », d’un « Darkness of the Dream » enrichi de cordes ou du plus léger « Darkness of the Dream ». Entre ces petites récréations, l’autoproclamé ‘Plus Grand Homme du Monde’ propose des morceaux folk classiques et intemporels, comme d’habitude. Orfèvre en mélodies pastorales, ce véritable chantre parvient une nouvelle fois à faire fondre les cœurs, à l’aide de ses compositions bouleversantes et introspectives, dans la plus pure tradition ‘dylanienne’, à l’instar de « Beginners » ou « Singers ». Au lieu de retourner sa maison de fond en comble, Kristian Matsson a plus sagement décidé de la rafraîchir… et c’est dans doute bien mieux ainsi !

 

The Tallest Man On Earth

There's no leaving now

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Deux années après la sortie de « The Wild Hunt », Kristian Matsson, alias The Tallest Man on Earth, est de retour. Superbe, son premier elpee, lui avait permis de se forger une place aux côtés de la crème des compositeurs folk contemporains. Sa voix nasillarde et son style minimaliste lui ont même valu d’être comparé à Bob Dylan.  

Pour enregistrer « There’s no leaving now », Mattson a utilisé la même formule. Il y joue de la guitare sèche en fingerpicking. Sa dextérité y est impressionnante. Son efficacité imparable. Et même si certains morceaux sont enrichis par la lapsteel (« 1904 ») ou le piano (« There’s No Leaving Now »), cet elpee creuse un peu plus en profondeur pour atteindre les racines du folk. Ce qui explique sans doute pourquoi, l’opus nécessite plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. Alors, et alors seulement, des titres comme « Criminals » ou encore « Wind and Walls » prennent toute leur dimension et se révèlent même totalement bouleversants.

The Tallest Man on Earth s’impose de plus en plus comme une référence en matière de néo folk. Son aura grandit encore, sans qu’on s’en aperçoive. Il n’a peut-être pas envie de rejoindre le sommet de la notoriété trop rapidement. Il prend son temps. Et qu’importe si son parcours vous semble long, le plus important c’est qu’il continue à être touché par la grâce…

 

The Tallest Man On Earth

Sometimes the Blues is just a Passing Bird (Ep)

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Quelques mois à peine après avoir publié « The Wild Hunt », le barde suédois nous propose un nouvel Ep parfaitement complémentaire à son second opus. Découpé en 5 plages, « Sometimes the Blues is Just a Passing Bird » devrait ravir les nombreux fans du ‘Plus Grand Homme au Monde’. De sa voix nasillarde, il interprète en effet des ballades bouleversantes et d’une grande simplicité, dans son style ‘dyalnesque », si caractéristique. J’accorderai néanmoins une mention spéciale au légèrement électrifié « The Dreamer » et à « Little River ». Sculptée dans de magnifiques arpèges, cette compo va droit au cœur. Elle s’inscrit même parfaitement dans l’esprit de l’elpee paru l’an dernier.

Probablement écrit sur la route, cet Ep narre de modestes histoires toutes cabossées. Et si l’emballage est classique, les mélodies sont finement ciselées et saturées d’émotion. Jean Kristian Mattson devrait faire des ravages lors de son passage aux Nuits du Botanique, le 20 mai prochain. Un grand songwriter est définitivement né !

The Tallest Man On Earth

Grand par la taille et grand par le talent…

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Le Botanique a le vent en poupe. Et pour cause, la plupart de ses spectacles affichent, pour l’instant, salle comble. Et c’est à nouveau le cas ce samedi 20 novembre, pour le concert de The Tallest Man On Earth à l’Orangerie tout comme celui de Ratatat dans la Rotonde. Faut dire que Jens Kristian Mattson défraie la chronique, depuis déjà quelque temps, bénéficiant –il faut le souligner– du soutien non négligeable du site américain Pitchforkmedia. Responsable de trois Eps et de deux elpees à ce jour, dont l’excellent « Wild Hunt », paru en avril dernier, le Suédois, exilé aujourd’hui aux States, se devait donc de confirmer sur les planches.

Se produisant sous le patronyme d’Idiot Wind, Amanda Bergman assure le supporting act. Elle est également née en Suède. Elle est seule sur les planches, joue du piano et chante, d’un timbre d’une douceur angélique. Souvent comparée à Cat Power, la demoiselle peine toutefois à insuffler une certaine ‘puissance’ à ses compositions. Seuls quelques morceaux parviennent à décoller du tracklisting. Mais en général, son set est mou et manque de relief. Vers 20h30, elle quitte l’estrade pour laisser sa place à son compatriote.

Vers 21h, Kristian Mattson débarque en solitaire sur le podium et empoigne sa guitare. Il est vêtu d’un jeans et d’une chemise à carreaux. Son allure me fait penser à Dylan voire à Johnny Cash, mais sa voix lorgne manifestement vers celle du Zim. Il joue tour à tour de la gratte sèche ou électrique. Et enchaîne les compos de ses différents albums. Le public s’amuse et connaît les paroles. Il en est conscient et en tire parti pour chauffer la salle. A l’issue de chaque morceau, dont il a présenté préalablement le message, il nous gratifie d’un ‘Thank you, so much’. Il évoque également son dernier show accordé à Bruxelles. Une parfaite communication qui ravit manifestement l’audience.

Après 1h de récital, il quitte la scène pour y revenir 2 minutes plus tard. Il interprète un avant-dernier morceau sur lequel Amanda Bergman (Idiot Wind) vient le rejoindre. La conjugaison des deux voix est magnifique, même si elle n’est qu’éphémère. Une chanson plus tard, Kristian, vide définitivement les lieux sous les applaudissements d’un public comblé.

The Tallest Man On Earth est parvenu à faire vibrer la Rotonde. Rien qu’à l’aide de sa voix et de sa guitare. Pour les déçus qui n’ont pu assister à ce spectacle, sachez qu’il reviendra l’année prochaine, au Cirque Royal, dans le cadre des Nuits du Botanique…

Organisation Botanique

The Tallest Man On Earth

The Wild Hunt

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The Tallest Man On Earth ? Sous un tel patronyme, Jens Kristian Mattson était au moins assuré d’attirer l’attention des lecteurs du Guinness Book plutôt que celle des mélomanes. Et pourtant, non, il ne s’agit pas du plus grand homme sur terre, mais d’un songwriter suédois particulièrement doué. « The Wild Hunt constitue son 3ème album. Il fait suite à un elpee éponyme publié en 2007 et « Shallow Grave », en 2008 ; deux disques qui lui ont permis de tourner en compagnie de Bon Iver.

La musique folk du géant scandinave pourrait être taxée de revivaliste, tant elle est sous haute influence dylanesque. D’abord à cause du timbre nasillard de Jens. Et puis de son expression sonore essentiellement acoustique. Impossible d’ailleurs de ne pas penser au grand Zim, à l’écoute de « The Wild Hunt » ou encore Thousand Ways ».

Alors, The Greatest Bob Dylan Vocal Sosie ?

Manifestement la référence a de quoi plomber le débat. Et pourtant, le Scandinave parvient à tirer son épingle du jeu. L’émotion est palpable tout au long des 10 titres de « The Wild Hunt ». Elle est même très présente sur « Trouble Will Be Gone », caractérisé par ses arpèges cristallins, sur le très ambitieux « King of Spain » ainsi que le bouleversant « Love Is All ». Un morceau urgent et beau à pleurer à la fois. Bref si cet artiste n’apporte rien de bien neuf, il faut reconnaître qu’il possède un réel talent pour tisser des comptines folk. Qui lorgnent même parfois vers l’univers d’un Devandra Banhart, à ses débuts. L’elpee s’achève par « Kids On The Run », une ballade parcourue de superbes accords de piano. Digne du Boss!

Finalement, The Most Gifted Songwriter in Sweden…