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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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The Triffids

Wide Open Road

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Les Triffids ont donc décidé de remonter sur les planches. C’était en 2006. Sans leur leader et chanteur/compositeur, David McComb, décédé le 2 février 1999. Depuis, il leur arrive encore de se produire en ‘live’, rejoints par d’autres musiciens ou tout simplement des amis, qui vouent un culte à ce poète australien. A l’instar de Steve Kilbey (The Church) ou de Mick Harvey (Nick Cave & The Bad Seeds). Mais même si l’intention est louable, de rendre hommage à cet artiste mésestimé et trop tôt disparu, ce type de réunion passe mal la rampe, chez votre serviteur. The Triffids sans McComb, c’est un peu les Doors sans Jim Morrison, T.Rex sans Marc Bolan ou Joy Division sans Ian Curtis. Sans leur âme, si vous préférez, même si elle peut continuer à hanter les autres musiciens. Ce dernier groupe avait d’ailleurs préféré opter pour un autre patronyme, en l’occurrence New Order.

Depuis 2006, les rééditions des œuvres des Triffids se sont donc succédées, toutes enrichies de bonus, raretés et d’inédits. En guise de conclusion, le label Domino a donc décidé de publier une compile réunissant les meilleurs compos du combo aussie. Enfin, vu la richesse du répertoire de la formation, fatalement, le choix est subjectif. Surtout qu’il se limite à 18 plages. Néanmoins, cette sélection est une bonne introduction à quiconque voudrait entrer dans leur univers lyrique, tourmenté et visionnaire. Je vous renvoie d’ailleurs aux chroniques consacrées aux elpees du groupe, pour vous en faire une meilleure idée…

 

The Triffids

The Black Swan

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A l’origine, “The Black Swan” devait être double. Et devenir en quelque sorte le « Double blanc » des Triffids. Ce sera plutôt son chant du cygne (NDR : ce titre !) le label Islands n’est pas trop satisfait des ventes du groupe et décide donc de lui coller un producteur : Stephen Street (Morrissey). Il paraît donc en 1989. Et dès sa sortie il divise les aficionados. Il recèle bien l’une ou l’autre bonne compo, mais l’ensemble paraît trop poli pour être honnête. On a même l’impression qu’il mange à tous les râteliers. On y recèle ainsi des traces de hip hop, de jazz, du tango, du ‘lennonisme’ et même de l’électro. Bref, il faut reconnaître que le combo allait droit dans le mur ; et la séparation était inévitable. Quitte à recommencer l’aventure, quelques mois ou quelques années plus tard… Il y aura bien encore un live. Intitulé « Stockholm », il paraîtra en 1990. Puis une réunion l’an dernier, à l’occasion d’une mini-tournée qui a transité par la Belgique. Différents chanteurs avaient ainsi tenté de suppléer David McComb. Mais un David McComb, il n’y en avait qu’un seul. Aussi, on ne voit pas trop l’intérêt d’une telle entreprise. C’est un peu comme les Doors sans Jim Morrison ou remplacé par Ian Astbury. C’est n’importe quoi. Ah oui, j’oubliais ; cette réédition est donc bien double. Et pour corser le tout, suffisait pas que les plages soient sophistiquées ; elles ont été remasterisées par Lachlan Carrick et Franc Tétaz aux studios Moose Mastering de Melbourne. Etait-ce nécessaire ? Ah oui, j’oubliais l’album est bien double. Pas non plus initiative heureuse, puisque les chutes de bandes ici récupérées ne devraient satisfaire que les inconditionnels et les collectionneurs.

 

The Triffids

Treeless Plain

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« Treeless Plain » est le tout premier opus de cette formation australienne. Il a été enregistré entre août et septembre 1983, en douze nuits, au sein des studios Emerald City de Sydney. A l’époque, il avait été coproduit par le groupe et l’ingénieur du son inexpérimenté Nick Mainbridge. C’est pourtant ce dernier qui a retravaillé les bandes de cette réédition en septembre/octobre de l’année dernière, afin de lui rendre un son bien plus conforme à notre époque. Faut dire aussi qu’en un quart de siècle, il a pris de la bouteille. Sur cet elpee figure la cover de Bob Dylan, « I am a lonesome Hobo ». Le compact disc a été enrichi d’une interview et de six plages immortalisées ‘live’. Et ma foi en le réécoutant, il faut avouer que c’est un petit bijou… qui ne demandait qu’à être poli.

The Triffids

Beautiful waste and other songs

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Ce recueil réunit toute une série d’enregistrements opérés par la formation aussie entre 1983 et 1985. A ce jour, ils n’étaient disponibles que sous la forme du vinyle. On a ainsi droit aux deux mini-albums (« Raining pleasure » et « Lawson Square Infirmary »), l’EP « Fields of glass » (NDR : à l’écoute du titre maître on ne peut que penser à Ed Kuepper), les singles  « Beautiful waste » et « Wide open road » ainsi que sa flip side « Dear Miss lonely hearts », sans oublier un morceau jamais édité à ce jour, « Native bride ». Particulièrement éclectique, cette compile a été remasterisée par Lachlan Carrick et Franc Tétaz aux studios Moose Mastering de Melbourne.

The Triffids

Australian Melodrama

Groupe essentiel de la scène australienne, The Triffids a sévi entre 1978 et 1989. Un peu plus d'une décennie au cours de laquelle les musicos ont vécu tantôt à Perth, tantôt à Sydney, tantôt à Londres, sans jamais décider à se fixer. Une instabilité qui a fatalement provoqué le split de la formation. Depuis, Martyn Casey a rejoint les Bad Seeds de Nick Cave, alors que David McComb a embrassé une carrière individuelle. Il s'est d'ailleurs illustré en avril dernier par un superbe album solo, "Love of Will".

Revenons à nos Triffids. Et à cette compilation découpée en 19 fragments. Pas d'inédits, mais les morceaux les plus éloquents du combo kangourou. Ceux qui par leur force tranquille à la vision épique et la muse sentimentale parvenaient à recréer les grands espaces des déserts australiens. Ceux qui par la simplicité et la richesse de leurs mélodies, enrichies par l'inflexion vocale, profonde et fragile de David, épanchaient l'émotion la plus pure... An "Australian Melodrama"...

 

 

 

The Triffids

Born Sandy Devotional

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« Born sandy devotional » est manifestement le chef d’œuvre des Triffids, une formation australienne qui n’a jamais été reconnue à sa juste valeur. Fondée vers 1978, après avoir changé plusieurs fois de nom, elle s’est séparée en 1989. Elle impliquait deux frères à la forte personnalité : les Mc Comb. Ils ont passé toute leur jeunesse au sein de leur famille, à Perth, sur la côte Ouest de l’Australie. David est chanteur/compositeur/pianiste, Rob violoniste/guitariste/claviériste. Le noyau fondateur impliquait également le drummer Alsy Mc Donaldson. En une grosse décennie d’existence, le line up va cependant connaître quelques modifications, ne rencontrant une toute relative stabilité qu’en 1983. Lorsque le combo s’est séparé, David s’installe à Londres et décide d’entreprendre une carrière solo. Mais il n’obtiendra pas davantage de succès. Toxicomane, rongé par l’alcoolisme, il va même subir une transplantation cardiaque ; mais victime d’un accident de circulation le 30 janvier 1999, son cœur ne supporte pas le choc et il décède trois jours plus tard.

Mais venons-en à ce « Born Sandy devotionnal ». Produit par Gil Norton (Echo & The Bunnymen), il paraît en 1985 et entre dans le top 30 en Grande-Bretagne. Un disque dont le lyrisme épique, ténébreux, semble hanté par le spectre d’un Gram Parsons (NDR : en extrapolant, on se demande aujourd’hui si ce n’est pas Nick Cave qui est hanté par les Triffids) et vous envoûte progressivement. Tantôt le violon, tantôt les claviers balayent cet espace sonore propice à la projection d’images évoquant les étendues immenses de leur Australie natale. Et lorsque la slide (NDR : après un détour par les Apartments, Graham Lee vient alors de débarquer) déchire l’horizon, on est bercé par une forme de mélancolie douce. Enfin, il ne faut pas oublier la poésie de David. Une poésie énigmatique, mélancolique, sombre qu’il interprète d’un timbre majestueux, dramatique. Et surtout d’une voix terriblement humaine, susceptible de communiquer instantanément, un flux très intense d’émotions. 

Lors de sa réédition, le disque a été enrichi de toute une série de bonus tracks (démos, flip sides, poèmes, etc.)