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The Watchman

High acres

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Ad van Meurs a emprunté le sobriquet de ‘The Watchman’ lors de son passage au RockFest de Prague. En 1988. Spécialisé dans la roots music (NDR : il préfère le terme rhythm & folk contemporain) ce singer songwriter a commis un opus éponyme en 1991, alors qu'il tournait aux Etats-Unis. Des sessions d’enregistrement que le Néerlandais a opérées à New York et au Texas. Il monte le Watchman Band en 1992 et embraie par un second elpee : "Narcisse". Il se produit alors inlassablement en Europe et aux States où il concocte "Peaceful artillery". En 1994. Disque qui sera suivi par "Broken lock & rhyme" en 96 et "Flight over life" en 97. Sa vie musicale est ainsi partagée entre longs périples et sessions d’enregistrements, qu’il ponctue par la sortie d’un album annuel. Pourtant son dernier long playing remonte déjà à 2004, "Weep on, willow". Une œuvre de blues léger!

Ad a composé l’intégralité des textes et toute la musique de cet elpee. Les prises de son, le mixing et la production ont été assurées par son épouse et compatriote, Ankie Keultjes. Il a bien sûr reçu le concours de ses musiciens : Stephan Jankowski aux guitares, Théo Wijdeven à la basse et Eric van der Lest aux drums ; ainsi que de quelques amis invités. Des guitares bien séduisantes ouvrent "Eagle lander", un instrumental caractérisé par la pureté de la ligne mélodique et la complémentarité entre le dobro de Van Meurs et la guitare acoustique de Stephan! Le titre maître nous entraîne au cœur de l'ambiance glauque des vieux ports, un climat que n'aurait pas renié notre Arno national ; mais pour la circonstance, les voix d'Ad et de sa tendre Ankie se conjuguent en douceur, face à l’incontournable accordéon de Pim Kops et le piano de Gerard de Graaf. Jankowski est un gratteur extrêmement compétent. Il souligne le vocal d’Ad, tout au long de "The ring", de sa guitare espagnole, sur un ton de jazz suranné. "Dumbo" baigne au sein d’une même atmosphère hispanique mais allègre. L’aspect festif est entretenu par les percussions et la guitare électrique de Gene Williams. Sa "doobie guitar" répète à l'infini le motif rythmique cher aux Doobie Brothers ; cependant, la palme revient à Stephan, qui laisse éclater sa classe naturelle aux côtés du djembé d'Osama Mileegi! Empreinte de romantisme et de tristesse, "Autumn blues" mêle folk, blues et jazz. Une plage limpide parcourue par la guitare étincelante de Jankowski. Quand une recette marche, pourquoi s’en priver ? "The river" recourt ainsi aux mêmes ingrédients : la corrélation entre cordes acoustiques, dobro et les percussions d'Osama. Ankie Keultjes interprète "Sleepless in Ostend" d’un timbre suave et romantique, une chanson subtilement traversée par les riffs du sax baryton de Menno Romers qui sonnent comme la sirène d'un vieux ferry quittant le port flamand. Bien posée, la voix grave de Watchman berce "The big ocean" dans la douceur du folk, pendant que la guitare de Stephan emprunte les accents d'une mandoline. Savant dosage de folk, de chansons et de roots, ce nouvel album du Watchman s’avère, ma foi, fort agréable à écouter…

 

 

 

The Watchman

Weep on, Willow

Écrit par
Né en 1953, ce chanteur guitariste batave pratique une musique très roots, puisant dans le folk, la country et le blues, tout en observant une certaine approche pop. Mieux connu sous le pseudonyme The Watchman, il écume les bars d' Eindhoven depuis des lustres. Enfin, au moins depuis 1988. Il est donc loin d'être un débutant, comptant même une bonne dizaine d'albums à son actif. Eponyme et bénéficiant de la production de Joe Boyd (R.E.M, Fairport Convention), son premier elpee est paru chez Rykodisc, en 1990. Ad est parvenu à exporter son country folk au-delà des océans ; et en particulier au Quebec et surtout au Texas. A Austin et Houston, pour être plus précis. Depuis le début du nouveau siècle, il a signé chez Munich, label pour lequel il a commis "Melancholicus Realisticus" en 2000, "Carnival of circumstances" ainsi que "Elsewhere bound" en 2002.
 
Ce dernier opus flanqué des Very Girls, en l’occurrence Ankie Keultjes et Aggie de Kruijf, un duo de néerlandaises passionnées d'americana folk! Ankie a collaboré à la confection de ce dernier album. Au chant, mais aussi à la mise ne forme. Elle a ainsi pris le contrôle total du studio, enregistré, mixé et produit cette plaque.
 
"Drizzle" s’ouvre par des guitares acoustiques : celles d'Ad et de Stephan Jankowski. Le saxophone de Menno Robers épouse parfaitement les lignes rythmiques de basse. Un univers sonore assez proche de celui au sein duquel évolue Hans Theesink ; même si Ad Van Meurs possède une voix moins grave. Les cordes de Stephan sont un ravissement tout au long de "Hunger and play", un blues très mélodique, mélancolique. Ankie Keultjes enrichit les chœurs de sa voix féminine. Le rythme met le nez à la fenêtre. En catimini, tout d’abord. Pour "The road". Plus franchement ensuite. Sur "Laundry days". Des compos folk roots au cours desquelles Jankowski s’autorise un nouveau et brillant solo sur sa guitare acoustique. Ce musicien est incontestablement une révélation ! The Watchman exécute alors une version légère et très originale du "Louisiana blues" de Muddy Waters, conférant chacun dans son rôle : voix féminine, sax et guitares. "Leave me blues" est un blues personnel, très à fleur de peau. Le saxophone balaie le décor, tandis que les cordes de Stephan crèvent l'écran. Le sax de Menno ne manque pas d’allure ; et lorsqu’il s’extrait en solo c’est pour mieux s’intégrer à la section rythmique, un peu comme le tuba de John Sass chez Hans Theesink. Très bluesy, la guitare rythmique introduit "Nostalgia blues". Sans doute la meilleure plage de l'album. Les musiciens semblent prendre leur pied, pendant que Romers se démène sur son saxophone. "The canyon" bénéficie d’excellents arrangements. D’excellente facture, cet opus s’achève par une autre blues confession intitulé "If I would love you like I love my guitar".

The Watchman

Peacefull Artillery

The Watchman, c'est d'abord le groupe d'Ad Van Meurs, vétéran batave qui roule sa bosse depuis la moitié des seventies. Après avoir transité par toute une série de formations aussi inconnues les unes que les autres, il fonde Watchman en 1988. Ce qui explique pourquoi, le combo en est déjà à son troisième album. Un disque qui a bénéficié d'une production hors du commun, puisque Joe Boyd (Soft Machine, Pink Floyd, REM, 10 000 Maniacs) et J Nile Clement (Presley, Orbison, Jerry Lee Lewis, Johnny Cash) se sont associés pour bichonner le morceau de plastique. Fondamentalement, "Peacefull Artillery" semble imprégné de racines folk et blues, mais elles s'ouvrent à d'autres formes musicales. Et en particulier au garage sombre et atmosphérique, réminiscent d'American Music Club, sur le titre maître de l'album. La meilleure composition de l'œuvre, il faut le souligner. Le reste de cet opus adopte une forme hybride entre Morphine et James. Sans doute à cause des interventions syncopées, jazzyfiantes, du saxophone de Menno Romers et puis du timbre vocal d'Ad coincé quelque part entre celui de Tim Booth, mais sans l'amplitude, et d'un Mc Gowan non alcoolisé...