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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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The Wedding Present

Valentina

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Fondé en 1985, The Wedding Present ne semble pas encore avoir perdu la foi qui les anime, surtout depuis qu’il s’est reformé en 2004. Et leur 8ème opus, « Valentina », en est certainement une belle illustration. Malgré une longue carrière, la flamme indie brûle toujours chez cet ensemble issu de Leeds, et dont les influences majeures ont toujours oscillé entre The Fall, Buzzcocks et Gang of Four. Responsable d’un elpee incontournable intitulé « Seamonsters », en 1991, la formation est toujours drivée par David Gedge. C’est d’ailleurs le seul membre survivant du line up originel. Normal puisqu’il est également le chanteur et surtout le compositeur. Un talent d’écriture qui est demeuré intact, malgré le poids des années. 

Le combo allume un gros pétard dès le premier titre : « Bang Bang You’re Dead ». Et il n’est pas mouillé. D’ailleurs, il résonne jusqu’au creux de nos tympans tel un hymne indépendant à la Reiziger. La basse claque et fuzze (« You Jane »). Fougueuses, les guitares grondent (« Stop Thief ! ») ; mais les maîtres de cérémonie (de mariage ?) s’autorisent également des intermèdes romantiques, à l’instar de « The Girl from DDR », au cours duquel on assiste à un  dialogue anglo-allemand entre Gedge et la bassiste Pepe Le Moko. David aborde des thèmes comme l’infidélité et les amours perdus avec une magnifique désinvolture… Comme le disait John Peel, ‘The boy Gedge has written some of the best love songs of the Rock n’Roll era. You may dispute this, but I’m right and you’re wrong!’ Profitez-en, chez The Wedding Present c’est une rare union qui dure !

 

The Wedding Present

El Rey

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“El Rey” constitue le deuxième album de Wedding Present, depuis sa reformation. Il fait suite à « Take fountain » paru en 2005. Et première constatation, David Gedge n’a toujours pas digéré le départ de sa compagne. Cette douleur indélébile, il la répercute à travers ses lyrics. Faut dire que déjà en 1987, il s’inspirait des péripéties de ses relations sentimentales pour écrire ses textes. Et apparemment, ce sont des conditions idéales pour sa prose. Lors de l’enregistrement de cet elpee, il a reçu le concours de Steve Albini à la production. Comme en 1991, lorsqu’il avait commis son meilleur opus, « Seamonsters ». Et le résultat est plutôt concluant, même s’il n’atteint pas toujours les sommets de ce chef-d’œuvre. Parce que sans doute plus léger, moins extrême, moins brutal. Ce qui n’empêche pas la plupart des compos de ce disque d’être découpées dans une noisy savoureuse. Les cordes des guitares crépitent, grésillent, bourdonnent, serpentent, mordent, libèrent leur feedback. Les drums manifestent une amplitude évanescente et les lignes de basse rebondissent sans jamais se disloquer. Le tout dans un bel élan mélodique typiquement britannique, même si les sessions d’enregistrement se sont déroulées à Chicago et à Los Angeles, aux States. Un album qui devrait plaire aux aficionados du groupe de Leeds, c’est une certitude. Et aussi aux autres, si vous êtes réceptif à ce type de noisy estampillée 80’s.

The Wedding Present

Take fountain

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Après avoir mis huit longues années entre parenthèseq, David Gedge a décidé de reformer Wedding Present. Et dans le même temps de mettre fin à l’aventure Cinerama. Flash-back ! En 1997, David dissout W.P. et fonde Cinerama en compagnie de sa copine, Sally Murrell. Une formation qui sortira quelques disques plutôt confidentiels. En 2004, le couple se sépare. Et Gedge de remonter ‘le cadeau de mariage’ (sic). Hormis Simon Cleave (NDR : et encore il a manqué les premiers épisodes de l’histoire), David est le seul membre originel du groupe. Vous me direz : ‘normal, puisqu’il en est et en était également le chanteur/compositeur et guitariste’. Fatalement, l’opus du come-back navigue quelque part entre la musique de Cinerama et de W.P. Un disque qui a reçu le concours de Fisk à la production, personnage qui s’est surtout illustré lors de l’explosion du grunge en mettant en forme des elpees de Nirvana, Screaming Trees ou encore Soundgarden. Certaines compositions renouent avec le style fougueux qui en avait fait une véritable légende de la pop britannique. Et notamment ce phrasé de guitare gratté, rapide et chatoyant qui alimente une instantanéité pop rafraîchissante. Et je pense tout particulièrement aux excellentes 8 minutes d’« Interstate 5 » qui s’achèvent dans un climat filmique digne d’un western spaghetti d’Enio Morricone (NDR : ces cuivres mariachi !). Ou encore la nouvelle version d’un single de Cinerama intitulée « Don’t touch that dial (pacific nothwest version) ». Sans oublier les traditionnels « Ringway to seatac » et « It’s for you ». Ses lyrics s’inspirent de ses relations sentimentales, même s’ils sont abordés au second degré. Faut dire que vu les circonstances, il avait de quoi raconter. Des textes mélancoliques qu’il chante d’une voix claire et tellement poignante. Le reste de l’opus se révèle plus éclectique. Romantique aussi. Impliquant tantôt orchestrations de cordes, de cuivres et même du mellotron sur le final somptueux « Perfect blue » ; une composition comme « Mars sparkles down on me » rappelant même la mélancolie douce de Luna. Un chouette album !

The Wedding Present

Watusi

En gravant "George Best" en 1987, David Lewis Gedge ne se doutait certainement pas qu'il était occupé de poser la première pierre du mouvement ‘noisy pop’ qui allait édifier la scène musicale insulaire fin des eighties, début des nineties. Sept ans et une flopée d'albums plus tard, Wedding Present continue de se débattre dans la zone crépusculaire de l'underground. Et ce n'et pas ce "Watusi" qui va changer l'histoire du groupe. Et pourtant, ce morceau de plastique est d'excellente facture. Il revient aux sources du noisy pop, explorant un paysage sonore dense, turbulent, angoissant filtré dans les mélodies douces-amères, découpé dans les guitares querelleuses, vivaces, dentelées, vivifiées par un tempo excitant, frénétique et cicatrisé par la voix mélodramatique, grinçante de Gedge. Un retour à la case départ qui ne mérite certainement pas sept années de nouvelle galère.