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The Week That Was

The Week That Was

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Certains orfèvres œuvrent sur un bijou, pour le placer, une fois sa beauté accomplie, sous une cloche de verre. Ceci, afin que l’air ou l’œil destructeur et envieux n’en détache l’éclat. Ou que les éléments assemblés ne se disloquent avec le temps. D’autres, démontent pièce par pièce leurs créations finies, pour placer chaque élément autour d’un nouveau noyau. Et dans la foulée, étendre la beauté obtenue. C’est plutôt le cas de The Week That Was. Non content de mettre tout le monde d’accord avec Field Music et leur très très remarqué « Tones Of Town », sorti en 2007, les frères Brewis ont décidé d’embrasser différents projets. Et, il faut l’avouer, avec un certain talent. Peter Brewis est la preuve vivante que le succès de leur fratrie originale n’est pas juste dû à une certaine émulsion familiale. Il cherche à démontrer, que chaque membre de la tribu est né avec un talent énorme ; et qu’il peut le mettre au service de toute formation capable de s’en servir. Son frère David militait au sein de School Of Language. Il laissait déjà entrevoir la richesse dont les Brewis disposent.

« The Week That Was » ne doit afficher aucune modestie. Il ne peut subsister de doute quant à l’extraordinaire interprétation des textes et la qualité des mélodies qu’il dispense. Composé dans la grâce et l’élégance, tout y est fonctionnel et bien à sa place. En effet, sans en faire trop, huit plages suffisent pour nous mettre à genoux. Détourné d’une pop/rock traditionnelle, c’est démonté à l’arrache et reconstruit à l’aide de fibres nobles, dans un écrin confortable, que l’album semble créé. On reconnaît dans le fond, une influence eighties puisée chez Kate Bush voire Peter Gabriel. Notamment lorsque les claviers clinquants affrontent l’énergie diabolique élaborée par l’excellent drumming. Il ne reste donc plus qu’à laisser la magie à opérer. On pense alors aux cordes de violons, dont les interventions ne sont jamais lassantes. Tout, dans cet album, fleure bon l’honnêteté, sans ambages superflus, sans explosion tape à l’œil. Tout, dans « The Week That Was » mérite le silence à son écoute, la contemplation des artistes et le salut mérité d’une presse unanime. Passer à coté de cet album équivaudrait laisser échapper sa chance. Celle d’être touché en plein cœur…