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The White Stripes

Icky Thump

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Et de 6 pour Jack, rajoutant ainsi un trait à ses lignes blanches. Après des vacances passées en compagnie de ses potes des Raconteurs et les voyages associés, le revoilà debout, à côté de sa moitié, main dans la main, pour reprendre le drapeau ‘love rock couple’. Le plus joyeusement possible, semble-t-il. Ni scène de ménage, ni querelle, le couple commet ici un son pur-rock énergique. Peut-être est-ce là une thérapie de couple : taper toute son énergie dans les cordes afin d’éviter la vaisselle cassée. Ce serait peut-être un peu trop simple de résumer « Icky Thump » par une description aussi légère ; mais force est de constater qu’après 7 ans et 6 albums, leur création doit quand même bien provenir d’une inspiration réciproque profonde. Toujours à l’affût du bon son, Jack a collé des cornemuses et des trompettes. Peut-être reçues, en cadeau d’anniversaire de mariage.

Cette production, ces morceaux déjà diffusés tous azimuts, ne feront pas oublier le début de la carrière de White Stripes. Ce début où l’association frappait juste et fort. Ce début où la surprise et la qualité s’associaient. Dire qu’« Icky Thumb » n’est pas un bon album serait mentir. Ce serait même bouder son plaisir. Il est juste dommage que ce soit celui de Jack & Meg. Un album de plus qui n’apporte rien de nouveau au groupe depuis « Elephant », paru en 2003. Décidément, quand vont-ils faire évoluer un peu plus radicalement leur univers ? Un peu trop conformistes les White ?

The White Stripes

Get behind me satan

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Si vous vous attendiez à une nouvelle décharge d’électricité et de feedback dispensée sur des rythmes tribaux, vous en serez pour vos frais. Hormis pour trois voire quatre titres, la guitare a cédé sa place au piano sur le cinquième album des White Stripes. Un piano martelé, plutôt que joué, dans l’esprit de Nicky Hopkins. Un choix qui démontre une nouvelle fois l’imprévisibilité du duo infernal de Detroit. Du piano, mais également du marimba (le latino « The nurse »), de la basse (« The denial twist ») et même de la guitare acoustique. Entre country et folk. A l’instar du très roots « Little ghost », du funkysant « My doorbell » (Prince ?) ou du très british « Take, take, take », fruit d’une rencontre hypothétique entre Ray Davies des Kinks et feu Marc Bolan époque Tyrannosaurus Rex. Un opus minimaliste mais en même temps lo fi. Et c’est sans doute ici que le bât blesse. Car si l’ensemble ne manque pas d’allure, on a l’impression que certaines compos on été (in)volontairement bâclées. Evidemment en se limitant à 10 jours en studio, difficile de faire des miracles. Le son brut et crade ne me dérange pas trop, pourvu qu’il dépasse la qualité d’une démo. C’est même tout à fait regrettable, car certaines chansons méritaient franchement un tout autre traitement. Tom Waits y parvient. Pourquoi pas Jack White ? Car finalement ce sont les morceaux qui s’inscrivent le plus dans la lignée d’ « Elephant » qui passent le mieux la rampe. Tout d’abord le garage « Blue orchid ». Et puis trois tracks consacrés au blues. Deux fragments de blues rural, sombre, angoissé et brutal qui trempent dans le Delta du Mississippi : « Instinct blues » et « Red Rain », même si ce dernier évoquera davantage, pour le commun des mortels, le Led Zeppelin. Et pour les vétérans du blues, constituera une sorte d’hommage à Robert Johnson. Dont la légende veut qu’il ait vendu son âme au diable. Ce qui explique également le titre de cet elpee : « Eloigne-toi de moi satan ». Et les tas de remerciements adressés à quelques saints qui leur seraient venus en aide. Enfin, autre blues, « I’m lonely (but I ain’t that lonely yet) » clôture le disque sur des accents empruntés à Janis Joplin. Et en particulier la voix. Une voix toujours aussi versatile, dont le timbre me fait parfois penser à feu Kevin Coyne ou encore à Robert Plant.

The White Stripes

Under Blackpool lights (Dvd)

Écrit par
Ce Dvd a été immortalisé en janvier 2004 à l’Empress Ballroom de Blackpool, en Angleterre. Sous la direction du célèbre Dick Carruthers (Who, Led Zeppelin). 25 titres dont les inévitables « Seven nation army », « The hardest button to button », « Dead leaves and the dirty ground » et la cover de Dolly Parton, « Jolene ». Un répertoire qui inclut, bien évidemment, une majorité de compos issues de leurs quatre elpees, mais également quelques inédits. Et en particulier la reprise de Bob Dylan, « Outlaw blues » et de le « Death letter » de Son House. Lors de cette soirée, le couple était au sommet de son art. Accordant un set bien équilibré au cours duquel le public s’est montré particulièrement réceptif. Ce qui n’est pas évident lorsqu’on sait que leur musique n’est pas facile à ingurgiter. Faut dire que Jack White triture sa guitare comme un vieux bluesman possédé par le diable, n’hésitant pas à se réincarner en Jimi Hendrix ou Jeff Buckley, lorsqu’il ne s’inspire pas de Jimmy Page. Et croyez moi, ce type est un musicien hors pair !

The White Stripes

Elephant

Devant pareil disque, tout le monde s'incline. Du moins ceux qui croient encore que le rock n'est pas moribond. Parce que la bête ronronne encore, prête à vous sauter à la gorge à tout moment, alors que tout le monde prédisait sa fin imminente. Non : le rock n'est pas mort, puisqu'il y a les White Stripes. Oubliez les Strokes, les Hives, les BRMC, tous ces fossoyeurs qui remuent la terre sans la fertiliser. Parce que le rock'n'roll, cette furie infidèle et rebelle qui finissait par se mordre la queue, a trouvé en Meg et Jack White ses plus ardents symboles, de valeureux défenseurs que rien n'arrête, pas même 1 million de " White Blood Cells " vendus aux quatre coins du monde. Ce n'est pas demain la veille que Meg et Jack (Frère et sœur ? Mari et femme ? Qu'importe !) vendront leur âme au music business en échange d'un album de gangsta rap ou de techno luna park. Parce que les White Stripes sont le rock'n'roll, point barre. Ils n'ont que faire des modes. Les White Stripes incarnent à la fois le renouveau du rock et son antithèse, en utilisant des éléments du passé pour inventer une musique qui paraît pourtant vierge de toute Histoire. " C'est dans les vieilles casseroles qu'on fait les meilleures soupes ", comme on dit. A la différence que Meg et Jack, eux, y rajoutent un bon bouillon Knorr fait maison, dont la recette miracle tient en trois mots : simplicité, sincérité, félicité. On entend chez eux du blues des années trente, du folk des années soixante, du glam des années septante et du hard des années quatre-vingts, mais complètement dégraissés, ramenés à leur plus simple apparat, pour plus d'efficacité. Les White Stripes, ce serait donc un mix bio de toutes ces musiques, dont on ne garde que l'essentiel : l'essence. Une batterie, une guitare, une (parfois deux) voix : c'est tout. Mais c'est suffisant pour traduire au plus près ce que doit être le rock : une sensation primitive qui vous fait sursauter, qui vous prend aux tripes sans artifices. Juste de la rage et de la passion. Le strict minimum pour un rendement (et une claque !) maximum : une règle de plus en plus suivie par les groupes de rock d'aujourd'hui (The Kills, The Black Keys,…), où la basse n'est même plus de la fête. " Elephant ", pourtant, commence avec une ligne de basse, hénaurme, tribale, jouissive… " I'm gonna fight them off / A seven nation army couldn't hold me back " : le message est clair… Cet album, en quelques secondes, écrase déjà la concurrence. Avec un sacré pied de nez aux rockeurs poids lourds qui envahissent les ondes et les écrans, puisqu'il s'agit bien, en fin de compte, d'une guitare, mais accordée en octave ! Sacré Jack : un instant, on pensait qu'il allait sortir la grosse artillerie, et perdre ainsi de cette virginité perpétuelle qui fait le charme de sa musique… " Black Math " accélère un peu le tempo dans un style punk-garage absolument tubesque, tandis que " There's No Home For You Here " présente un Jack démultiplié, comme si le blues de Son House s'était vu corrigé par le " Bohemian Rhapsody " de Queen. Dix Jack pour le prix d'un, pourquoi faire la fine bouche ? Et ces riffs, monstrueux, qui ne cessent de déchirer l'air alors qu'on croyait guetter un semblant d'accalmie… Le repos du guerrier, heureusement, ne se fait point attendre, avec cette reprise d'un vieux standard de Burt Bacharach chanté à l'époque par Dusty Springfield : " I Just Don't Know What To Do With Myself ", aussi fort que le " Jolene " du premier album. Un classique célébré ici comme il se doit, avec humilité, mais sans s'y coller comme à l'école. " The Cold Cold Night " continue dans cette lancée pleine de sang-froid, après la violence des trois premiers morceaux… Mais cette fois c'est Meg qui chante, en petite-fille mutine de Moe Tucker. Sa voix, comme son jeu de baguettes, est approximatif. C'est à ce moment qu'on se demande avec étonnement pourquoi on accroche tant, alors que cette nonchalance extrême devrait passer pour de l'indigence. Pourtant, ça passe. Plutôt bien, même… Comme les deux morceaux suivants, " I Wanna Be The Boy " et " You've Got Her In Your Pocket ", des ballades romantiques, la première au piano, la deuxième sans Meg, qui clôturent en beauté la partie douce mais dense de cet album éléphantesque. Retour au blues rocailleux, à la guitare qui raille et au chant écorché avec " Ball and Biscuit ", sept minutes de sexe et de colère entre les Stooges et Muddy Waters ; puis ce piano, à nouveau, introduit par un prêche de bigot bientôt atomisé par de gros riffs heavy pleins de distorsions, direction les feux de l'enfer (" Little Acorns "). Suit " Hypnotise ", deuxième chanson punk-garage de l'album, dégainée plus vite que Lucky Luke : à peine deux minutes. Un titre classique, à la White Stripes, qui ressemble étrangement à " Fell In Love With A Girl "… Idem pour " Girl, You Have No Faith In Medicine ", tout aussi accrocheur et rieur, supposé d'ailleurs se retrouver sur l'album précédent. Entre les deux, un morceau plus étonnant (" The Air Near My Fingers "), avec orgues, pont à la Led Zep' et paroles gratinées, en un mot : épique. La cerise sur la gâteau s'appelle " It's True That We Love One Another ", une sympathique ritournelle country chantonnée avec Holly Golightly des Headcoatee, écrite en une demi-heure et enregistrée en vingt minutes. Terminer ainsi sur une note d'humour, presque infantile, témoigne encore une fois du vent de fraîcheur et de liberté que les White Stripes font souffler sur le rock depuis maintenant deux ans. Sans se soucier des tendances dernier cri (l'album a été réalisé en dix jours au studio " vintage " Toe Rag à Londres, avec du matos d'avant 63… Si ça c'est pas rock'n'roll), Jack et Meg White viennent tout simplement, avec cet " Elephant " gargantuesque, d'accoucher d'un chef-d'œuvre intemporel. Et d'entrer dans l'Histoire !

The White Stripes

White blood cells

Écrit par

Les White Stripes se résument à un frère et une sœur. A moins que ce ne soit deux ex-époux. Jack et Meg White. Le premier chante et joue de la guitare. La seconde cogne sur les fûts. Un duo issu de Detroit, dans le Michigan, qui compte à ce jour trois albums à son actif. Et il faut avouer qu'à deux, ils libèrent bien plus d'énergie que pas mal de trios, quartettes, quintettes et consorts. " White blood cells " épouse l'esprit, pas la forme du blues. Un feeling que les Stones et les Animals manifestaient à la fin des sixties. Authentique, immédiate, contagieuse, la musique des Stripes est le fruit d'un mélange basique de rock, de folk, de garage, de punk, de country et bien sûr de blues. D'urban blues très exactement. Pensez aux Stooges. Un musique que la formation pratique à l'aide d'une instrumentation minimaliste : une guitare (le plus souvent électrifiée, sale, distordue, mutilée), des drums (intuitifs, martelés, fouettés), une voix (tour à tour âpre, falsetto, frénétique ou caustique) rappelant parfois Ray Davies des Kinks, et occasionnellement un clavier rogné ou un piano frappé. Chez les White, l'important n'est pas de savoir ce que vous jouez, mais comment vous le jouez. Ce qui explique cette énergie, cette urgence qui hante leurs mélodies trempées tantôt dans la puissance tantôt dans la douceur. Le disque nous réserve, en outre, l'une ou l'autre surprise. Et je pense tout particulièrement à l'expérimental " I think I smell a rat ", qui aurait pu figurer dans le répertoire du défunt Royal Trux. Au beatlenesque " We're going to be friends ", réminiscent de " Blackbird ", à la danse du scalp " Expecting " ; ou encore au final " This protector ", chanson envoûtante qui se limite au piano et au chant. Un must !