Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

The Wildcards

When the moon shines bright

Écrit par

Ce quartet anglais est surtout notoire auprès des amateurs de rockabilly et hillbilly ; et pourtant, sa musique est parsemée d’accents blues et surf. Les Wildcards se sont formés en 2003. Ils sont nés sur les cendres de deux formations talentueuses : Vince Lee & His Big Combo et les Nightporters. Le chanteur/guitariste/multi-instrumentiste Vince Lee et le bassiste Al Wallis ont donc rejoint le projet. Tout comme le guitariste et le drummer Kevin Crowe, du second combo. "When the moon shines bright" constitue leur troisième album. Il fait suite à "On fire!" paru en 2004 et "Raising hell", en 2007.

Vince Lee est manifestement un personnage halluciné par ses cordes. Il boute immédiatement le feu à son "When the moon shines bright", un brûlot dévastateur. Son timbre vocal est hypnotique. Ses lyrics traitent de l’influence causée par la lune sur l'humanité et le monde animal. Le climat est étrange, voire morbide. Les guitares sont lugubres. La rythmique est puissante et impitoyable. Et cette tension se révèle permanente de bout en bout de l’opus. Martin Vowles prend le relais. Il assène une autre vérité : "Women are the root of all evil". Signé Paul Williams, musicien/chanteur anglais qui s’est produit en compagnie d’une multitude de musiciens, dont Zoot Money, cette plage nous plonge dans une ambiance très fifties. Martin est un guitariste subtil. Son swing est naturel. D'ailleurs, il faut reconnaître que les quatre Wildcards sont de brillants instrumentistes. Et pour cause, ils sont capables de s’adapter à tous les climats développés sur cette galette. "She can rock" macère dans une ambiance purement rock'n'roll. La voix rageuse rappelle Little Richard. Les cordes se déchaînent, transpirent, suent jusqu'à la rupture. L'intégration d’éléments jazz dans leur expression est très intéressante. D’ailleurs, leur version du "Chocolate shake" de Duke Ellington est tout bonnement remarquable. Vince Lee joue du kazoo comme il souffle dans une trompette. Il est en pleine effervescence, pendant que Vowles pince ses cordes dans le plus pur style manouche, lorgnant même vers la technique et la sensibilité de Django Reinhard. Plage étrange, "Out of control" baigne dans l’atmosphère très caractéristique de la surf music. Saturé, le son est bien métallique. La section rythmique carbure à plein régime ; mais la compo subit, en fin de parcours, un traitement maison, emprunté au reggae. Vous avez dit étrange? "Got sumin' gor you" a été écrit au début des 50s par Guitar Slim, un R&B dont l’adaptation très personnelle, puisée essentiellement dans le rock'n'roll et le doowop, met en exergue des cordes très affûtées. Tout au long de l’instrumental "Dead cat bounce", Vowles affiche une nouvelle fois son incomparable technique instrumentale. Le swing est lustré. Quant au thème musical, il semble emprunté à la B.O. d’un long métrage d'autrefois. "Gal from Kokomo" est un titre de west coast jump, signé Roy Brown. Il est traduit en pur rockabilly. Les deux guitares assurent parfaitement les parties originellement réservées aux saxophones. Jeune vocaliste anglaise (NDR : une amie du groupe !), Becca Langsford a été invitée à interpréter "Sweet baby of baby", une délicieuse incursion dans le R&B, popularisée en son temps par Miss Ruth Brown. Swing, voix doowop et guitares aux accents manouches dominent le sujet. Autre compo curieuse, issue de la plume de Lee, "Welcome to the snakepit" nous entraîne au cœur d’un univers dense, mais parfumé d’Orient. De toute bonne facture, cet elpee s’achève par une reprise hypnotique, tribale et percussive de "Women are the root of all evil"…

 

The Wildcards

Fishing for luckies

Censuré pour le tournage d'une vidéo jugée pornographique, poursuivi par une image d'agitateurs turbulents, déstabilisé par le remplacement de son drummer et de son guitariste; enfin en bisbille avec sa firme de disques, Wildhearts a failli rendre son dernier souffle. Ce qui aurait été fort navrant, car cette formation vient de commettre son album le plus intéressant à ce jour. Pas un opus parfait, bien sûr. Mais un disque dont les spécificités punk glam rock font de véritables ravages. Dix fragments chargés de dégoût et de méfiance, mais surtout d'excitation, d'exubérance, de sauvagerie et de fièvre mélodique. Parfois même de complexité hypnotique (King Crimson?) et surtout d'une force métallique irrésistible. Dix compositions venimeuses, mordantes qui les autorisent à mériter le statut d'héritier naturel de Cheap Trick.

 

The Wildcards

Phuq

Cet ensemble insulaire adore naviguer en eaux troubles. Le titre de son deuxième opus en est la plus belle démonstration. Mais également les thèmes abordés. Comme l'onanisme, l'alcoolisme, l'outrage, jetant l'anathème sur la société contemporaine. Un groupe qui vient de traverser des moments difficiles, surtout depuis l'éviction du chanteur/guitariste CJ, heureusement remplacé depuis peu par Mark Keds, éminence grise du (défunt?) Senseless Things. Bref, nonobstant des auspices franchement défavorables, ce "Phuq" nous a conquis. Son metal punk a pris des accents plus pop, plus mélodiques, davantage hérités de Manic Street Preachers que des Damned, Motorhead, Slade, New York Dolls et consorts. "In lily's garden" s'abreuve même des harmonies vocales d'Oasis, alors que le grinçant "Naivety play", meilleur titre du CD, cherche le croisement idéal entre les Pistols, Voodoo Queen, Metallica et les Bay City Rollers. Du power pop dans le sens le plus pur du terme!

 

The Wildcards

Earth Vs The Wildhearts

Curieuse destinée pour le premier opus des Wildhearts, promis aux bacs poussiéreux des disquaires, dès sa sortie en 1993, malgré la participation du célèbre Mick Ronson à la slide sur "My baby is a headfuck". Et pourtant, plusieurs fanzines insulaires le considéraient comme l'album de l'année... Début 94, la formation des Midlands décroche inopinément un tube avec "Caffein Bomb", un single qui flirtera plusieurs semaines avec les charts britanniques. Rien de tel pour relancer la mécanique. Et d'exhumer le CD moribond en lui administrant en bonus track le fameux hit. Un rétablissement judicieusement couplé un cocktail hymnique, venimeux, de glam, de trash, de punk et de métal. Alice Cooper rencontre Voodoo Queens. Mais en deuxième division !