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Tim Buckley

Honeyman

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Destin curieux, tragique et analogue pour le fils et le père Buckley, disparus à la fleur de l'âge. Respectivement à 30 et 28 ans. Ils se sont pourtant peu connus. Tim ayant quitté la maison familiale, lorsque Jeff était encore très jeune. Mais l'incontestable point commun qui existe entre les deux personnages, est la voix. Une voix extraordinaire, capable d'embrasser plusieurs octaves ; une voix qui ne peut laisser indifférent. Mais ici s'arrêtent les comparaisons. Car si Jeff s'est noyé accidentellement, dans les eaux du Mississipi, Tim est décédé d'une overdose. Ce qui ne les empêchera pas de faire l'objet, tous deux, d'un culte auprès des nécrophages… Mais venons-en à ce " Honey man ", un elpee qui constitue le dernier volume d'une trilogie entamée par " Dream letter " et suivie par " Live from the troubadour ". Un disque dont les sessions d'enregistrement ont été immortalisées " live " le 27 novembre 1973. Et dont les 9 fragments sont partagés entre compositions acoustiques, gravées sur ses elpees précédents, et jams aussi frénétiques qu'impressionnantes. Ce sont d'ailleurs ces morceaux qui font la différence. Et quelle différence ! Tim, comme emporté par la folie, la passion, la sensualité dans toute sa crudité orgasmique et dans un irrésistible besoin de dépassement des barrières de la sensibilité, parvient à communier avec son public, comme seul Jim Morrison pouvait le faire. On comprend mieux pourquoi, depuis trois décennies, son style musical spécifique, ni tout à fait jazz, rock ou folk, mais tout à la fois, a influencé et continue d'influencer autant de groupes et d'artistes de la scène pop et rock. Un testament !