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Tino Gonzales

Nuke the world

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En consultant les notes reproduites sur la pochette, il n'est pas difficile de se rendre compte que Tino est devenu aussi amer que désenchanté. Mais, précise-t-il, la musique n'est pas responsable. En fait, en critiquant ouvertement son pays, l'impérialisme et sans doute et inévitablement, son actuel dirigeant, il veut faire passer un message. Où donc se trouvent ces armes de destruction massive? Mais place à la musique. Sans même dresser une discographie exhaustive de Gonzales, tant il est prolifique…

Autoproduit, cet opus a été enregistré en France. Première constatation, Tino a eu le bon goût de s'entourer de musiciens, bien meilleurs que dans le passé. L'ouverture est très électrique, belliqueuse, à contrario des percussions légères, loin des productions actuelles. Tino n'en a cure et se dresse sur ses pédales pour opérer sa première sortie en solo. "You're not one" est une plage très hendrixienne, mais la section rythmique (NDR : composée de Darryl Taylor à la slappin' basse et de Kenny Martin aux drums) ne soutient pas assez le leader. La plage titulaire est sculptée dans un funk fort sobre, même si tous les instruments participent au rythme. Bon blues classique, "How you play the blues" bénéficie du concours de Nico Wayne Toussaint à l'harmonica. Exécutée tout en sensibilité, la partie de guitare est solide. Puissante, la voix évolue dans un registre proche de BB King. "Raging blues" s'attarde dans le même style. Mais le tempo est plus élevé et l'orgue de Johan Dalgaard alimente bien l'assise rythmique. L'unique reprise est consacrée au "Higher ground" de Stevie Wonder. Elle ne manifeste rien de très particulier. Il faut ainsi attendre le septième titre pour voir enfin Tino Gonzales montrer tout son savoir-faire. Sur "When angels weep", il apporte une touche latino-américaine. Une bien jolie mélodie instrumentale qui rappelle un certain Carlos Santana. Et "Why" épouse un format fort semblable, même si l'orgue continue de jouir de son rôle rythmique. Tout au long de cet opus, le talent de Tino à la guitare est omniprésent. Mais aujourd'hui, pour sortir du lot, il faut aussi savoir s'entourer d'un excellent backing band. Tony a fait exclusivement appel à des musiciens français pour la dernière plage de cet elpee. Et tout au long des neuf minutes de "Here ! My freedom sings", ils n'ont certainement pas à rougir de leur prestation. D'autant plus que le style, même s'il est emprunté à Santana, n'est pas pour me déplaire. Une œuvre dédiée au valeureux peuple français qui a su dire "Non" au diable. Vous avez compris ?

Tino Gonzales

A world of blues

Écrit par

Tino serait au blues ce que Carlos Santana est au rock. Ce qui ne peut être qu'un compliment ! La culture latine exerce, il est vrai, toujours une certaine fascination, pour ne pas dire une fascination certaine. Tino n'est pas un débutant, loin s'en faut. Ce musicien mi-américain, mi-mexicain est né à Chicago voilà un peu plus d'un demi-siècle. Il compte déjà à son actif une importante production discographique. Ce monde du blues est déjà sa quatrième production originale, distribuée par Dixiefrog. Elle fait suite à "A heart full of blues" parue en 97, "Tequila nights" en 99, et "Modern day hobo" en 2001.

Cet album a été enregistré en France. Il s'ouvre par "Lies, lies, lies". Une ballade aux accents ‘soul’, introduite par une guitare à la fluidité saisissante. La touche latine est renforcée par le concours d'un redoutable duo italien : Gio Rossi aux drums et Alberto Marsico au piano ainsi qu'à l'orgue Hammond, deux accompagnateurs habituels d'Egidio "Juke" Ingala et d'Alex Schultz. "You bad" est une plage qui swingue et déménage. Marsico est à l'Hammond, David Maxwell au piano et la guitare reconnaissable de Jimmy Thackery épaule celle de Gonzales. Amar Sundy a été invité pour participer au slow/blues/funky "Cruising in the night" ; un jeune guitariste algérien, kabyle et touareg, originaire de Biskra. "Cajun queen" nous offre un petit détour par la Louisiane. Le piano de Marsico roule. Les percussions palpitent et l'accordéon de Lionel Suarez, un musicien issu du milieu jazz, frémit. "A million miles away" est une nouvelle ballade soul, chantée admirablement. Pour aborder le vigoureux "I was all wrong for you", Tino s'approprie le style de B.B King. Appuyé par un orgue Hammond et force cuivres, il nous sort un petit trésor de solo, tout en délicatesse et finesse. Même le chant est mené à la manière de BB. Le puissant et lourd Popa Chubby D est le dernier invité de l'album. Lui et Tino conjuguent leurs cordes pour affronter la plage jazzyfiante, "Compared to what". Douceur et mélodie hantent le gracieux et tout aussi jazzyfiant "Just for Juliette". Une complainte exotique pour guitare acoustique, piano et accordéon. Toni manifeste beaucoup de subtilité et libère énormément de feeling pour chanter un blues sensible au mélange de fraternité et de paix. Un morceau proche du Memphis blues d'Albert King intitulé "No more misery". La finale instrumentale "Peace and wine" déborde de joie dans sa trame latino-américaine. Un des meilleurs albums de Mr Gonzales !

 

Tino Gonzales

Live at the Dinosaur 2

Écrit par

Deuxième volume live au Dinosaur, sur Horseplay, après celui de Steve Guyger. Le Dinosaur Bar BQ se trouve à Syracuse dans l'Etat de New York. Cet opus est aussi le 2ème live de Tino, si on ajoute "Live at the Chameleon", paru en 1993. Tino est d’ailleurs assez prolifique. Rappelons ainsi ses albums studio, "Two sides of a heart", "A new generation in blues" (Blues Wave), "Tequila nights" sorti en Europe chez Dixiefrog et "Smiles for miles" sur Horseplay. Ce qui doit donc lui faire 5 albums. Mais pour compliquer les choses, il faut ajouter deux collections reprenant l'essentiel de "Live at the Chameleon" et "Two sides of a heart", sans oublier les deux premiers elpees, "Double feature" sur Blues Wave et "A heart full of blues" sur Dixiefrog. Ouf !

Gonzales apporte dans son blues ses racines latino américaines. Il n'est pas un musicien génial, ni même très original, mais il prend toute sa dimension sur les planches, en dispensant un R&B entraînant, imprégné par une voix qui a dû se forger au travers d'excès bien divers.

Ce disque recèle peu de compositions personnelles. Il y a bien "Dead man's shoes" qui démarre plutôt bien, pour lequel il a débauché le sax d'Arnie Lawrence. "Piece of work" et "Lovin' tool", confessent des accents funky fort similaires. Et "Come baby" est imprimé sur un tempo rapide. Une seule incursion dans ses racines latines, l'instrumental "Mil amores". Le reste est constitué de reprises sans intérêt spécial mais qui se révèlent, sans doute, des points de référence pour l'auditoire. Défilent ainsi, "Same old blues", de Don Nix, "I'll play the blues for you", "Texas", un blues sublime qui figurait au répertoire de l'Electric Flag, "My back scratcher" de Frank Frost et enfin "My love is here to stay" de Sam Myers. Toujours sur la route le Tino!