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Winter adults only ?

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Tom Principato

Live and still kickin' (cd + dvd)

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Originaire de Washington DC, Tom Principato est chanteur, guitariste et compositeur. Il est âgé de 63 balais. C’est en assistant à un concert de BB King qu’il chope le virus du blues. Il monte son premier groupe vers la fin des 70s, Powerhouse. Un combo qui grave le long playing "Night life", à cette époque. Il fonde ensuite The Assassins, en compagnie d’un autre gratteur, l’ex-Nighthawks Jimmy Thackery. La formation publie deux elpees : "No previous record" en 1986, et "Partners in crime" l'année suivante. Il embrasse ensuite une carrière solo. Au cours des trois dernières décennies, il a enregistré une bonne vingtaine d’albums. Pourtant, c’est en ‘live’ que sa musique prend toute sa dimension. Il a d’ailleurs immortalisé plusieurs opus, en public. A l’instar de "Live and still kickin'!", une œuvre cumulant un cd et un dvd et épinglant deux performances. La première remonte au mois de mars 2014, et s’était déroulée au Barn of Wolf Trap de Vienna (NDR : c’est dans la banlieue de Washington), en Virginie ; la seconde, deux semaines plus tard, au VIP, dans le cadre du festival Escales Saint-Nazaire, en France.

A Vienna, le line up est constitué de huit musicos, dont une section de trois cuivres et un ami invité, l’organiste Tommy Lepson. "Call the law" ouvre en force. La section rythmique est bien soudée. La voix de Principato, puissante et naturelle. Il libère ses cordes aux côtés du saxophone baryton aux dimensions imposantes de Chris Watling (NDR : c’est le leader des Grandsons). "Bo Bo's groove" est chargé de groove, une plage instrumentale tapissée par l’orgue, dynamisée par les congas et autres percussions de Josh Howell, et colorée de cuivres, parmi lesquels on épinglera la présence d’une trompettiste, Justine Miller. Le spectre de Santana plane. Coiffé d’un superbe Stetson, Tom se prend même pour Carlos. Il nous entraîne à la Nouvelle Orléans pour attaquer une reprise du "Hey now baby" de Professor Longhair. Percus et orgue servent alors de tremplin à un envol lumineux de la guitare. Largement cuivré, "Don't wanna do it" est imprimé sur un mid tempo. Lepson s’illustre encore à l’orgue. Tout comme sur le plus rythmé "Helping hand", un morceau inspiré d’un poème de Martin Luther King Jr. "In the middle of the night" véhicule des accents exotiques empruntés au reggae! Tom aborde un grand classique du Memphis blues, "Cross cut saw", une compo popularisée par le grand Albert King. Principato tente de faire revivre cette légende ! Josh Howell a abandonné ses congas et souffle classieusement dans son harmonica. "Sweet angel" est une ballade légèrement soul. Enfin, Tom achève sa prestation par "Return of the voodoo thing", une piste chargée d’intensité électrique qui rend manifestement un hommage à Jimi Hendrix.

Hormis le percussionniste Josh Howell, les musiciens qui se produisent au VIP sont différents. Et notamment la section rythmique. Le backing group est réduit. De nationalité française, Renaud Cugny se consacre aux claviers. La plaque est découpée en trois pistes, dont deux sont prélevées au dernier opus studio, "Robert Johnson told me so", un long playing gravé en 2013! La première plage est longue. Très atmosphérique, ce blues lent s’intitule "The rain came pouring down". L’orgue s’impose. Les cordes sont manifestement inspirées de David Gilmour. D’abord, parcimonieuses, elles prennent progressivement du galon. La voix baigne dans la sérénité. Le spectre du Floyd plane. Signé par l'ami David Kitchen, "If love is blind" monte en intensité rythmique. Une cover nerveuse entretenue par le piano roadhouse de Cugny. "Robert Johnson told me so" est un roots/rock cool. Une finale à l’ambiance néo-orléanaise, au cours de laquelle Josh Howell souffle dans son harmo alros que Tom se concentre sur sa slide.

 

Tom Principato

House on fire

Écrit par

Ce chanteur/guitariste vit depuis bien longtemps à Washington, DC. Il a cependant effectué ses débuts à Boston. Il y a fondé Powerhouse, pour lequel il a commis l'elpee "Nightlife". Depuis 1981, il s'est fixé à Washington. Après avoir transité par les Assassins en compagnie de Jimmy Thackery des Nighthawks, il monte sa propre formation. Il compte déjà plus de dix albums à son actif dont le premier, "Blazing Telecasters", remonte à 1984. Pour exécuter ce nouveau chapitre musical, il s'est entouré de John Perry à la basse, Joe Wells à la batterie et de Tommy Lepson aux claviers. Tom a écrit la plus grande partie de son répertoire.

Il ouvre l'opus par "Till I get what I came here for", une plage funky qu'il emmène de sa voix passablement éraillée. L'orgue est bien présent ; mais le boss, c'est Tom. D'ailleurs, sa Fender Telecaster sort déjà de sa réserve. Avant de crever l'écran sur "Done your daddy dirty". Il est vrai que cet instrumental est signé Roy Buchanon, un maître pour l'ami Tom. Il accomplit ensuite une excellente version du "Crazy mixed up world" de Willy Dixon. Soutenu par le piano versatile de son ami Kevin McKendree (NDR : un membre du backing band de Delbert McClinton), Tom signe une excellente sortie sur les cordes. Toujours dans son style ; en distillant de nombreuses notes bien senties. L'artiste joue de sa Telecaster en picking sur l'instrumental vivace "Apricot brandy". Elle vibre et crache ses notes devant l'orgue de Lepson. "Voodoo thing" nous entraîne sur les routes louisianaises. Les rythmes sont syncopés, les percussions bien mises en avant. Tom se sent comme un poisson dans l'eau. D'autant plus que ce style met bien en avant ses prouesses guitaristiques. Mr Principato est plus un instrumentiste qu'un chanteur. Brillant technicien, il est également capable de faire passer ses sentiments, ses émotions musicales, à travers de plages instrumentales. "Very blue" en est la plus belle démonstration. Un titre lent, au cours duquel il égrène ses notes une par une, avant de laisser échapper sa verve naturelle. Ses doigts aiment parcourir le manche de sa Fender. Et s'il fait preuve d'une grande maîtrise, parfois il ne peut s'empêcher de libérer quelques flots de notes. Cette plage synthétise parfaitement son énorme potentiel. L'introduction et la finale de ce morceau baignent au sein d'une douceur extrême ; et l'artiste y emporte tous nos suffrages. Il ne faudrait cependant pas enfermer Principato dans un seul style. Car s'il est avant tout un instrumentiste à la technique irréprochable, il est aussi capable de s'adapter à un spectre musical bien plus large. Et il est même brillant dans le domaine swing et jazz. A l'instar de "Break out!". Alternant notes en grappes et accords, son jeu y est finement ciselé. La plage titulaire est très élégante. La section rythmique remplit bien l'espace sonore de ce R&B ; mais la Telecaster ne sait attendre pour se mettre une nouvelle fois en évidence. Sa dextérité naturelle, il la met encore en exergue sur un autre instrumental aux climats jazzyfiants : "Shuffle - 50". Jouant sur les tonalités, alternant une fois encore notes et accords, il y laisse couler son feeling. Il commet une bonne version du classique de Dave Bartholomew, "I hear you knockin". De l'excellent travail qui lui permet d'opérer une envolée de rock'n'roll mesurée dans le rythme. Et son solo en pickin' constitue un des sommets de l'album! Il faut cependant attendre la finale, "Baptised in Muddy Water", pour vivre le premier blues lent. Nonobstant le dialogue échangé entre la guitare et l'orgue Hammond, ce fragment est un peu trop court à mon goût. Manquant probablement de coups d'éclat, " House on fire " n'est pas le meilleur album de ce musicien au talent particulier et singulier ; mais il reste de très bonne facture…

Tom Principato

Blues over the years

Écrit par

Tom est un guitariste internationalement connu pour tous les albums concoctés au sein de son band Powerhouse. Virginien, proche des Nighthawks, il est l'un des principaux acteurs de la scène de Washington. Il a fait d'ailleurs équipe en compagnie de Jimmy Thackery chez les Assassins dans les 70s. Cet opus, comme son nom l’indique, nous entraîne à la découverte de son passé. Une sélection opérée parmi ses 4 premiers albums personnels, enregistrés entre 1985 et 92. Intéressant quand on pense que les 3 premiers n'ont jamais été édités en CD.

En 85, pour "Smokin", il s’était entouré de Steve Wolf à la basse et de Robbie Magrader, à la batterie. 3 titres ont été choisis sur cet elpee. Dont la reprise de Steve Earle, "My baby she worships me", relevée par la présence de Kim Wilson à l'harmonica.

En 87, il commettait "I know what you're thinkin". Dave Palamar remplace alors Robbie Magrader. La plage titulaire est magique. Le rythme de "Try to reach you" entraînant, est traversé par le piano sautillant de Kevin McKendree et appuyé le support de Big Joe Maher. La reprise du "Congo square" de Sonny Landreth est également incluse sur cet album.

D’"In orbit", sorti en 90, on n’y retrouve qu’un seul titre, "Deep in the heart of Texas" de l'anglais Geraint Watkins, dont l’atmosphère colorée fait incontestablement très tex mex. De l’excellent "Tip of the iceberg", paru en 1982, je retiendrai surtout le superbe instrumental "Sweet little thing", coloré par l'orgue très Booker T de McKendree ; et "It all went down the drain", caractérisé par cette grande guitare qui fait face à l'orgue de Chuck Leavell et aux percussions de Gali Sanchez (Santana).

Principato a sorti début 99 un album live (" Live and kickin "), dont une partie a été pise à Gorica pour la radio nationale slovène. Suivez l'homme !