Le rire de Will Paquin

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Tom Shaka

Deep cut

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De son véritable nom Scicca, Tom Shaka est originaire du Connecticut. Agé de 55 ans, il s’est établi en Europe au cours des seventies. Il vit d’ailleurs aujourd’hui du côté de Hambourg, en Allemagne. Chanteur au timbre affûté, il se concentre essentiellement sur le blues acoustique, qu’il interprète le plus souvent en solitaire. Ses débuts discographiques remontent à 1994 ; mais ce sont les elpees "Hot ‘N spicey", un ‘live’ concocté en compagnie de Louisiana Red, et "Hit from the heart", un essai opéré en solo dès 1989 (NDR : ces disques paraîtront sur le label allemand Crosscut) qui forgeront sa carte de visite. Chez Acoustic, il avait déjà commis, "Blues blood" en 2000. En compagnie de son frère Bill. Pour la circonstance, ils avaient reçu le concours de Honeyboy Edwards et de Louisiana Red. Deux ans plus tard, il embraie par "Bless my soul", toujours en solitaire. Acoustic s’est également chargé d’une compile. Intitulée "The very best of Tom Shaka", elle réunit des extraits d’œuvres parues au cours de deux décennies ; c'est-à-dire entre 1978 et 98!

« Deep cut » marque son retour après plus de cinq ans d’absence. La solitude ne semble toujours pas le perturber pour proposer ces seize plages dont quatorze sont issues de sa plume. Tom apprécie le blues d’avant guerre. Celui de Robert Johnson, mais aussi de Charley Patton. Et il le démontre tout au long de "Gone but not forgotten" et "Rotten from the top on down". Pourtant son influence la plus palpable demeure manifestement celle de John Lee Hooker. A l’instar de "Things are changing'", le titre d’ouverture. Tom est une force de la nature. Sa stature est imposante. Sa voix puissante. Il n’a d’ailleurs pas besoin de forcer ses cordes vocales. Ce qui lui permet d’afficher une autorité naturelle. En outre, c’est un excellent guitariste. Sa voix chaude semble très proche de nous. Cette présence est manifeste tout au long de "Louisiana Gell". Elle en est même impressionnante. Il gratte ses six cordes et souffle au même moment dans son harmonica, posé sur un rack. La Louisiane est une source d’inspiration récurrente. "Swamp stomp" en est un bien bel exemple. Une certaine gravité dans la voix, il chante sur "Katrina, Katrina", les méfaits commis par le douloureux ouragan, à la cité de la Nouvelle Orléans. L'ombre de Hooker mais aussi celle de Howlin' Wolf le rattrapent sur "Mama Nature’s arms". Une plage imprimée sur un tempo boogie que n’aurait pas renié le maître! Le dialogue chant/guitare institué par John Lee Hooker ou Lightnin' Hopkins est reproduit sur "Questionnaire blues". Lors de "Danelectro man", il nous parle d’une des ses guitares préférées. Un blues lent, très classique, au cours duquel il y joue de la slide, comme un certain Muddy Waters. Shaka démontre son talent de guitariste sur deux plages instrumentales. En picking sur "Piedmont rag". Et en inoculant des vertus hispanisantes sur "Kiss of fire". "Big mouth blues" le révèle fin gratteur et talentueux harmoniciste ; et même en 'whoopin', dans l’esprit de Sonny Terry, sur "Rise up children". Artiste attachant susceptible de nous émouvoir par sa simplicité, Tom entame la fin de son parcours par "Memphis women blues" avant de nous entraîner dans son "Shaka's shack"…

 

Tom Shaka

Bless my soul

Écrit par

Sicilien d'origine, Tom Shaka est un excellent bluesman. Presque quinquagénaire, il jouit d'une énorme popularité en Allemagne, pays au sein duquel il réside le plus clair de son temps. Il y a d'ailleurs enregistré deux albums pour Crosscut : "Hit from the heart" en 90, et "Hot 'n' spicey" en 93 ; trois pour Stumble : "Blues Magic" en 97, "Timeless in blues" en 95 et "Keep on keepin' on" en 99. Il avait également commis un elpee en compagnie de son frère Bill, en 2000. Paru sur ce label Acoustic Music, il s'intitulait "Blues blood".

Tom débute sur les chapeaux de roue par un brillant "I feel so good today", une composition signée par son ami Honeyboy Edwards. Sa voix est rocailleuse et puissante. Il joue de la guitare tout en soufflant avec brio dans son harmonica posé sur le rack! Shaka a assimilé l'essentiel des plus grands : depuis Charlie Patton à Blind Lemon Jefferson, en passant par Big Joe Williams et quelques autres. C'est évident sur le "Going up to the country, paint my mailbox blue" de Taj Mahal. L'émotion pure transpire facilement de ses notes. Il le démontre tout au long de "Down & out in Amsterdam" ; un morceau au cours duquel il susurre chaleureusement son texte, hanté par Lightnin' Hopkins. Superbe! Une sensation qui se reproduit à plus d'une reprise sur ses compositions. A l'instar de l'intense "Churchhouse blues" ou encore de "War blues", sur lequel il me rappelle assez bien un de ses amis, Louisiana Red. Sa technique instrumentale est très affûtée. Elle est impressionnante tout au long de l'instrumental "Tom's boogie". Shaka reprend aussi quelques classiques bien connus tels que "Smokestack lightnin" d'Howlin' Wolf, "You gonna miss me" de Muddy Waters, le fameux "Georgia rag", de Blind Willie McTell ou encore "Sitting on top of the world" de Little Walter, qu'il interprète en s'accompagnant à la mandoline. La reprise qui me botte cependant le plus appartient à une petite partie de rock'n'roll solitaire signée Huey "Piano" Smith : "Sea Cruise". Et c'est d'une voix bien grave qu'il achève cet opus par "Keep your eyes on the road". Recommandé !