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Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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Tommy Castro

Method to my Madness

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La carrière de Tommy Castro et déjà bien remplie. Agé de 60 balais, ce Californien est un adepte du blues et du R&B. Guitariste, chanteur et compositeur, il a embrassé une carrière solo en 1991. Ce qui lui a permis de publier de nombreux albums, notamment pour Telarc et Blind Pig. En 2009, il est passé chez Alligator, pour lequel il a d’abord gravé "Hard Believer". La musique de Tommy a toujours impliqué des cuivres, et tout particulièrement grâce à son saxophoniste, Keith Crossan. Pourtant, en 2011, il monte une nouvelle formation, The Painkillers, qui se limite à une section rythmique et des claviers. Le dernier opus de cette formation, "The devil you know", remonte à 2014. Le line up réunit Castro, au chant et à la guitare, Bowen Brown (ex-John Lee Hooker Band) à la batterie, Randy McDonald à la basse et Michael Emerson aux claviers. Les sessions se sont déroulées au studio Laughing Tiger, à San Rafael. Tommy assure la production et signe dix des douze plages.

Naturellement puissante, autoritaire la voix de Castro est avant tout authentique. Elle est faite pour chanter le blues, le R&B et le rock'n'roll. Et on s’en rend compte dès l’ouverture, "Common ground". Une plage accrocheuse, imprimée sur un rythme ‘rollingstonien’, au cours de laquelle il décoche son premier solo ; et il fait mouche ! Particulièrement solide, la section rythmique balise "Shine a light". Emerson siège derrière son orgue Hammond. Largement amplifiée, la slide de Castro nous réserve un petit bijou de solo, dans un climat plutôt swamp. Le titre maître est sculpté dans du pur r&b, proche du southern soul de chez Stax. Et si la rythmique est virale, il n’y a pas de cuivres… Les sonorités de l’orgue sont intenses et chaleureuses tout au long de "Died and gone to heaven", une ballade soul lente, que chante divinement Tommy, dans un registre proche d'Otis Redding voire de Wilson Pickett. Un style tout en feeling, taillé sur mesure pour l'artiste ! Parfois, la puissance vocale de Castro me fait penser à celle de John Fogerty. D’ailleurs, l’effet est similaire. "Got a lot" en est certainement une belle illustration. L'intro à la guitare dispensé sur "No such luck" est remarquable ; un blues savoureux réminiscent du Fleetwood Mac de Peter Green. Rien que du bonheur ! Parfois ces cordes lorgnent, comme par magie, vers Carlos Santana. Ou elle entrent en effervescence ; à l’instar du blues musclé "Two hearts". La voix s’avère souveraine tout au long d’"I'm qualified", un morceau écrit par l'équipe de Muscle Shoals. Soutenu par la basse funkysante de McDonald, il se distingue par cette grande liberté accordée à l’orgue. A l’écoute de "Ride", on ne peut s’empêcher de penser à Ray Manzarek des Doors ; et tout particulièrement sur l’album "L.A. Woman". A cause de ce piano électrique aventureux qui trame une véritable texture sonore hypnotique. Castro et Joe Louis Walker cosignent "Lose lose", un blues lent aux accents dramatiques. Et le dialogue entre la voix et les cordes constituent un véritablement enchantement. La perfection ! Les fûts de Bowen Brown servent de rampe de lancement au leader sur "All about the cash", une solide pièce de swamp funk. Propulsé vers les sommets, Tommy se réserve alors une sortie aussi intrépide qu’inventive. D’excellente facture, cet opus s’achève par un reprise du "Bad luck" de BB King, un blues d’une grande pureté découpé dans des cordes de guitare immaculées…

 

Tommy Castro

The devil you know

Écrit par

Tommy Castro est devenu une référence incontournable dans l’univers du blues et du R&B. Ce chanteur/guitariste californien accomplit une carrière exemplaire depuis une bonne vingtaine d'années. Il est surtout plébiscité pour ses aptitudes vocales. Une voix soul, qu’il puise dans le southern soul de Memphis. Il a même été comparé à Otis Redding. Il compte déjà plus d'une douzaine d'albums à son actif, dont six ont été publiés par le label californien Blind Pig. En 2009, il signe chez Alligator. Il lui réserve "Hard believer", la même année. Il aura fallu attendre un break de cinq années pour saluer son 2ème opus qui sort sur le label chicagoan. Il ne faut cependant pas oublier qu’en 2011 il avait gravé "Tommy Castro presents : Legendary R&B Revue Live!".

Les sessions d’enregistrement de « The devil you know » se sont déroulées en Californie, à Sausalito et San Rafael. Il a reçu le concours de son backing band, qu’il drive depuis 2012, les Pain Killers ; en l’occurrence le bassiste Randy McDonald, le drummer Byron Cage et le claviériste James Pace (un ex-Ana Popovic Band). Il a également bénéficié de la participation de nombreux et prestigieux invités. Le tracklisting est découpé en 13 pistes, soit neuf compositions personnelles et quatre reprises.

Une armée de guitares attaque "The devil you know", une plage qui macère dans le Mississippi blues. La voix de Tommy est puissante et savoureuse. Saturée, sa six cordes talonne le chant! L'orgue de Jim Pugh ouvre "Second mind", un morceau caractérisé par ses débordements de percussions syncopées. Les Pain Killers soignent ce funk participatif tandis que les cordes deviennent audacieuses. "I'm tired" est une des meilleures compositions issues de la plume de Chris Youlden, remarquable vocaliste qui a sévi chez Savoy Brown de 1967 à 1970. Castro chante d’ailleurs dans un registre assez proche. Ce titre figurait sur l'elpee "A step further, paru en 1969. Et c'est Joe Bonamassa qui reprend sans complexe le rôle de Kim Simmonds. La nouvelle version n’est guère surprenante, mais elle est bien restituée. Plutôt exploratoire, "Center of attention" consomme du R&B qui rocke. "The whale have swallowed me" est un blues composé par JB Lenoir. La cover ne manque pas de charme. La slide part en dérapage contrôlé. Tasha Taylor (NDR : c’est la fille de feu Johnnie Taylor, un chanteur et acteur texan qui a l’instar d’Isaac Hayes et The Staple Singers a marqué l’histoire de la scène Stax) lui donne la réplique vocale. Pour aborder le puissant "When I cross the Mississippi", Tommy est épaulé par le chanteur/guitariste Tab Benoit, le gratteur Mark Karan et l’organiste Mike Finnigan. Castro adapte le "Mojo Hannah" d'Andre Williams, à la sauce louisianaise. Pour la circonstance, il a reçu le concours d’une invitée de charme, en l’occurrence Marcia Ball qui se consacre au piano et au chant. Pace siège derrière l'orgue Hammond, les Homes Brothers assurent les backing vocaux et Magic Dick (J. Geils Band) souffle dans son harmo, tout au long de "Two steps forward", un blues traditionnel, largement amplifié, au cours duquel le rythme s'emballe dans un gospel nerveux. Malgré la présence de cette ribambelle de ‘guests’, Tommy parvient à tirer son épingle du jeu sur ses cordes. Et c’est une véritable prouesse. Sur "She wanted to give it to me", ses interventions se révèlent même bien plus agressives que de coutume. La voix de Castro est vraiment impressionnante tout au long de "Keep on smilin'", un superbe R&B signé Wet Willie. C’est également la meilleure plage de l’opus. Tommy ne relâche pas l'étreinte. Il entame un duel vocal face à la ravissante Samantha Fish, tout au long "Medicine woman", une piste dont le cadre est balisé par les ivoires de Pace! Le long playing bénéficie de deux bonus tracks. Les deux titres parus en single. Soit les dansants "That's all I got" et "Greedy". Un excellent album!

 

Tommy Castro

Presents the Legendary Rhythm & Blues Revue

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De nombreuses croisières sont organisées dans les mers chaudes et bleues de l'Atlantique, pour y inviter des bluesmen souvent notoires, dans le cadre des célèbres "Legendary Rhythm & Blues Cruises". Tommy Castro et son band au grand complet ont embarqué en octobre 2010. Et ce sont leurs prestations enregistrées à bord qui constituent l'épine dorsale de cet album (quatre plages). Le tracklisting est complété par d'autres sessions issues de 2010 et opérées dans les mêmes conditions (Michael Burks, Joe Louis Walker, Rick Estrin, Trampled Under Foot, Janiva Magness, Theodis Ealey et Debbie Davies) ainsi que de Castro, toujours lors d’une croisière, immortalisées en février 2011. Et la production a été assurée par Castro et Bruce Iglauer, le patron d'Alligator!

Tommy Castro et son groupe ouvrent les hostilités par "Wake up call", un R&B qui invite les passagers à rejoindre la piste de danse. Percutante, la voix est parfaitement adaptée à ce type de répertoire. Tommy se libère très vite sur ses cordes avant de céder le relais successivement au saxophone de Keith Crossan, à la trompette de Tom Poole et au piano de Tony Stead. Et chaque soliste participe à la fête. "Gotta serve somebody" persévère dans un même style. Insatiable, Castro est impressionnant sur les cordes. Changement de tempo pour "Voodoo spell", une compo bouleversante signée et interprétée par Michael Burks. Le géant d'ébène y injecte toute sa sensibilité à la six cordes. Joe Louis Walker adopte un profil funky sur "It's a shame". Sister Monica Parker chante son "Never say never", un blues lent, chargé de feeling, pour lequel elle est soutenue par le Tommy Castro Band. Rich Estrin, c’est le chanteur harmoniciste des Nightcats. Le leader aussi. Il a emmené son gratteur Chris ‘Kid’ Andersen, dans ses bagages. Ils sont responsables du funkysant "My next ex-wife". 

En deuxième partie, la part belle est faite aux artistes féminines. Et elles ne manquent pas de talent. Tout d'abord, un trio familial qui répond au patronyme de Trampled Under Foot (TUF). Danielle Schnebelen chante autoritairement, mais avec classe "Fog" devant ses frères, Nick aux cordes et Chris aux baguettes. La féline Janiva Magness se réserve le micro pour "Think", une compo écrite par Lowman Pauling en 1957 pour ses 5 Royales, mais reprise ensuite, notamment par James Brown et Taj Mahal. Enfin, Miss Debbie Davies, libère toute sa passion sur sa guitare, lors d’un superbe blues intitulé "All I found". Tommy Castro se réserve encore deux titres exécutés lors de lors de la Back Oak Cruise", en février dernier, "Painkiller" (plage éponyme de son album, paru en 2007), sans aucun doute le sommet de cet opus, et le long "Serves me right to suffer" de Percy Mayfield, une piste amorcée en blues lent, avant de glisser vers le boogie participatif. Une excellente revue! 

 

Tommy Castro

The essential

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Doué d'une une voix faite pour chanter le R&B, et pas du tout manchot à la guitare, Castro compte un public fidèle. Au cours des dernières années, ce citoyen de San Francisco a franchi de nombreuses étapes. Il n'a pas ménagé sa peine et est apparu sur les scènes de tous les continents. Il comptait déjà quatre albums sur Blind Pig : "Exception to the rule", en 96, "Can't keep a good man down", en 97, "Right as rain", en 99 et le "Live at the Fillmore", en 2000. Indispensable à ceux qui ne possèderaient pas encore un Castro dans leur home, cette collection puise au sein des 3 albums studio. D'autant plus que le prix de cet album est modique et propose en CDRom une vidéo live.

Le disque démarre à un train d'enfer par "Can't keep a good man down" et "Exception to the rule". La voix est réellement superbe et les motifs de guitare très riches. "Lucky in love" évolue sur un riff que Mr Keith Richard aurait pu pondre en personne. Les deux titres live sont des inédits. De la dynamite ! Deux rocks, dont une version époustouflante de "The girl can't help it", qui met en exergue le piano de John Turk et le sax furieux de Keith Crossan ; ainsi que "Nobody loves me like my baby" (NDR : reproduite également sur la vidéo), au cours duquel Jimmy Pugh au piano se montre très en verve. Tommy sort les plans bien connus de Chuck Berry. Au chant, Castro sort son épingle du jeu sur les plages Memphis R&B qui pourraient aisément figurer dans le catalogue Stax. A l'instar du lent "Just a man", du funky "Nasty habits" lardé de riffs à la Albert King, et du nerveux "Sho' enough". Et n'oublions pas la plage la plus blues, l'instrumental "Hycodan". Vous savez ce qui vous reste à faire!