Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

logo_musiczine

L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (5 Items)

Tortoise

Beacons of Ancestorship

Écrit par

Quoique considéré comme un des fondateurs du mouvement post-rock américain, Tortoise pratique une musique plus proche du prog et du krautrock que des autres formations auxquelles les médias font référence, quand on parle du style. Pensez à Mogwai ou à Godspeed You! Black Emperor, par exemple. En fait, la musique de cet ensemble chicagolais puise également son inspiration dans le jazz, le dub et la musique électronique. Et c’est cet ensemble de références qui la rend post-rock.

Doug McCombs et Johan McEntire sont les fers de lance de la formation. Ce dernier est même devenu un ingénieur du son particulièrement notoire. Les deux personnages multiplient également les projets et les collaborations. Et cycliquement reviennent vers Tortoise. Ainsi, leur dernier opus, « It's All Around You » remontait déjà à 2004. Si à leurs débuts, j’estimais leur démarche fort intéressante (NDR : pensez à l’elpee éponyme paru en 1994 et « Millions Now Living Will Never Die », deux ans plus tard), leurs élucubrations sonores s’égarent de plus en plus vers un math/prog que le mouvement punk aurait pris un malin plaisir à trucider, s’il était né à la fin des 70’s. Help Johnny Rotten !

Tortoise & Bonnie Prince Billy

The Brave and The Bold

Quand on connaît la discographie respective de Will Oldham et des têtes chercheuses de Tortoise, forcément l’on salivait à l’annonce d’un disque composé en commun, même s’il s’agit de reprises. D’un côté l’un des apôtres de la scène néo-country, ex-fomenteur des divins Palace, de l’autre les parrains du post-rock, réunis pour la première fois sur un disque qui se devait d’être explosif… Mais au final, « The Brave and The Bold » se révèle décevant : alors qu’on s’attendait à un clash de titans, le résultat pèche par auto-complaisance. Où se terre donc la folie créatrice qui suinte tant des albums de Tortoise et de Bonnie ‘Prince’ Billy, qu’en est-il de l’ingéniosité qui parcoure l’essentiel de leur œuvre ? Une telle collaboration aurait dû enfanter d’un grand disque : à la place on s’ennuie à l’écoute de ces gentilles covers, jouées sans vigueur et sans chambardement. Seul le « Daniel » d’Elton John connaît un traitement atypique, tout en boucles et guitares diffractées… Pour le reste, c’est un bide (Devo, Richard Thompson, Minutemen, Melanie, Bruce Springsteen, Lungfish, Don Williams, Milton Nascimento, Quix*o*tic) : un comble pour Tortoise et Will Oldham, d’habitude plus fureteurs que glandeurs. Le début de la fin ?

Tortoise

It´s All Around You

Tortoise, sans doute le groupe américain à qui on peut reprocher d’avoir lancé (grosso modo) la vague post-rock il y a plus de dix ans. Avec le temps, difficile de se souvenir du bien-fondé de cette étiquette : post-rock ? Du recyclage en règle d’une certaine tendance jazz et kraut-rock (Can, Weather Report,…), voire la version pédante d’un rock progressif qui fit le malheur des coiffeurs dans les années 70. En 2004, que reste-t-il de Tortoise, cité à tort et à travers depuis ce jour béni (sic) où dans leur cave John McEntire et ses potes ont eu la bonne idée de s’essayer au vibraphone ? Pas grand-chose. Du moins c’est ce qu’on croyait après le pénible « Standards », sorti il y a quatre ans sur Warp et qui voyait Tortoise s’enliser dans une bien piètre caricature : la sienne (du post-post modernisme ?). D’où cette résolution pour l’année nouvelle : revenir à quelque chose de moins ambitieux mais de plus excitant, bref éviter l’esbroufe techn(olog)ique et parier cette fois sur l’humain, le plus terrestre. Sur cette nouveauté : des voix (certes passées au crible synthétique), sur le très beau « The Lithium Stiffs »… Tortoise prouve ainsi qu’il lui est encore possible d’un peu renouveler sa palette sonore : épicé par ses riffs bourdonnants et sa batterie qui vitupère, « Salt the Skies », le titre de clôture, sonne même franchement (post-) rock’n’roll. Mais que les fans se rassurent : « It’s All Around You » est du Tortoise pur jus, infusé par ce bon vieux vibraphone (les typiques « Stretch » et « On The Chin ») et ces subtiles collisions sonores, moins surprenantes qu’il y a dix ans, mais toujours un poil au-dessus de la mêlée.

Tortoise

T.N.T.

Lors de la sortie du deuxième album de Tortoise, on avait beaucoup parlé du krautrock et de la Canterbury School. Entre autres de Can, Neu, Faust ainsi que de Caravan. Un concept underground, ambient, que la formation de Chicago avait réussi à recycler par le recours à la technologie moderne, mais également en y incorporant à la fois des tas d'éléments musicaux contemporains, tels que la trip hop, le minimalisme, le dub, le funk ; et traditionnels comme le jazz, la pop et le rock. Tout ceci, en privilégiant l’instrumentation basique. Sur " T.N.T., la bande à John Mc Entire est parvenue à développer ses expérimentations instrumentales. Par l’apport de sections à cordes, à cuivres et à vent. Par une exploration de la bande sonore cinématographique, comme sur le tango ‘morriconesque’ " I sent my face to the hillside ". Et puis, par le souci constant de maintenir l’attention dans un climat hypnotique, presque relaxant, en jouant sur les vibrations des sonorités et la richesse rythmique. Les ombres de Robert Wyatt et de Hatfield & The North sont mêmes omniprésentes sur " Swung from the gutters " et " Jetty ", deux des meilleures compositions de l’opus. Avec un disque pareil, faudra se rendre à l’évidence, le prog rock vient de se refaire une santé…

 

Tortoise

Millions now living will never die

Tout comme Stereolab, Tortoise avoue avoir été influencé par le krautrock de Neu, Can et Kraftwerk. Ce qui explique sans doute pourquoi, John McEntire, drummer et ingénieur du son du quintet yankee (Chicago), vient de produire le nouvel opus de Stereolab, "Emperor tomato ketchup". Kraftwerk tout d'abord. Car dès le morceau d'ouverture, "Djed", on a l'impression que le groupe cherche une projection dans le futur, une "Autobahn" pour le XXIème siècle... Malgré la multitude d'instruments et de gadgets électroniques utilisés - basses (parfois quatre!), xylophone, harmonium, marimba, piano électrique, percussions africaines, boîtes à rythmes flippants ou bourdonnants, synthés (archaïques et contemporains), samples, collages, guitare (sans doute!), etc. - la musique se révèle intimiste, paisible, hypnotique, rampante et bien sûr complexe. Tortoise nous propose à travers ce "Millions now living will never die", une excursion subliment léthargique dans le rock, le dub, le trip hop, l'avant techno, le jazz moderne (Miles Davis?), la lo-fi (Swell?), la muzak (Brian Eno), l'art techno (Mouse on Mars), la bande sonore cinématographique (Ennio Morricone), ... dans une multitude de styles quoi ! Un périple dans la romance frêle, imaginaire de l'underground américain. Un fameux pas en avant dans l'art du recyclage que les médias ont déjà taxé de post rock avant-gardiste. Pourquoi pas?