L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

logo_musiczine

La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (5 Items)

Trans Am

Thing (2)

Écrit par

Plus de 15 ans d’existence pour ce trio américain dont le post rock commence tout doucement à attraper un coup de vieux. Aussi, Trans Am a tenté de renouveler son fonds de commerce. Comment ? En inoculant de l’électro dans sa solution sonore. Les aficionados semblent ne pas trop apprécier la démarche. A contrario, les amateurs d’expérimentations électroniques estiment cette nouvelle orientation musicale plus contemporaine. De là à crier au génie…

Après avoir écouté cet opus, je dois avouer ne pas trop savoir sur quel pied danser. J’avoue même que cet elpee me laisse perplexe. Le trio du Maryland semble avoir élargi son champ d’influences. Qu’il a étendu au krautrock (Can, Neu, Kraftwerk, etc.) ; donc aussi bien organiques que synthétiques. Et même à l’ambient/indus (NDR : pensez à Jean-Michel Jarre). Mais en réalité, Trans Am n’est vraiment plus dans l’air du temps. Et cet horrible vocodeur qui envahit « Black Matter » en est une cruelle illustration. Tout comme « The Silent Star », dont les roulements intempestifs de drums et les bruitages synthétiques permanents, n’ont qu’une seule issue : la tête grosse comme une pastèque ! Ou encore cet « Intersellar Drift », fruit d’une rencontre avortée entre Mark Knopfler et Maserati.

Bien sûr, tout n’est pas à jeter. D’ailleurs l’elpee recèle quelques petites perles telles que « Black Matter » ou encore l’excellent « Arcadia », dont le beat colle maladivement à votre cortex ! Mais bon, le résultat est quand même insuffisant au vu du potentiel d’un tel combo, encore trop englué dans son post rock gonflé aux claviers vintage… 

 

Trans Am

Thing (1)

Écrit par

‘C’est toujours pareil. Trans Am était là avant (…) Il est tellement incroyable d’être toujours en activité, 15 ans plus tard. Mais, rien n’a vraiment changé sur ce disque’. Ce sont les déclarations du groupe issu de Bethesda (Maryland), à l’issue de la sortie de leur nouvel opus.  Trois années après avoir publié « Sex Change », Nathan Means, Philip Manley et Sebastian Thomson sont de retour. Leur style ? Toujours aussi anticonformiste. Faut dire que depuis le début des années 90, les Américains pratiquent un cocktail de post/math/kraut/etc./rock singulier. Leur MySpace nous éclaire quelque peu sur cet etc., puisqu’il mentionne d’autres critères référentiels, comme le funk, le metal et la pop germanique. Tout un programme !!!

Cet album a failli ne jamais paraître. Et pour cause, il était destiné à la B.O. d’un film qui n’a jamais vu le jour. Pas de révolution chez « Thing ». Les rythmiques sont toujours aussi précises et véloces. Elles constituent d’ailleurs la marque de fabrique de Trans Am. Synthés bien présents ainsi que cordes de guitares sauvages et tonitruantes, complètent le décor sonore, caractérisé par une maîtrise instrumentale impressionnante. Mais c’est lorsque le climat se fait menaçant que le combo devient le plus performant. A l’instar de l’excellent « Black Matter ». Ou du morceau, final « Space Duck ». Car sur les autres plages, le suspense est tellement tiré en longueur, qu’il finit par ne plus produire le moindre effet. A conseiller exclusivement aux inconditionnels.

En concert ce 8 mai à Bruxelles, dans le cadre des Nuits Botanique.

Trans Am

TA

Écrit par

Trop rapidement collée à Trans Am dans le milieu des 90', l'étiquette ‘post rock’ n'a jamais été justifiée. Actif depuis maintenant près de 10 ans, le trio rock-électronique marque encore aujourd'hui le pas, en creusant davantage le fossé qui le sépare de ses petits compagnons de label (Tortoise pour ne citer qu'eux). Ce qui saute tout d'abord aux oreilles, c'est le vocal. En effet, Trans Am a abandonné l'instrumental pur, pour laisser une place au chant. Excepté quelques rares incursions dans le passé, électroniques pour la plupart, la prépondérance d'un chant organique devient ici frappante, essentielle. Le groupe a clairement modifié sa manière de composer. Et pour quels registres ? Et bien, à l'image de la musique, un peu dans tous les sens. Et passé l'étonnement de la première écoute, on découvre une certaine cohérence et, avouons le, éprouvons un certain bonheur. La voix est robotique (quand même), soul, à la limite pop, mais sans jamais renier les origines qui baignent au cœur d'un certain esprit punk biberonné à la new wave. Sans oublier cette ironie et ce second degré si particulier. En nous fourguant certainement un de ses albums les plus risqués, Trans Am devrait donc logiquement réussir à se séparer définitivement du mouvement cité en première ligne : celui où les fans pourraient crier ‘vendus’. Glorieux et kitsch !

 

Trans Am

The surveillance

On savait le trio de Washington DC plutôt contaminé par le prog rock de King Crimson circa " Lark’s tongue in aspic " et le krautrock de Neu ou de Can. Mais on n’imaginait pas que Trans Am était aussi branché sur la technologie moderne. C’est chose faite avec " The surveillance ". Une démarche, sans doute inspirée par Ui et Tortoise, qui aurait pu donner un bon résultat. Malheureusement, les expérimentations électroniques n’atteignent jamais le niveau atteint par ses condisciples avant-gardistes. A la limite, manœuvrent dans un espace sub Krafwerk réduit à sa plus simple expression. Pas vraiment de quoi nécessiter une surveillance ( !) permanente…

 

Trans Am

Trans Am

A première vue, cette formation yankee recycle tout ce qui lui tombe dans l'oreille. Sans a priori. Aussi bien le popcore, le prog rock, le krautrock, le boogie, le synthé pop, le psychédélisme, le garage que la musique industrielle. En ce qui concerne le hip hop, le dub, le rythm 'n blues et le funk, le traitement est cependant double. Puisque avant de retravailler cette matière première, elle est totalement blanchie. C'est à dire expurgée de ses caractéristiques ethniques. Au bout de la chaîne la solution épurée est confrontée aux éléments basiques de la guitare et de la basse. Un résultat surprenant, expérimental pour un album exclusivement instrumental que les éminents spécialistes situent quelque part entre Ui et Run On. Mais lorsqu'on sait que ce mini album a été concocté dans les studios de Tortoise, on comprend mieux pourquoi cette musique appartient au mouvement post rock. Faust et Can auraient-ils trouvé en Trans Am un héritier naturel?