Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Turin Brakes

Outbursts

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Duo originaire de Londres, Turin Brakes avait cassé la baraque en 2001, suite à la publication d’un premier essai tout en finesse. « The Optimist LP », salué par la critique, mettait en avant la prédisposition de Gale Paridjanian et Olly Knights à engendrer des mélodies instinctives et limpides qui se consomment d’une traite. Boosté par les hits « Average Man » et « Painkiller », « Ether Song » (2003), le second recueil suit une même ligne de conduite. Mais l’adage jamais deux sans trois ne se reproduit pas chez le duo coupable, en 2005, de la confection d’un « JackInABox » en dents de scie. Et pour cause, Turin Brakes a abandonné la pop acoustique spontanée à laquelle il avait habitué son public, pour embrasser des sonorités plus policées et donc plus radiophoniques. Equivalent sonore du chou blanc, les ambitions de « Dark On Fire », le quatrième labeur des Londoniens, va se charger d’achever les troubadours primesautiers.

Turin Brakes n’est effectivement pas une formation dont on attend la révolution ou la redéfinition d’un genre. « Outbursts », le cadet discographique, constitue donc une assez bonne surprise, puisqu’elle ramène enfin le duo à ses premiers amours. Knights et Paridjanian délivrent une œuvre bien léchée, sans prétentions inaccessibles. Le disque démarre d’ailleurs sur un « Sea Change » inspiré, accrocheur et percutant. Et ce, sans user d’aucune instrumentalisation accessoire. D’autres titres, comme « Paper Heart », « Never Stops », « Embryos » ou « Apocolips » atteignent leur cible sans le moindre effort. S’il ne subsistait pas un côté urgent et tourmenté dans les écrits des deux hommes, on pourrait sans aucun doute parler d’un Kings Of Convenience à la sauce anglaise. « Outbursts » réintègre Turin Brakes au sein de la grande famille des formations discrètes mais diablement efficaces.

 

Turin Brakes

JackInABox

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C’était en été 2001 : un joint partagé avec le colocataire d’une amie dans une piaule miteuse d’une bicoque typique de Bristol. En fond sonore, de gracieuses berceuses acoustiques venaient se mélanger aux effluves toxiques. Certains moments restent ainsi gravés au plus profond de notre mémoire. Le fond sonore en question, c’était « The Optimist Lp », le premier album de Turin Brakes. C’était une sympathique petite claque. Depuis, ce duo britannique nous intrigue. En 2003, la guitare s’est frayée quelques incursions en territoire acoustique pour un deuxième disque (« Ether Song ») pour le moins décevant. Aujourd’hui, Turin Brakes semble avoir opté pour un compromis de bon aloi. Leur nouveau né, baptisé « JackInAbox », creuse la veine entamée sur « The Ether Song » mais de façon plus subtile et maîtrisée. Aussi, chaque chanson ondule habilement entre violence romantique et douceur nostalgique. « They can’t buy the sunshine » lance ce troisième exercice de style vers de nouveaux desseins folk-rock. Le vibrato D’Ollie Knights mêle délicatesses et écorchures sur le thème de prédilection de ces messieurs : l’amour. Oui, Turin Brakes chante l’amour et le désespoir, l’amertume et l’espoir. « Peu à peu, tout doucement, je suis infecté de ton amour », déplore Knights de son timbre langoureux (« Forever »). Esseulés, orphelins de leur accompagnateur mélodique, ces mots sonnent creux, gouttes d’eau de rose épanchées sur une feuille blanche. Mais sur disque, les billets doux de Turin Brakes prennent de l’altitude et se permettent de jeter un regard de dédain sur les mièvreries romantiques de leurs contemporains. Le duo signe également un des premiers tubes disco-folk de ce siècle par l’entremise du très réjouissant « Asleep with the fireflies ». Turin Brakes continue de construire le pont imaginaire qui les sépare encore de ses maîtres. Bref, chez certains, les travaux de voieries avancent plus vite qu’ailleurs…

Turin Brakes

Ether song

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En 2001, ce duo issu de Bolton commettait " The optimist ", un premier album dont la critique avait été excellente. Et dont le style avait été crédité de néo-acoustique. En choisissant Tony Hoffer (Beck, Air, Supergrass) pour produire " Ether song ", Turin Brakes a voulu se débarrasser de cette étiquette. Enfin, pas totalement, car la trame de la plupart des chansons est identique à celle du précédent opus. Mais, énorme changement, ces chansons ont été délicatement enrobées de multiples arrangements, d'ondoiements digitaux, de cordes, de claviers, de grosses guitares et même de slide. On a même droit à du mellotron sur " Falling down " et du piano électrique jazzyfiant tout au long de la berceuse " Full of stars ", une composition douce, cool, presque nightclubbienne. Pourtant, les fragments les plus électriques (NDR : et aussi les plus décapantes) n'apparaissent qu'en fin d'elpee. Abordés dans l'esprit de Radiohead, l'intense " Little brother " est cependant écorché par une slide ; alors que les 7'48 du morceau caché observent une structure en crescendo, un peu comme chez Mogwai. Olly Knights emprunte aussi parfois le timbre de Thom Yorke. Surtout sons falsetto. Mais il est beaucoup plus versatile et se conjugue régulièrement avec le backing vocal de Gale Paridjanian. En outre, ses inflexions sont beaucoup plus amples. Parfois réminiscentes de Marc Bolan. C'est une certitude sur le glam " Self help ". L'opus recèle bien sûr les deux singles : " Long distance " et " Pain killer (summer rain) ", un track contagieux qui a même mis un doigt dans la prog.